| Matérialisme, Aphélie, Périhélie, Kepler, observation et réalité (0510192349) Monsieur Bricmont, Dans le but de vous convaincre de participer à cette nouvelle révolution scientifique matérialiste que j'appelle de mes vœux et dont les travaux de Alan Sokal, les vôtres et ceux de vos collaborateurs ont initié le début, je vais tenter de vous convaincre que les pseudo concepts d'aphélie, de périhélie n'ont de sens qu'à condition de distinguer absolument réalité et perception. Pour Kepler, la Terre parcourt une ellipse. Comment le sait-il ? Simplement par le fait que le 3 juillet le diamètre angulaire du Soleil apparaît plus petit que le 2 janvier. Si l'on se représente un quadrilatère formé des 4 côtés suivants : Premier côté allant de l'observateur terrestre à l'endroit de la couronne d'où sont partis un groupe de photons (ct1) Deuxième côté joignant le point précédant au centre du Soleil (rso1) (on a défini un plan) Troisième côté, on trace un autre rayon, de façon telle que, appartenant au plan défini, ce rayon solaire soit perpendiculaire au Quatrième côté (ct2) joignant un point de la couronne solaire à l'observateur terrestre. En traçant une bissectrice M à l'angle ct1 ct2, on joint le lieu de l'observateur au centre du Soleil. On a maintenant 2 triangles rectangles égaux: M ct1 rso1 et M ct2 rso2. Si l'angle par lequel j'observe le Soleil est appelé angle sigma, et i la moitié de l'angle sigma, on a rso1 divisé par ct1 qui est égal à tangente (i) et rso2 divisé par ct2 donne le même résultat. En fait, un Soleil sphérique donnera rso1=rso2 et ct1=ct2. Le 3 juillet, on peut donc supposer que Kepler (ou Tycho Brahé) observe le Soleil dans le ciel sous un angle sigma = 31.46 secondes. Il le divise par 2, le convertit en degrés (0.262171 degrés) et calcule tangente i = 0.004575 Pour le 2 janvier, la même logique donne tangente j=0.004731 Tangente j divisé par tangente i donnera le rapport entre ce que Kepler appelle l'aphélie et le périhélie. Pour faire court: avec un rso=696 000 km on aura l'aphélie =152105142 (km) Et le périhélie = 147103311 (km) Voilà un bel exemple de "science" relativiste. Pourquoi "science" avec des guillemets ? Pour une raison simple : cela faisait, à l'époque de Kepler, 11 siècles que les humains savaient - n'en déplaisent aux calotins ignifugeurs - que tout bouge, tout passe, tout coule, rien n'est immobile et cela grâce aux Grecs de Turquie ! En conséquence, le raisonnement de Kepler pêche par ignorance cléricale : le Soleil NE PEUT PAS RESTER IMMOBILE ! Je ne nie certes pas que le photon de l'été français (de l'hiver austral) a bel et bien parcouru, le 3 juillet un TRAJET plus grand que son cousin 6 mois plus tard. L'aphélie observé est bel et bien PLUS grand que le périhélie observé. Ce que NOUS VOYONS, le diamètre angulaire correspond au trajet des photons, à rien d'autre. |
| Cessons de jouer à cache-cache : Prenons comme supposition (provisoire et fausse) que le Soleil se déplace sur le plan écliptique et bien plus, qu'il se déplace le long du trajet du photon aphélique. Au moment où le Soleil émet le photon la Terre se trouve REELLEMENT à une distance R1. Après un délai t, le photon va atteindre l'observateur terrestre. Mais celui-ci n'est PLUS au même endroit ! Comment cela serait-il donc possible ? La Terre aura avancé pendant ce délai t. En première approximation, elle aura avancé d'une vitesse S le long de l'axe directionnel donné au-dessus. Et a atteint une position T2. Elle a parcouru un trajet St ( t fois S). Le trajet ct que le photon a parcouru est donc égal à R1+ St. Tout cela se résume de la façon suivante : lorsqu'un récepteur fuit l'émetteur, le signal photon aura une distance supplémentaire à parcourir, de surcroît à l'écart absolu entre les deux corps, à leur position initiale, distance supplémentaire égale au produit de la vitesse absolue du corps récepteur fuyant et de la durée du trajet du photon pour atteindre le récepteur sur sa nouvelle position. Il ne s'agit pas là d'effet Doppler : on ne regarde pas les différences entre les PERIODES d'émission et les PERIODES de réception. Ainsi, le 2 janvier, au moment de la prétendue périhélie, la Terre est, dans notre hypothèse provisoire initiale, DERRIERE, le Soleil, derrière le corps émetteur. De ce fait, elle va à la rencontre du signal photon qui aura donc UN TRAJET PLUS COURT à faire. On aura donc Ct(péri) = R2 - St (péri) A comparer au précédent Ct(aphé) = R1 + St(aphé) (Concédez-moi, à cette étape, Monsieur Bricmont, que RIEN, absolument rien ne m'interdit de considérer que ni vous ni moi ni personne d'autre n'a une quelconque idée de la valeur de R1 et de R2, ni d'ailleurs de S) La curiosité matérialiste étant ce qu'elle est, je me suis évidemment interrogé sur la valeur que S prendrait dans le cas où R1 serait égal à R2, c'est à dire dans le cas où la distance matérialiste, la distance absolue entre le Soleil et la Terre serait LA MEME en janvier qu'en juillet. Ct(péri) + St (péri)= R2 Ct(aphé) - St(aphé) = R1 Ct(péri) + St (péri)= Ct(aphé) - St(aphé) St (péri) + St(aphé) = Ct(aphé)- Ct(péri) S (t (péri) +t(aphé) ) = c (t(aphé)- t(péri) ) S = c (t(aphé)- t(péri) ) / (t (péri) +t(aphé) ) Cela revient au même que d'écrire S= c * excentricité Avec excentricité = (A-P) / (A+P) avec A, aphélie et P, périhélie S= c * 0.016716877 On obtient S = 5011593,73993554252960894791297892 Résumons nous : Nous pensons vous et moi que le réel matériel est absolu. Vous me concédez, je le pense à l'avance, que le centre de la Galaxie n'est pas immobile et que la Voie Lactée se déplace dans le vide absolu, dans l'espace de Newton, à une vitesse considérable. Je fais l'hypothèse que 1° le vecteur translation du Soleil appartient au plan écliptique et que 2° La distance absolue du Soleil à la Terre ne varie pas et donc, qu'elle reste constante. Dans ce cas, notre vitesse absolue est de 5011 kilomètres par seconde ! ( un soixantième de la vitesse de la lumière) |