jeudi 1 janvier 2009

Julien Coupat veut « Saboter toute instance de representation » et « Abolir les assemblées générales »

Quand un néo-fasciste vient déverser son poison dans les mouvements sociaux, il utilise, naturellement, des subterfuges.

Il ne vient pas dire « Je suis un crétin néo-fasciste au service de l'oligarchie mondiale et je viens ici détruire toute possibilité de construire un gouvernement du peuple, un gouvernement des pauvres, un gouvernement des exploités ».

Julien Coupat veut

« Saboter toute instance de représentation » et

« Abolir les assemblées générales »

(cliquez sur ces liens, vous aurez les preuves sur le site de Eric Hazan)


par Yanick Toutain
1/1/2008 (1:12 8:23)



Quand un néo fasciste vient déverser son poisson, il se prétend « socialiste » comme le revendiqua Adolf Hitler, un « socialisme national », un « national socialisme ». Ou encore, maintenant, en Russie, il sera « national-communiste ».... et demain.... « national-égalitariste »?


Quand le crétin ignare vient infiltrer son poison du sabotage dans le gigantesque mouvement anticapitaliste qui se prépare, il ne vient pas écrire sous son nom, il écrit « en clandestin » , protégé par son ami Éric Hazan.

Quand le crétin Coupat veut inciter des jeunes à rééditer l'incendie du Reichstag, il ne leur dit pas ouvertement « Mettez-le feu ! », non, il est plus subtile que ça, ce crétin... lisez ce qu'il écrit :

citation




À la vitrification du territoire mondial sied le cynisme de l’architecture contemporaine. Un lycée, un hôpital, une médiathèque sont autant de variantes sur un même thème: transparence, neutralité, uniformité. Des bâtiments, massifs et fluides, conçus sans avoir besoin de savoir ce qu’ils abriteront, et qui pourraient être ici aussi bien que n’importe où ailleurs.

Que faire des tours de bureaux de la Défense, de la Part Dieu, ou
d’Euralille ? L’expression «flambant neuf» contracte en elle toute leur destinée.


Un voyageur écossais, après que les insurgés ont brûlé l’Hôtel de Ville de Paris en mai 1871, atteste la singulière splendeur du pouvoir en flamme: «[...]jamais je n’avais rien imaginé de plus beau ; c’est superbe. Les gens de la Commune sont d’affreux gredins, je n’en disconviens pas; mais quels artistes!

Et ils n’ont pas eu conscience de leur oeuvre ! […] J’ai vu les ruines d’Amalfi baignées par les flots d’azur de la Méditerranée, les ruines des temples de Tung-hoor dans le Pendjab ; j’ai vu Rome et bien d’autres choses : rien ne peut être comparé à ce que j’ai eu ce soir devant les yeux ». »

Fin de citation
Le crétin et son éditeur pourront toujours prétendre qu'ils n 'ont pas écrit qu'il était nécessaire de flanquer le feu aux « tours de bureaux de la Défense, de la Part Dieu, ou d’Euralille », mais que les choses soient claires, si d'aucun de leurs partisans s'amusaient, APRES LA REVOLUTION, à faire une telle chose,
ils peuvent être, tous les deux (et le troisième) certains que la justice égalitariste les tiendra complices d'actes tels.
L'ironie de l'intellectuel «intellectuel » formois dans son « flambant neuf » pourra apitoyer les juges couchés amis de la répression bourgeoise, mais les révolutionnaires égalitaristes sauront traiter ce provocateur néo-fasciste comme il convient.
Ce passage n'est, d'ailleurs pas le seul endroit du texte où l'imbécile incite de pauvres naïfs à aller commettre des gestes irréparables.
Il faudrait prendre le temps d'en faire la liste complète.
Pour l'heure, ce qui doit retenir notre attention révolutionnaire urgemment, c'est le passage fondamental où le crétin expose ouvertement, sans déguisement, sans périphrases allusives, son véritable programme.
Le titre du chapitre est éloquent.
Il contient trois propositions, trois perspectives.
Mussolini et Hitler peuvent signer, c'est ce qu'ils ont fait en le revendiquant.
Staline, en 1936, l'a fait, par une hypocrite « nouvelle constitution », sans le revendiquer clairement.

citation


Saboter toute instance de représentation.
Généraliser la palabre.
Abolir les assemblées générales

Fin de citation
Cet intéressant programme est, de facto, celui que la formoisie réalise dans les mouvements sociaux depuis plus de 20 ans. La différence avec Coupat, c'est le fait que lui, il l'annonce ouvertement.
Il ne se cache pas, comme au dessus, par des périphrases et des citations alambiquées quant il voulait inciter les jeunes à mettre le feu aux « tours de bureaux de la Défense, de la Part Dieu, ou d’Euralille ».


Là, il écrit ouvertement qu'il faut « SABOTER TOUTE INSTANCE DE REPRESENTATION » !!!

Quel fasciste ne se frotterait pas les mains de recevoir un appui pareil, un allié pareil ?


Quel membre de l'oligarchie bourgeoise ne prendrait pas, sur le champ, la décision de lui offrir le plus gigantesque haut-parleur possible pour qu'il puisse construire la petite organisation crypto-fasciste dont il rêve avec ses petits camarades gourous des masses ?

Mais, le petit apprenti nazillon, le petit intellectuel de la très haute formoisie pourrie ne s'arrête pas en si bon chemin.

Saboter ne lui suffit pas, il faut en finir définitivement avec toute possibilité de construire un véritable mouvement populaire anticapitaliste, il faut, réclame-t-il, « ABOLIR LES ASSEMBLEES GENERALES »

Mais non, lecteurs égalitaristes, en lisant cela, vous ne rêvez pas plus qu'en découvrant, dans un texte précédent, que le héros victimisé, que le nouvel étendard – présenté, à la jeunesse, comme héros par la criminelle de guerre Alliot-Marie - était un raciste.
Ces trois lignes sont les trois titres d'un paragraphe, page 111 du livre « L'insurrection qui vient ». Le titre du chapitre proposant ces trois perspectives est « L'insurrection ».
L'éditeur Eric Hazan a déclaré (JURA LIBERTAIRE 13 décembre 2008)
citation

« J’ai fait mon travail d’éditeur. C’est-à-dire que j’ai fait retravailler, retoucher certains passages, mais écrire non. On l’a moyennement retravaillé. On a discuté, comme on discute avec n’importe quel auteur.»

Fin de citation
Cela devient tellement délirant, à mesure qu'on se plonge dans le détail de la prose Coupat, qu'on finirait par se demander si tous ces écrits n'auraient pas été rédigés par le personnage, dans les caves d'une nouvelle Okhrana parisienne.

Comment cet Éric Hazan peut-il oser présenter un tel programme fasciste d'abolition des assemblées générales ?

Comment des gens tels que le formois faux trotskyste Bensaïd et le
para-maoïste Badiou peuvent-il tolérer d'être édité par quelqu'un qui publie la revendication explicite de la nécessité de « SABOTER TOUTE INSTANCE DE REPRESENTATION »
Il faut vraiment que la formoisie soit bien malade pour mener une pareille campagne de soutien à un pareil provocateur néo-fasciste.

Et personne ne semble réagir quand Hazan lui-même, répondant à une question admet que son livre est devenu « une arme » pour Alain Bauer :
citation

OB : Vous devez connaître Alain Bauer. On lit sur sa fiche Wikipedia qu’il a distribué à qui voulait des exemplaires
de
L’insurrection qui vient
ÉH : Il en a acheté 40 ! Je crois qu’il est en grande partie à l’origine de l’intoxication de notre ministre de l’Intérieur à la rubrique «il y a des gens qui se préparent — à l’ultra-gauche comme il disent — à des actions violentes et dangereuses». Donc, ce livre, en extrayant quelques phrases de leur contexte avec un stabilo jaune et en le distribuant à des gens qui ne savent pas lire, je pense qu’en effet c’était une arme.
Cela lui a permis de faire fructifier son fond de commerce.
Parce qu’il est à la fois conseiller de la ministre et il a une boîte de conseil…

Fin de citation

« Extraire des phrases de leur contexte » ose dire le crétin Hazan !

Mais il ment effrontément !
Tout le paragraphe sur l'incendie de l'Hôtel de Ville de Paris est parfaitement explicite sur ce que le duo Coupat Hazan (et le troisième) cherchent à inciter de jeunes rebelles à faire !


Tout le paragraphe concernant la représentation n'est pas sorti de son contexte, l'ABOLITION des assemblées générales est le TITRE !
Le crétin Hazan trop occupé par son fonds de commerce et le quasi doublement de ses ventess grâce à Alliot-Marie, n'a plus le temps de réfléchir, il ne peut même pas se rendre compte qu'il nous ment effrontément en tentant de nous prendre pour des idiots.
Le « SABOTAGE » de toute instance de représentation, de quel contexte aurait-il été
sorti ?

Mis à part l'ignorance crasse de son « ami » concernant le déroulement des mobilisations durant les 40 dernières années.
On va remettre le contexte !

citation


« Saboter toute instance de représentation.

Généraliser la palabre.

Abolir les assemblées générales

Tout mouvement social rencontre comme premier obstacle, bien avant la police proprement dite, les forces syndicales et toute cette microbureaucratie dont la vocation est d’encadrer les luttes.
Les communes, les groupes de base, les bandes se défient
spontanément d’elles. C’est pourquoi les parabureaucrates ont inventé depuis vingt ans les coordinations qui, dans leur absence d’étiquette,
ont l’air plus innocentes, mais n’en demeurent pas moins le terrain idéal de leurs manoeuvres. Qu’un collectif égaré s’essaie à l’autonomie et ils n’ont alors de cesse de le vider de tout contenu en en
écartant résolument les bonnes questions. Ils sont farouches, ils s’échauffent ; non par passion du débat, mais dans leur vocation à le conjurer. Et quand leur défense acharnée de l’apathie a enfin raison du collectif, ils en expliquent l’échec par le manque de conscience politique. Il faut dire qu’en France, grâce notamment à l’activité
forcenée des différentes chapelles trotskistes, ce n’est pas l’art de la manipulation politique qui fait défaut dans la jeunesse militante. De l’incendie de novembre 2005, ce n’est pas elle qui aura su tirer cette
leçon : toute coordination est superflue là où il y a
de la coordination,
les organisations sont toujours de trop là où l’on s’organise. »


Fin de citation

« les parabureaucrates ont inventé depuis vingt ans les coordinations ».

ose écrire le pauvre crétin ignare !

L'imbécile ne connait ni la sociologie, ni l'histoire, ni même l'arithmétique élémentaire.

Ce fut le 22 mars 1973, il y a 35 ans cette année, que la Ligue Communiste (qui allait devenir Front Communiste Révolutionnaire, puis Ligue Communiste Révolutionnaire) réussit la mise en œuvre massive de son projet de construction de nouveaux soviets.


Le 22 mars 1973 100 000 jeunes défilèrent à Paris et 100 000 autres étudiants et lycéens se rassemblèrent dans un grand nombre de villes de province
pour protester contre la loi Debré et l'instauration du DEUG.


Le crétin Coupat a eu ses diplômes dans une pochette surprise. A moins que des professeurs complaisants - fascinés par les hallucinés après leur lecture de Germinal – n'aient été rendus aveugles sur le crétinisme ignare du nouveau héraut de la jeunesse !


35 ans ne sont pas 20 et la construction des coordinations de 1973 sera considéré, un jour, comme une des étapes les plus importantes de toute l'histoire de France, de toute l'histoire de l'Europe, de toute l'histoire des mouvements sociaux.
Il aurait suffit au clown titré « doctorant » (à l'EHESS, certainement l'agence d'une école de cirque spécialisée dans les clowns certifiés ignares) , de consulter UN livre.
Examinons l'intéressant – quoique partialement trop dédié à l'hymne aux crétins du pseudo-maoïsme maboul à la française – ouvrage de Hervé Hamon et
Patrick Rotman « Génération ».

Quand – pour ma part - je parle des événements de 1954, je consulte des ouvrages de référence, je ne fais pas comme le charlatan Coupat qui réinvente l'Histoire comme une poésie librement élucubrée !

Extraits (page 475 Tome II)

citation


« Alain Krivine et Henri Weber [ce sont des gens vivants... à ne pas confondre avec les cadavres politiques de même nom qu'on entend, parfois, s'exprimer dans les médias. Les cadavres politiques sont des cadavres renégats. NdYT]... pavoisent. (…) Les dirigeants de la Ligue pavoisent parce que leurs militants fournissent la colonne vertébrale du mouvement. La pyramide de comités qui s'est édifiée en une semaine permet à une constellation d' «agitateurs» épars de jouer un
rôle sans commune mesure avec leur nombre réel.

Le 6 mars, c'est le lycée Faidherbe, à Lille, qui donnait le coup d'envoi. Le 7, Caen suivait. Le 8, Morlaix et Saint-Étienne. Le 9, les potaches de Martigues élisaient un comité de quatorze membres mandatés pour nouer des liens avec les autres établissements. Le 12, Aurillac débrayait. Le 13, à Toulouse, quatre mille sursitaires en sursis cernaient la préfecture, et les gauchistes de Clermont-Ferrand obtenaient le vote de la grève générale ; cinq forteresses parisiennes subissaient les mêmes assauts. Le 14, enfin, grâce au réseau
de la Ligue Communiste et de son aile dissidente, le groupe
Révolution, une « coordination nationale » émergeait soudain et appelait à une journée d'action, le 22 mars.

Du travail de pro. Succès sur toute la ligne. »

Fin de citation

C'est le moins qu'on puisse dire !


Les trotskystes de la LCR, de la 4° Internationale venaient d'en finir avec près de 50 ans de chape de plomb stalinienne !


Des soviets en France !


Car les coordinations n'étaient autre chose que des structures de type soviétique : des élus révocables à tout moment.


Jamais la France, depuis 1871, n'avait connu pareille structuration démocratique !


L'économiste formois Ernest Mandel prenait sa revanche historique : lui qui
avait été le compilateur historique des structures des mobilisations populaires voyait, enfin, son plus vieux rêve se réaliser : ce que juin 36 n'avait pas réussi à faire, quelques milliers d'étudiants, formant à vitesse accélérée des volontaires lycéens,
étaient en train de le réaliser en France : la réintroduction de la notion de REVOCABILITE des élus !


La malédiction de 1921 prenait fin, la barbarie stalinienne qui régentait l'ordre formois, l'ordre policier du Goulag dans tous les mouvements sociaux, était bafoués !

citation


« Hier, mercredi 21, les organisations de jeunesse liées au PC ont
hâtivement et péniblement rameuté sept mille fidèles scandant « Moi y en vouloir des sous ! » sur l'éternel trajet République-Nation. Aujourd'hui, ils sourient jaune, noyés dans l'immense foule, tandis que
le CFDT, le FEN, le PSU et même la CGT accompagnent le courant. ».

Fin de citation
Ce que n'écrivent pas Hamon et Rotman, c'est le fait que ces délégués révocables issus de la base, formant leurs comités exécutifs soviétiques, eurent, dans plusieurs villes – comme le fut le cas à Rouen, le rapport de force politique suffisant pour négocier d'EGAL A EGAL avec les syndicats ouvriers, même stalinisés comme l'était
complètement encore la CGT.

Ce furent ces coordinations qui mirent fin au despotisme stalinien sur les mouvements sociaux.

Et ce furent ces mouvements, structurés en coordinations, qui permirent le
grossissement accéléré de la LCR.


Car, il faut le répéter : mai 68 fut un mouvement de braillards, de grandes gueules, de magouilleurs. Cohn-Bendit en est le meilleur représentant.
Il n'y eut aucune véritable coordination (sauf peut-être à Nantes).


Des cartels d'organisations bureaucratiques prirent le taureau par les cornes,
et le ramenèrent au bercail réformiste dès la fin des élections de juin.


Aucune structure soviétique, aucune coordination ne permit aux ouvriers, en
juin 1968, de s'opposer au sabotage des staliniens.


Mais tout cela, le charlatan crétin Coupat fait mine de l'ignorer !


« les parabureaucrates ont inventé depuis vingt ans les coordinations ».
écrit l'imbécile sous le regard passif de son crétin d'éditeur !

Lénine a écrit un livre entier sur cette question : l'État et la Révolution.

Il était occupé à l'écrire en relisant ses propres notes de son fameux « cahier bleu ».


Il avait recopié des passages entiers du livre de Marx sur la Commune de Paris.


Il est, certes, vrai que lorsqu'on est un crétin néo-fasciste incitant les jeunes aux incendies...


« Que faire des tours de bureaux de la Défense, de la Part Dieu, ou d’Euralille ? L’expression «flambant neuf» contracte en elle toute leur destinée. »
.on ne conserve plus le nombre de neurones nécessaire à l'étude des formes démocratiques de représentations des mobilisations populaires.

citation


« Le jeudi 22 mars - « Coucou, nous revoilà ! » -, ils sont quatre vingt mille sur le pavé parisien [mon souvenir est 100 000 selon le journal Le Monde : à vérifier NDYT], abrités par leurs entonnoirs des foudres d'un soleil superbe, entre Denfert-Rochereau et la place d'Italie, malgré l'interdiction de la préfecture. Et vingt-cinq mille à Toulouse, six mille à Bordeaux, cinq mille à Pau, trois mille au Havre, deux mille à Angoulême...
Essentiellement des lycéens.

Leur porte parole se nomme Michel Field [auteur de « Jeunesse et Révolution » avec Jean-Marie Brohm NdYT]. Il est élève d'hypokhâgne au lycée Condorcet, et sa coiffure « à l'afro » - nuance blond roux – évoque les hippies marxistes du Village Voice.

Field, formé dans le giron de la Ligue Communiste, sait haranguer une foule et chevaucher les revendications multiples qui en émanent.(...) »

Fin de citation

Il manque des villes importantes à cette énumération, en particulier Rouen où un nombre de jeunes peut-être comparable à celui donné pour Toulouse, défilèrent le 21 et le 22 mars 1973. J'y devins trotskyste en une journée.

La démocratie révolutionnaire était l'école de la rue : les mots d'ordre étaient ceux qui avaient été librement choisis, aucun bureaucrate ne venait imposer la ligne de son organisation et aucun abruti du genre Coupat ne pouvait exercer son sabotage : les crétins ultra-gauche ne comprenaient rien à ce qui leur arrivait : pendant 5 ans, ils avaient eu le vent en poupe médiatique – avec l'appui de leur ami philosophe-à-deux-balles, girouette opportuniste, Sartre. Et tout à coup, ce qui se produisait les laissait sans voix.


Ces imbéciles issus des grandes classes de la bourgeoisie faisait l'expérience – en témoins passifs – de ce qu'était un mouvement de masse.


Un mouvement choisissant librement ses représentants.


Les héros de la clandestinité délirante en prenaient pour leur grade !


Les gourous dingos du maoïsme imbécile ne comprenaient rien de ce qui se produisait. Ce furent les trotskystes de la LCR qui se retrouvèrent être hoisis comme leaders de tous les mouvements qui se construisaient : MLAC, comités Chili, Comités de Défense des Appelés, École Émancipée regroupant les enseignants rebelles (ET DEVOUES !).


Même l'usine LIP, en juin 1973, où une aile CFDTiste rebelle prendra le leadership, laissera le crétin ultra gauche leader de l'époque Benny Lévy – Pierre Victor – sans voix : les ouvriers ne pratiquaient pas l'enlèvement
minoritaire, ils occupaient l'usine et se remettaient à produire …. sans le patron !


« Les LIP (…) déménagent un contingent de pièces détachées permettant de monter trente-deux mille montres. L'ensemble du magot atteint le milliard de centimes.

Oui, Benny jubile. Et pourtant, ces personnages le déconcertent.»

Les crétins de l'ultra-gauche imbécile sont déconcertés par les luttes de masse : eux qui se croyaient les Robin des Bois de la lutte des classes, les héros hérauts qui portaient la parole et l'action démonstrative devant des masses admiratives éberluées ! Ces crétins ne comprennent pas les luttes de masse – ils sont tellement imbus d'eux-mêmes, tellement arrogants -, et donc ils méprisent les formes de structuration démocratiques.


« « La lutte est l'affaire de tous, syndiqués et non syndiqués. »

Cette phrase-là est le premier commandement de Palente, l'article 1 des tables de la loi. L'instance suprême est l'assemblée générale quotidienne, qui dure selon les séances
entre une heure et une heure trente.

Charles Piaget, le plus souvent, l'inaugure par un « point d'information», synthèse de l'actualité et des commentaires ou suggestions formulées par les sections syndicales et le comité d'action. Cette synthèse a elle-même été préalablement – et
parfois âprement – discutée entre les parties concernées. Mais l'AG est seule maîtresse de l'ordre du jour et ne se prive pas de réactiver quelque conflit qui semblait surmonté.

L'ex-glossateur de Platon qu'est Benny Lévy goûte en expert semblable technique d'agora. Le risque d'envolée démagogique
est tempéré par l'existence de sections syndicales actives. Et celles-ci, de leur côté, subissent les interpellations du comité d'action (…) renvoyant (…) l'écho des travailleurs qui n'y sont point représentés.
(…)

Cependant que tricotent paisiblement les mères de famille en grève,
interrompant leur geste machinal à l'instant des votes, une révolution se profile, moderne et déroutante.. »


Quand des travailleurs, montrant l'exemple historique, prouvent que le
patronat, en tant que tel, est totalement inutile, quand l'histoire nous montre les chemins de l'avenir, quand l'étude du passé nous précise ce que permettra, demain, l'investissement démocratique, on encore voir la bourgeoisie nous envoyer des provocateurs, comme ce Coupat - pour venir saboter ces
préfigurations d'une société sans capitalistes, sans capitalisme.


Lisons le crétins provocateur néo-fasciste Coupat qui veut

« Saboter toute instance de représentation.

Généraliser la palabre.

Abolir les assemblées générales »
Lisons le contexte indispensable – selon son « ami » Éric Hazan.

Lisons les élucubrations du crétin !


« L’assemblée n’est pas faite pour la décision mais pour la palabre, pour la parole libre s’exerçant sans but.

Le besoin de se rassembler est aussi constant, chez les humains, qu’est rare la nécessité de décider. Se rassembler répond à la joie d’éprouver une puissance
commune. Décider n’est vital que dans les situations d’urgence, où l’exercice de la démocratie est de toute façon compromis. Pour le reste du temps, le
problème n’est celui du « caractère démocratique du processus de prise de décision» que pour les fanatiques de la procédure. Il n’y a pas à critiquer les assemblées ou à les déserter, mais à y libérer la parole, les gestes et les jeux
entre les êtres. Il suffit de voir que chacun n’y vient pas seulement avec un point de vue, une motion, mais avec des désirs, des attachements, des capacités, des forces, des tristesses et une certaine disponibilité.

Si l’on parvient ainsi à déchirer ce fantasme de l’Assemblée Générale au profit d’une telle assemblée des présences, si l’on parvient à déjouer la toujours renaissante tentation de l’hégémonie, si l’on cesse de se fixer la décision comme finalité, il y a quelques chances que se produise une de ces prises
en masse
, l’un de ces phénomènes de cristallisation collective où une décision prend les êtres, dans leur totalité ou seulement pour partie. »

Fin de citation
L'abruti qui préconise l'abolition des assemblées générales et le sabotage des
instances représentatives a un discours pseudo-humaniste, empli de compassion et de bons sentiments.
La robe qui enveloppe la gourdin de l'abolitionniste d'assemblées générales est entourée de broderies fleuries.
Mussolini et Hitler abolirent les assemblées générales sans de telles précautions oratoires !
Il faut "abolir les assemblées générales", qui sont des « fantasmes » - nous sommes tous des utopistes – mais on ne peut le faire que « si l’on parvient ainsi à déchirer ce fantasme de l’Assemblée Générale au profit d’une telle assemblée des présences, »
« L'assemblée des présences »
elle s'est appelée Goulag ou camp d'internement !

Pauvre crétin !
Est-il seulement lucide de ce qu'il a écrit ?

« Se rassembler répond à la joie d’éprouver une puissance commune. »

La joie commune du rassemblement, une fois que les fascistes ont réalisé le rêve du crétin Coupat - par l'abolition des assemblées générales - ce
furent les rassemblements hitlériens, avec les torches et les flambeaux !!! !

Ils purent, alors, « éprouver une puissance commune » !

Mais notre Charybde avait encore un Scylla à heurter !

Mais, tels un Odusseus, nous luttons vaillamment contre l'adversité des borgnes et de leurs cyclopéens et abrutis amis.

On va apprendre qu'il ne faut rien décider !

Le choix de l'action doit se faire dans un état second où il est interdit à quiconque de proférer l'insulte suprême « il faut faire ... ».

Que nenni !

La décision doit arriver, tel un deus-ex-machina, là et où l'on ne l'attend point !


Il faut attendre que la décision « nous prenne » !

Ce n'est pas nous qui prenons la décision de l'action, c'est l'inverse !

Une blague ?

Mais non, mais non !

Le crétin clown diplômé raciste et provocateur a des ressources incommensurables !!!

« la décision viendra d’elle-même, elle nous prendra plus que nous ne la prendrons. »

N'oublions pas l'imbécile ami Hazan !

Remettons le délire « dans son contexte » !!!

La moquerie nous consolera du temps passé à lutter, pied à pied, contre la provocation montée par Alliot-Marie et ses fascisto-cagoulés.

Le démontage des imbécillités du héros proposé à la jeunesse est indispensable !

Ça servira, de plus, à éjecter de la scène politique du processus révolutionnaire tous les petits clones imbéciles ultra-gauche qui commencent à venir faire de la provocation para-anarchiste sur les décombres de la dégénérescence des ex-trotskystes.

citation

« Il en va de même pour décider d’actions. Partir du principe que « l’action doit ordonner le déroulement d’une assemblée », c’est rendre impossible tant le bouillonnement du débat que l’action efficace.
Une assemblée nombreuse de gens étrangers les uns aux autres se condamne à commettre des spécialistes de l’action, c’est-à-dire à délaisser l’action pour son contrôle. D’un côté, les mandatés sont
par définition entravés dans leur action, de
l’autre, rien ne les empêche de berner tout le monde.
Il n’y a pas à poser une forme idéale à l’action. L’essentiel est que l’action se donne une forme, qu’elle la suscite et ne la subisse pas. Cela suppose le partage d’une même position politique, géographique – comme les sections de la Commune de Paris pendant la Révolution française –, ainsi que le partage d’un même savoir circulant. Quant à
décider d’actions, tel pourrait être le principe : que chacun aille en reconnaissance, qu’on recoupe les renseignements, et la décision viendra d’elle-même, elle nous prendra plus que nous ne la prendrons.
La circulation du savoir annule la hiérarchie, elle égalise par le haut. Communication horizontale, proliférante, c’est aussi la meilleure forme de coordination des différentes communes, pour en finir avec l’hégémonie. »

fin de citation



Si la « circulation du savoir annule la hiérarchie », on peut s'interroger sur le type de
relations que Coupat peut avoir avec son entourage, car, dans ce cas, la « circulation » du crétinisme, de l'ignorance de l'histoire, la circulation de la bêtise crasse doublée d'arrogance stupide, si elle annule quelque chose, cela ne pourrait être rien d d'autre que le contraire de la hiérarchie.
Et si le contraire de la hiérarchie est annulé, l'assertion sans preuve de sectarisme avancée par le procureur de Paris, pourrait, in fine, se retrouver être garantie par les propres assertions de Coupat lui-même.

La hiérarchisation des relations qu'il entretient avec son entourage d'imbéciles serait garantie par l'ignorance des faits historiques qui serait le lot de Coupat et de sa « bande » , de toute sa « commune », de toute sa« horde » de crétins admiratifs.

Une rencontre impromptue m'amena à entendre parler d'un Rouennais de la bande qui éprouvait profonde satisfaction à cultiver une cour fascinée buveuse de
parole.

Au-delà de la provocation proto-fasciste d'Alliot-Marie (qui cherche à reculer le jour où elle sera trainée à Abidjan pour répondre des crimes commis à l'Hôtel Ivoire en 2004 ), au-delà des propos néo-fascistes de l'abolitionniste des assemblées générales et du « supprimeur » de représentations démocratiques, il ne resterait, pour finir, qu'un groupe de crétins illuminés par les propos hallucinés d'un ignare.


Finalement, les propos que je découvrais tout à l'heure sur le site du Jura libertaire, propos attribués à Marc Cohen, pourraient,aussi, résumer toute l'affaire.

citation

Pour Marc Cohen, de Causeur, qui à l’époque de L’Idiot international
ne regardait pas passer les trains de l’histoire, «cette pseudo pièce à conviction n’est hélas qu’un inoffensif conglomérat de banalités toninégristes, bourdivines ou ségolénistes, cimentées par une ignaritude sans bornes, qui n’appelle donc qu’une franche rigolade, suivie d’une sévère correction».


Fin de citation


La correction restera épistolaire tant que ces gens-là garderont leurs menaces de sabotage anti-révolutionnaire à l'état de ragots de comptoirs de buveurs hallucinés !
Le jour où leurs -éventuels - disciples tenteront d'interdire les assemblées générales
et de saboter la représentation des délégués révocables, les masses exploitées sauront leur rappeler le sort qu'auraient subi les milices SA – qui appliquèrent un tel programme - si le stalinisme formois n'était venus jouer le jeu de Moscou.

Quant au fait que , absolument contrairement à tout ce qu'avance le crétin, la LCR a tourné le dos depuis 1995 a toute construction réelle de coordinations, et à la nécessité de moderniser les soviets en généralisant le système de la révocabilité
par la construction de la délégation révocable par 25, ce sera l'objet d'un autre texte.

Loin des puanteurs nauséabondes des provocations néo-fascistes.

Provocations de Coupat comme provocations d'Alliot-Marie et de Sarkozy !

LIRE LES TEXTES PRECEDENTS

============

NOTES

Noël Blandin - La République des lettres, 16 novembre 2008.

Tous les suspects arrêtés ont au moins bac + 5 et un casier judiciaire vierge. Mieux, Julien Coupat, 34 ans, diplômé de l’École supérieure des Sciences économiques et commerciales (Essec) et doctorant en Histoire et civilisation à l’École des Hautes Études en Sciences sociales (EHSS) jusqu’en 1999, a écrit un livre. Il est l’auteur avec Benjamin Rosoux d’un essai néo-situationniste intitulé L’insurrection qui vient, publié en 2007 sous le nom de «Comité invisible» à La Fabrique éditions. Le livre s’est vendu à ce jour à quelque 7000 exemplaires, mais il est également téléchargeable gratuitement sur Internet. Pour les autorités judiciaires comme pour les principaux grands médias cet ouvrage est un dangereux manuel pratique de terrorisme. Il appellerait à la lutte armée, préconiserait les actions de sabotage et donnerait des consignes militantes à tenir face aux forces de police. Pourtant, pour qui sait lire et dispose de trois notions d’histoire littéraire, L’insurrection qui vient est un texte plus métaphorique et littéraire que théorique.

==

PS 21:45

après avoir - enfin - réussi à mettre en forme ce texte (le passage de Open Office à Blogspot déraille complètement), je trouve - en allant lire le texte de Marc Cohen - un texte intéressant qui prend Coupat et leurs écrits comme des guignols. Il faut le lire en complément, même si les auteurs ne semblent pas comprendre que Coupat lui-même , tel l'anarchiste de Zola - est un PROVOCATEUR ! (je l'ai téléchargé pour le lire hors connexion)

http://www.mondialisme.org/spip.php?article1226

===

PPS 21:50

"En 1917 ça a commencé comme ça" !!!

Je découvre ça aussi sur le site du Monde (par lien Wiki Bauer)

"Les comparaisons avec Action directe y abondent. Mais la ministre revendique elle-même avoir aiguillonné ses services vers "l'ultragauche", en leur demandant, dès son installation place Beauvau en 2007, de "suivre ce phénomène". Une préoccupation née "il y a quelques années, explique-t-elle au Monde, quand j'ai compris que le PCF s'effondrait et ne remontait pas. Cela a été renforcé chez moi par les manifestations anti-CPE". Mme Alliot-Marie évoque aussi une radicalisation ressentie à l'issue de l'élection présidentielle de 2007. Et affirme avoir eu au début "l'impression d'un certain scepticisme" chez ses interlocuteurs. Un sentiment vite balayé aujourd'hui. "En 1917, ça a commencé comme ça !", s'énerve un collaborateur, en faisant référence à la révolution russe, quand des interrogations sont émises.
A la fin de l'été 2007, lors de la réunion hebdomadaire de l'intérieur sur le terrorisme, Mme Alliot-Marie fait donc inscrire l'ultragauche aux côtés de l'islam radical, de l'ETA et de la Corse. A cette même période, le criminologue
Alain Bauer pianote un matin, comme son habitude, sur le site internet de la Fnac et Amazon.com en quête des nouveautés en librairie lorsqu'il tombe par hasard sur L'insurrection qui vient (éd. la Fabrique). Le consultant en sécurité y voit la trace d'un "processus intellectuel qui ressemble extraordinairement aux origines d'Action directe" et, sans barguigner, achète d'un coup 40 exemplaires. Il en remettra un en mains propres au directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, assorti d'une petite note. Rédigé par un "Comité invisible", l'ouvrage est attribué par les policiers à Julien Coupat, qui fait figure de principal accusé dans l'affaire de Tarnac."

2 commentaires:

Cassandra pericoloso a dit…

1) Julien Coupat est en prison depuis 6 mois sans aucun commencement de motif d'inculpation. Embastiller des gens sur des lettres de cachet, n'est-il pas là le fascisme que vous dégainez tous azimuts avec des injures en prime?

2) Encore Julien Coupat serai-t-il l'auteur de l'insurrection qui vient, ce qui n'est aucunement établi, il serait alors en prison pour délit d'opinion.

3) Ce qui est sûr c'est qu'avec vos propos, où l'injure gratuite remplace la pensée, vous n'avez pas à craindre que les bouldogue d'Aliot-Marie viennent vous arrêter. Dormez tranquille.

Cours vite, camarade, le vieux monde est derrière toi !

Yanick Toutain a dit…

J'ai répondu à ce commentaire par un nouveau texte :
En réponse à une partisane du fasciste raciste Julien CoupatLa conclusion en est :
Vous ne serez validée dorénavant que à la stricte condition minimale que vous dénonciez cette prétention à "saboter toute instance de représentation" et à "abolir les assemblées générales".
Les militants fascistes n'ayant, naturellement, pas de droit à utiliser mon blog comme haut-parleur et ces objectifs sont clairement, comme je l'écrivais hier, ceux d'un groupe fasciste.
Et votre refus de désavouer un pareil projet m'amènerait, en bonne logique, à vous caractériser comme "militante fasciste".
Car ce but était celui de Adolf Hitler.
Que Eric Hazan ait le nez bouché en corrrigeant les épreuves de son ami Coupat et de son alter-ego ne doit pas pour autant nous contraindre à avaler vos boniments sur l'extraordinaire anonymat de cet anonyme auteur qui serait le véritable rédacteur de l'Insurrection qui vient.
Vous ne vous rendez même pas compte que nier la paternité de l'ouvrage à Coupat revient à traiter de lâche celui/celle qui en serait le/la véritable auteur.
Mais, là, je vous en demande trop !
On en restera au désaveu des objectifs fascistes.
Et quant à nous, nous poursuivons notre combat pour la construction de vrais soviets, des coordinations révocables que veut abolir le fasciste Coupat, notre combat en faveur de la délégation révocable générale.