lundi 26 janvier 2009

Matérialisme : Jean Bricmont est un demi-materialiste, demi charlatan.


par Yanick Toutain
26/01/2009
16:50




Jean Bricmont est un demi matérialiste, demi charlatan.
Il est un demi matérialiste malpoli : il ne se donne même pas la peine, quand on lui écrit, de répondre par simple accusé de réception. Je n'eus jamais de réponse à mes six lettres d'octobre 2005.
Jean Bricmont invoque Lénine tout en fricotant avec l'adversaire.
Il invoquait Lénine mais insultait tous les matérialistes.
Nous sommes des naïfs attachés à une croyance naïve en un "atomisme naïf".
Il ose écrire cela - en juillet 2006 - sur le site de l'AFIS.
Car Jean Bricmont, lui, n'est pas un naïf.
Il est juste un cynique hypocrite cajolant l'ennemi.
"D’Espagnat a raison de souligner que le rejet des idées de Bell est sans doute motivé psychologiquement par un attachement à un atomisme naïf (si une forme d’action à distance existe, on ne peut plus décomposer le monde en éléments rigoureusement séparés les uns des autres), mais quelle portée philosophique cette observation psychologique peut-elle bien avoir ? Il y a belle lurette que des matérialistes un peu sophistiqués ont abandonné l’idée que la réalité doit être comprise en termes intuitivement clairs."
Mais les naïfs crachent sur Jean Bricmont et ses insultes.
Nos atomos sont ceux de Democritos, de Puthagoras, de Titus Lucretius, ceux des matérialistes de l'Antiquité.
Nos atomos sont les briques ultimes de la matière.
Ils sont "naïfs", pense l'imbécile Bricmont, tout en faisant des ronds de jambe à son "ami" réactionnaire d'Espagnat.
Nous avons un « attachement à un atomisme naïf ».
On peut se demander à quoi Bricmont est attaché ?
Effectivement, nous avons la certitude que la brique ultime de la matière est l'atomos. Nous avons la certitude qu'ils sont incassables.
C'est leur définition.
Nous sommes des « naïfs ».
Nos atomos - incassables - sont les briques des photons.
Les photons sont donc formés d'atomos.
Il y a donc un nombre entier d'atomos à l'intérieur d'un photon rouge.
Ce nombre est un nombre entier qui est probablement la moitié du nombre d'atomos qui composent un photon violet.
Il est probable que l'énergie d'un photon est proportionnelle au nombre d'atomos qui sont ses briques.
Il est probable que la longueur d'onde d'un photon soit inversement proportionnelle à ce nombre de briques.
Cette théorie de l'atomos= brique ultime est pour le grand génie Bricmont de l'« atomisme naïf».
Il est vrai que Newton, cet autre « naïf », considérait le photon comme cette brique de la matière.
Newton est pour le grand génie Bricmont un « atomiste naïf ».
Lui, Bricmont, est " sophistiqué". Un peu. Lui, Jean Bricmont, est un « matérialiste un peu sophistiqué ».
Nous, nous sommes pas de gros lourdeaux, à demi naïfs, à demi crétins.
Nous ne sommes pas, comme les professeurs de l'université catholique de Louvain, des gens «sophistiqués ».
Les gens sophistiqués, depuis belle lurette, « ont abandonné l’idée que la réalité doit être comprise en termes intuitivement clairs ».
Jean Bricmont, chef de file des gens sophistiqués, a renoncé à cette idée « naïve ».
Il est vrai que pour justifier des gros salaires, tous les charlatans de l'univers ont toujours eu cette particularité de renoncer aux explications faites «en termes intuitivement clairs ».
Le charabia du charlatan Lacan est un modèle du genre. Les gens sophistiqués apprécient particulièrement d'appartenir à l'élite de ceux qui comprennent pareil charabia - ou du moins qui sont capables de feindre y comprendre quelque chose.
Bricmont, en physique, est partisan de la même technique.
Il ne faut pas que la physique puisse être comprise par les enfants du primaire.
Le résultat est que ces abrutis n'ont toujours pas compris comment fonctionne la gravitation.
Il ne faut pas, pour ces corrompus par le capitalisme, que de simples chocs puissent décrire « en termes intuitivement clairs » comment les photons font dévier la course des planètes, dans leurs zigzags autour du Soleil avançant à une vitesse bien supérieure à 1 000 000 de kilomètres à l'heure.
Il ne faut pas, pour ces petits laquais idéologiques de la bourgeoisie, que la gravitation puisse être si simple à comprendre par les enfants.
Ces abrutis n'ont toujours pas compris que le rayon² qui apparaît dans l'équation d'Isaac Newton s'explique simplement parce que les photons quittent le Soleil en se répartissant dans l'espace comme sur la surface d'une sphère.
Nous recevons 1 367 watts sur chaque mètre carré qu'il suffit de multiplier par 1,5 fois 10 puissance 11 (mètres) , en élevant ce nombre au carré.
Les imbéciles du genre de Bricmont n'ont toujours pas compris cela.
Ils sont trop occupés à faire des risettes à tous les réactionnaires.
Il n'existe aucune action à distance. Seuls les imbéciles demeurés peuvent croire à pareille stupidité.
La gravitation exercée par le Soleil sur la Terre met 500 secondes (8 minutes) à nous parvenir.
Les quelques millimètres dont est deviée, à chaque seconde, la course de la Terre, sont le résultat du choc exercé par chacun des photons composants ces 1367 joules qui viennent heurter notre planète et son atmosphère.
Quant à la façon dont Bricmont cherche à diminuer Newton en en faisant l'apôtre de l'action à distance, c'est, une fois de plus, nous donner la preuve de son ignorance crasse : Newton s'interrogeait sur le fait de que la gravitation soit comparable au choc du vent dans les ailes des moulins.
Belle action à distance !
Il faut savoir que Newton proclamait s'en tenir aux faits sans "feindre d'hypothèses" - Isaac Newton retarda la publication de ses découvertes pendant 20 ans à cause de ces crétins. Les Principia ne furent publiés que lorsque il eut la certitude de pouvoir remporter la victoire et écraser intellectuellement ces bandes de crétins sans avoir besoin de supporter leur minables petites querelles d'arrière-garde.
Nous n'en sommes pas encore là et des abrutis comme d'Espagnat et Bricmont tiennent encore le haut du pavé.
Le premier joue son rôle de réactionnaire, le deuxième joue son rôle de faux rebelle parlant du matérialisme de la façon dont Scheideman et Noske parlaient du socialisme.
Ce n'est pas Rosa Luxembourg, c'est l'intelligence, le progrès, la lucidité, la science, que Jean Bricmont et la bande Syllepse assassinent tous les jours.
Ils sèment la confusion et la pagaille dans les esprits naïfs qui commettraient l'erreur - comme je le fis autrefois - de les considérer comme des gens honnêtes.
Cependant quand il écrit :
"D’un point de vue empiriste, le matérialisme a incontestablement joué un rôle historique important dans le combat contre le dogmatisme religieux et la métaphysique, mais il doit éviter de se muer à son tour en une forme d’apriorisme, en imposant des contraintes arbitraires à la recherche de vérités empiriques sur le monde. "
... Jean Bricmont enlève son masque.
En effet ce qu'il appelle "apriorisme", c'est tout simplement la nature même du matérialisme. Il n'a besoin d'aucune preuve. Quant aux "contraintes arbitraires à la recherche de vérités empiriques sur le monde." qui dérangent tellement l'hypocrite, elles n'ont d'arbitraire que l'existence arbitraire de l'univers lui-même .
Ce genre de plainte, de réclamation contre les "contraintes arbitraires ", sont les sempiternelles pleurnicheries des renégats qui protestent contre les "contraintes arbitraires" du marxisme, les "contraintes arbitraires" de la science, les "contraintes arbitraires" du monde tel qu"il existe.
La "recherche de vérités empiriques sur le monde" est précisément le drapeau des charlatans de l'acabit des Albert Einstein et de tous ces farceurs qui nient le fait que faire de la science c'est tout simplement comprendre les relations causales de l'Univers, qu'il soit observé ou non.
Le crétin Einstein croyait inventer librement des idées. Il croyait qu'on faisait de la science de la façon qu'on écrit une chanson ou une pièce de théâtre.
Cet imbécile croyait qu'il était possible d'être l'auteur de "lois scientifiques". *
Il n'avait pas compris que la science se contentait d'être l'accumulation de grilles logiques reflétant la réalité elle-même.
Tous ces gens sont nos ennemis. Ils combattent pour les trois classes exploiteuses.
Leur baratin vise à maintenir les gens dans l'ignorance et à freiner le progrès inéluctable.
Les révolutions ne reviennent jamais sur leurs pas quand les étoiles et les galaxies se déplacent à plus de 5000 kilomètres par seconde.
Quand Bricmont tend la main à la droite idéologique la plus obtuse, représentée par d'Espagnat, il nous montre que son camp est celui de Kerensky tendant la main à Kornilov :
"Commençons par souligner ce en quoi je suis d’accord avec Bernard d’Espagnat. La discussion philosophique doit être menée de façon cordiale et dépassionnée. Trop souvent, cette discussion est menée avec la même hargne que s’il s’agissait d’un combat politique. Mais le lien entre philosophie et politique est compliqué et l’on trouve des matérialistes comme des spiritualistes ou des idéalistes à la fois politiquement très à gauche et d’autres très à droite. De plus, il faut éviter d’enfermer les gens dans des catégories telles que « matérialistes » ou « idéalistes », ou de s’accuser mutuellement de « scientisme » ou « d’obscurantisme ». En premier lieu, ces termes doivent être définis, ce qu’il ne sont que rarement lorsqu’ils sont utilisés de façon polémique, et, comme on le verra plus loin, des termes comme « matérialisme » peuvent avoir plusieurs sens, ce qui fait qu’on peut, sans se contredire, être matérialiste dans un sens, mais pas dans un autre. En fait, parmi les scientifiques et les philosophes, on trouve une grande variété d’attitudes : certains ont une vision du monde parfaitement scientifique, mais ont une vue jugée « idéaliste » par d’autres à propos par exemple des entités mathématiques (platonisme) ou du lien entre les sensations et le cerveau. Par ailleurs, certains « matérialistes », beaucoup de marxistes, par exemple, ont des réactions de rejet plutôt bizarres lorsqu’on leur parle de génétique ou des bases biologiques de notre comportement.
La tolérance et l’ouverture d’esprit s’imposent donc ; reste évidemment à savoir si ce sont les organisations rationalistes ou des organisations comme la fondation Templeton ou l’UIP qui manœuvrent, polémiquent et politisent le plus les débats, mais je ne discuterai pas ici de cette question. "
Mener une "discussion philosophique de façon cordiale et dépassionnée" est le rêve de tous les charlatans réformistes de l'histoire des traîtres réformistes.
Ils sont nourris, comme des recéleurs, sur les miettes du butin colonial : le salaire d'un Bricmont est du pur pillage. C'est le sang et la sueur de nos cousins Africains du Congo qui ont construit les murs de son "université". La Belgique, le pays qui coupait les mains des travailleurs rebelles a construit sa richesse sur le pillage impérialiste.
Entendre un renégat réformiste comme Bricmont nous chanter sa petite chanson de la collaboration de classes avec la droite obscurantisme anti-matérialiste nous remémore que le crétin Einstein avait beaucoup de plaisir à jouer du violon pour le couple de gangsters assassin appelés par leur sujet "rois de Belgique"
Toute la bande Syllepse n'est qu'un ramassis de charlatans incapables. Leur fonds de commerce est un matérialisme de carnaval.
Un beau déguisement pour masquer le caractère profondément réactionnaire de cette bande d'imbéciles dont l'apport au progrès humain n'est même pas dérisoire mais bien négatif.
Ils embrouillent les esprits sur ce qu'est le matérialisme.
Ils créent des nuages de fumée sur les frontières qui nous séparent des idéologues néofascistes.
Car c'est de cela qu'il s'agit : lutter contre le Talon de fer capitaliste dont les petits soldats UIP sont les larbins.
La réaction fasciste prépare la dictatures oligarchique mondiale.
Et les ronds de jambe de Bricmont lui donnent toutes les caractéristiques d'un collabo idéologique.
Tous ces abrutis auront prochainement l'occasion de raser les murs.
Le processus révolutionnaire à l'oeuvre nous rapproche inéluctablement de la découverte de notre vitesse absolue, de la composition atomistique des photons et, en conséquence, de la découverte finale de la gravitation.
Les nains obscurantistes connaîtront la célébrité de leur statut : celui des Bellarmin.
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NOTES
Je découvre, post scriptum, une citation de l'inénarrable imbécile Michel Paty sur la "libre création" opéré par le cerveau du crétin Einstein.
"Il peut paraître paradoxal de parler d'invention, et même de création, à propos de science, et notamment à propos de la physique, puisque celle-ci est censée décrirele monde tel qu'il est, certes avec les moyens de nos possibilités de représentation, c'est-à-dire la pensée symbolique qui a pour siège le cerveau. Et cette création, en tout état de cause, doit être d'un genre particulier, puisqu'il lui faut se confronter en permanence à ce qui est, qui nous apparaît sous les formes de ce qui nous est donné, connu par les sens et par l'expérience. Mais, de toutes façons, en quelque sorte, les représentations du monde " tel qu'il est " ne se trouvaient pas à l'origine dans notre cerveau. Elle s'y sont formées par l'enseignement et par la compréhension individuelle et, au départ pour chaque nouvelle étape, par l'invention de quelque chose qui n'était écrit nulle part. Le rôle de la création dans la formation des connaissances scientifiques n'a pas toujours été évident dans l'histoire des idées, et l'on peut même dire que la conscience en est très récente : elle date à peu près du début du xxe siècle."
Un naîf (un vrai !) pourrait être surpris de trouver ces idioties sur le site de l'Union rationaliste.
Sa naîveté consisterait en ce qu'il n'aurait pas compris la dégénérescence intellectuelle de tous ces faux trotskystes at autres rebelles corrompus par le capitalisme.
Toute cette cliche formoise qui a bien vécu sur le dos de l'Afrique et du Tiers Monde est devenu le cerbère idéologique de la bourgeoisie.
Leurs seconds couteaux viennent me mordiller les chevilles régulièrement sur les forums usenet Google.
Ce que fait mine de ne pas comprendre l'âne Paty ( à moins qu'il ne le comprenne EFFECTIVEMENT pas !!?) c'est que Einstein nie l'existence d'un monde EN SOI, il nie le déterminisme absolu d'un UNIVERS INDEPENDANT de ses sens.
Pour le crétin Einstein, il est absurde de dire qu'on fait des DECOUVERTES.
Le crétin adulé par la bourgeoisie pendant un siècle croit qu'il a fait des INVENTIONS.
Pour autant, qu'il soit clair que je n'ai pas perdu mon temps à lire le reste des imbécillités de Paty : ce clown titré professeur ne me fait plus rire depuis longtemps !
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(à part - évidemment - les copies des "Lettres Bricmont" qu'il avait - comme onze autres - reçues : les auteurs du livre "Intrusions spiritualistes et impostures intellectuelles en sciences" qui contenait l'article de Bricmont qui évoquait le livre de Lénine).
*Les égouts de Magnan - l'ennemi du matérialisme qui bave contre Newton en faisant les poubelles - coulent toujours.

1 commentaire:

jeanstaune a dit…

un seul commentaire a tout cela :
PROPRIETAIRES de tous les pays unissez vous... contre les léninistes FOUS comme Yannick Toutain!!! ( d'ailleurs peut-ils exister des léninistes sain d'esprit?? je ne crois pas) et criez : VIVE LE CAPITALISME!
plus sérieusement je crois au POST capitalisme
Lénine disait : " le communisme c'est les soviets plus l'éléctricité". Le Post capitalisme c'est le savoir plus l'ethique , voici une anlyse du livre fondateur de Peter Drucker par un journal de gauche Altenatives economiques
http://www.alternatives-economiques.fr/au-dela-du-capitalisme-peter-drucker_fr_art_65_6617.html
Signé : un valet du capitalisme concient de l'etre et FIER de l'etre!!! Car le CAPITALISME C'EST LA VIE MEME. Des que les hommes ont existé ils ont voulu échanger. Et dès qu'ils ont commencé à négocier ils ont voulu l'emporter dans l'échange marchand. Le libre marché et le capitalisme SONT DONC DANS NOS GENES, ils représentent l'essence meme de l'homme . Voila pourquoi je suis si fier de les aider à se réformer . Car sans réformes le capitalisme risque de mourrir et ce serait terrible pour l'Humanité, d'ou l'importance de développer un" capitalisme humaniste" c'est à dire un post capitalisme....

Au-delà du capitalisme

Peter Drucker
éd. Dunod


Ne croyez pas que Peter Drucker soit devenu révolutionnaire. A quatre-vingts ans révolus, on ne passe pas du statut de pape du management à celui d'agitateur social. D'ailleurs, il l'écrit sans ambages: " la société à venir sera tout sauf marxiste ". Son propos est plus classique: tous les deux cents ans, l'histoire redistribue les cartes, estime-t-il. On connaissait déjà les ondes longues de Schumpeter, les cycles de Kondratief, peut-être faudra-t-il désormais évoquer aussi les métamorphoses de Drucker. Après celle du Moyen-Age, puis celle de la Renaissance et enfin celle de la Révolution industrielle, nous serions en train de vivre celle du post-capitalisme.

Sans doute n'a-t-il pas totalement tort. Nous vivons, en effet, sur des schémas de pensée en partie déjà obsolètes. Les cols blancs sont désormais beaucoup plus nombreux que les cols bleus et les travailleurs manuels se raréfient à grande vitesse. Quant aux capitalistes, il n'en existe plus guère d'authentiques: les fonds de placement, les fonds de retraites (lorsque celles-ci sont à capitalisation), bref l'épargne collective remplace peu à peu les financiers privés, et les gestionnaires se substituent aux propriétaires. Pourtant, si les " bouleversements " décrits par Drucker se limitaient là, il s'agirait sans doute d'un pétard mouillé. Socialisé ou pas, le capitalisme reste le capitalisme, même s'il s'est civilisé. De temps à autre, une affaire Hoover quelconque vient rappeler à l'opinion, qui aurait tendance à l'oublier, que les patrons et les salariés n'ont pas forcément les mêmes intérêts, et que ce sont toujours les premiers qui commandent, même s'ils le font comme managers et non comme propriétaires.

Mais Drucker met le doigt - et de belle manière - sur un point autrement plus essentiel: la ressource réelle qui commande tout n'est plus le capital, ni la terre ou le travail, c'est le savoir. Si l'on y ajoute le fait que, selon lui, l'Etat-nation est en train de perdre une partie substantielle de son pouvoir et que, de ce fait, le système politique lui-même est en train de se transformer, la mutation actuelle est globale: à la fois économique, sociale et politique. C'est ce qui fait son importance.

Tout cela se discute et les arguments de l'auteur pour justifier une remise en cause (partielle) de l'Etat, par exemple, n'emportent pas totalement la conviction. Mais, chemin faisant, il avance quelques idées qui méritent réflexion. La première: dans une société qui est de plus en plus prestataire de services, les gains de productivité résident dans la capacité des salariés à prendre des responsabilités. Ce qui rend caducs les schémas traditionnels de fonctionnement de l'entreprise. On n'en est pas encore au dernier salon où l'on cause, mais on n'en est plus à Taylor et au caporalisme d'atelier. Deuxième idée: l'entreprise a une responsabilité sociale. Elle ne peut plus se borner seulement à réaliser du profit et à se laver les mains du devenir de la société. On n'est pas très loin du concept d'entreprise-citoyenne qui fonde, par exemple, un certain nombre d'initiatives novatrices en matière de formation, de développement local ou de lutte contre le chômage. Troisième idée: ce qui fonde l'efficacité d'un pays, c'est sa capacité à rendre le savoir productif. Ce qui, entre parenthèses, renvoie aux oubliettes de l'histoire la fameuse thèse des " différences de dotation de facteurs " qui, dans la théorie néoclassique, expliquerait les spécialisations internationales.

On souhaiterait pouvoir lire beaucoup de livres de management de cette qualité et de cette ouverture d'esprit. Peter Drucker, décidément, est un jeune homme