mercredi 18 juin 2008

violence contre les enfants :Chronologie des faits

Cette chronologie va être postée pour le recteur de l'Académie de Rouen demain matin

Chronologie des évènements



Le 22 Janvier 2008 : Dans l'école maternelle Varlin, Le Havre suis témoin d'une fessée donnée par une ATSEM, Françoise, sur un enfant de 3 ans nommé Kévin. Ca s'est passé dans les sanitaires au premier étage, pendant l'heure du midi. L'enfant a été attrapé, soulevé puis fessé. La fessée a été violente. La porte étant entrouverte, j'ai pu voir la scène. L'enfant a crié très fort et a pleuré longtemps après.(Je l'entendais pleurer, depuis la BCD où je me trouvais ensuite.)


Le 4 Février : Après m'être renseigné auprès de l'assistante sociale sur la démarche à suivre, j'ai prévenu la directrice de l'école, Mme Véronique Combret.

Mon témoignage n'a pas du tout été bien perçu.


Elle m'a expliqué que si elle concevait que ça ne devait pas être une habitude, elle n'y était pas pour autant hostile.


Dès le départ, lorsque je lui fais cette révélation, elle montre son énervement envers moi, me reproche d'avoir été voir l'infirmière et l'assistante sociale. Alors que je lui dis que c'est interdit dans l'éducation nationale, elle m'explique qu'elle n'est pas hostile aux fessées.


Et elle me dit avoir déjà utilisé ce procédé : "par exemple Luciano, ça m'est déjà arrivé de lui mettre une fessée et je n'ai pas pour autant culpabilisé car à ce moment là, il y a que comme ça qu'il pouvait comprendre".

Et elle argumente sur le fait que une fessée ça arrive à tout le monde. Je lui répond : "moi, je sais que ça ne m'arrivera jamais parce que je trouve cela trop grave". Elle riposte : "tu verras quand tu seras plus vieille".


J'insiste sur le fait que ce soit interdit dans l'éducation nationale et sur le fait que l'assistante sociale et l'infirmière me l'aient bien répété. Elle va finir par proposer de faire quelque chose : "je vais discuter avec Françoise pour connaître le contexte", et "si tu veux toi aussi, tu pourras en parler avec elle". Je lui réponds que l'assistante sociale et l'infirmière m'ont conseillé de ne pas gérer cette affaire seule et elles m'ont dit que c'était à vous de vous en occuper.


Je lui demande, aussi, si quelque chose a été fait concernant le petit Jordan à qui j'avais demandé, voyant son menton recousu "ce qu'il s'était fait "et qui m'avait répondu "c'est ma mère qui m'a claqué par terre". J'avais prévenu son institutrice, Marielle, qui m'avait dit que ça pouvait arriver et qu' il ne fallait pas s'inquiéter outre mesure, et que ça pouvait arriver à tout le monde, que des fois les enfants nous poussaient à bout (elle a fait un signe avec les mains) . Les autres institutrices du premier étage étaient présentes et à tour de rôle, elles prenaient la parole pour "relativiser" ce qui me semblait grave. J'avais pourtant été voir sans leur en parler l'infirmière juste avant pour lui demander son avis et ce qu'il fallait faire. Sa réaction avait été de dire que c'était grave, qu'il fallait faire un signalement (mais que ce n'était pas à moi de le faire) et qu'il fallait en faire part à son institutrice.


Aucun signalement n'a été fait pour cet enfant là non plus. Lorsque j'ai relaté cet épisode à l'assistante sociale, sa réaction a été de dire : "ils ne vont pas bien là bas, la mère ne va pas leur dire ce qu'elle a fait".


La banalisation et l'étouffement des coups que reçoivent les enfants est flagrante dans cette école.


A 17 h 30, ce même jour, je préviens Madame Hervieu de cette situation et de ma crainte de représailles ayant déjà fait l'expérience de dénonciation similaire dans un autre collège (Léo Lagrange) et ayant vu mon contrat ne pas être renouvelé (sous un prétexte absurde).

Je tiens à mettre l'accent sur les faits suivants : alors que rien ne m'y obligeait, j'avais, avant mon embauche, signalé à madame Hervieu, les faits graves qui s'étaient produits au collège Léo Lagrange. Elle utilisera cela, lors de l'entretien du lundi 3 Mars suivant, quand elle aura modifié sa position : elle se crut, alors, autorisée à me dire : "c'est une récurrence chez vous ...".


Madame Carole Hervieu m'a entendu. Et m'a dit qu'elle était d'accord avec moi lorsque je lui ai exposé mon point de vue concernant les conséquences éducatives catastrophiques à banaliser la fessée. Et a même ajouté : "qu'elle ne sait pas comment son fils aurait réagi si sa fille recevait une fessée à l'école". Mais elle a minimisé les propos de Mme Combret : "elle a dit ça parce qu'elle n'a pas envi de perdre son ATSEM" m'a-t-elle répondu. Mais elle a tenu à se démarquer de la réaction de Mme Combret en indiquant que : "ce genre d'acte s'était déjà produit au collège; qu'elle avait fait le nécessaire et que pour les personnes visées, ça ne s'était plus jamais reproduit"

Lorsque je lui ai dit "que je me posais la question d'aller plus loin dans cette affaire", elle m'a répondu que "si un tel acte se renouvelait, on irait plus loin".

Elle a évoqué, ce jour-là, le cas de José Laboureur - sans citer son nom - en expliquant alors la position de son fils.


Du 11 février au 25 février (les vacances) : J'étudie un document sur les droits de l'enfant que l'assistante sociale du collège, Mme Cognet m'a passé. Je réfléchis aux solutions pour dénoncer cette affaire.


La semaine suivante, (le 25 février, après les vacances) : l'ensemble des enseignantes m'impose de travailler sur "le petit chaperon rouge" pendant 8 semaines alors qu'en début d'année scolaire, je leur ai fait connaître mon désaccord formel avec ce que véhicule ce conte (meurtre , cannibalisme) et mon refus absolu de le raconter. J'ai donc considéré cet ordre comme une provocation suite à l'histoire de la fessée.


(J'ai envoyé un courriel avec ces faits à Monsieur Deplanque le 10 mars).


Du mardi 26 février au lundi 3 mars : Je suis arrêtée. Le Jeudi 28 février, je téléphone à Mme Hervieu, ma principale et la préviens de mon refus de retourner à la maternelle dans ces conditions. Le même jour, je l'informe des textes sur Internet : "mon ami , ça l'a tellement énervé cette histoire qu'il a mis des textes sur Internet" lui dis-je.


Le lundi 3 mars : Je suis convoquée au bureau de la principale. Mme Loiseau, secrétaire du réseau Ambition réussite est aussi présente. A la fin de l'entretien, alors que je refuse de retourner en maternelle, Mme Hervieu me dit : "bon, pour l'instant vous restez au collège. Demain, je vois Mme Combret et on verra ce qu'on fait".

Le lendemain, mardi 4 mars, je demande à ma principale un emploi du temps pour le collège, elle refuse et me menace : "c'est un refus de mission".


Par ailleurs, Mme Hervieu ne m'a pas demandé d'être présente lorsqu'elle a reçu Mme Combret. La seule information que je possède concernant cet entretien me vient de Mme Loiseau, secrétaire du réseau : "Mme Combret a dit que si je ne voulais pas faire les contes traditionnels. Elle souhaitait avoir une autre assistante pédagogique".


Il semble que Mme Hervieu choisisse délibérément d'insister sur mon refus de raconter le petit chaperon rouge afin de relativiser l'essentiel du différent : les fessées données sur le petit Kévin, 3 ans et le petit Luciano, 4 ans.


Du lundi 3 mars au mercredi 2 Avril : N'ayant pas d'emploi du temps au collège, je travaille en collaboration avec les enseignants. J'aide aussi les employés du CRED. Ils font les études dirigées et se retrouvent parfois seule avec une classe entière (c'est le cas pour la classe de 4ème 4). Je prends donc la moitié de la classe en charge.


Je peux prouver mon travail grâce à des feuilles de présence que j'ai fait signées et que j'ai données régulièrement à ma principale. (Mme Hervieu considère ces feuilles comme n'ayant aucune valeur, elle me l'a répété maintes et maintes fois. Sous ce prétexte, elle a interdit aux professeurs de m'accepter dans leur salle (propos répétés par Mr Said et Mme Ferro, tous deux professeurs référents).


On a continué pendant tout ce temps à me harceler pour que j'aille en maternelle alors que j'avais été remplacée par une collègue assistante pédagogique et que mon contrat (Mme Hervieu le savait) interdisait que j'y aille puisque le seul lieu d'exercice inscrit est le collège Eugène Varlin.


Le lundi 10 Mars : J'envoie un mail à l'inspecteur, Mr Patrick Deplanque, relatant les faits. Je reçois un accusé de réception le mardi 11 Mars.


Le Vendredi 14 Mars : Je suis convoquée par Monsieur Patrick Deplanque, inspecteur de circonscription et Mme Hervieu, principale du collège et pilote du réseau ambition réussite Eugène Varlin.

Mr Deplanque ne compte rien faire concernant cette affaire et soutient l'attitude de la directrice Mme Véronique Combret. Il en fait un portrait élogieux.


Monsieur Patrick Deplanque me reproche d'avoir été voir l'assistante sociale : "mais pourquoi êtes vous allez voir l'assistante sociale ?".

Il y a là une volonté délibérée d'étouffer l'affaire.

S'ensuit une série de reproches qui n'ont aucune logique à part celle qui se résume à ce proverbe "quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage".


Entre autres, on me reproche de ne pas rester le midi avec mes collègues de la maternelle. Et, Monsieur Deplanque se dit "inquiet qu'une personne comme moi puisse devenir professeur des écoles" et "quand on ne partage pas les valeurs de l'Éducation Nationale, il ne faut pas y entrer"... Je lui réponds du tac au tac : " Ah bon parce que les valeurs de l'Éducation nationale, c'est de taper les enfants !!"


Le Mardi 18 Mars : C'est une journée de grève. A l'Assemblée Générale réunissant une centaine d'enseignants du second degré, je relate la chronologie des faits qui débouche sur une menace de mise en demeure et un licenciement consécutif. Les professeurs présents sont révoltés et vont jusqu'à l'Inspection académique pour demander un rendez vous avec l'Inspecteur d'académie en résidence au Havre.


Le Mercredi 19 Mars : Une délégation de 4 représentants syndicaux, deux du SNES, un de FO et un de la CGT sont reçus par l'Inspecteur d'Académie. Ma présence est refusée. Je ne peux que retranscrire ce qui m'a été répétée par les syndicats.

Encore une fois, la même technique est utilisée. L'inspecteur ne trouve qu'à me faire des reproches. Celui qui revient le plus : je ne dois pas me substituer aux professeurs (on m'a pourtant bien demandé de donner des cours (ATP Français et Maths) pendant l'année 2006/2007.


J'ai pourtant bien réalisé le projet de création d'histoires avec les CP, qui était visible sur Internet il y a un mois (Les 60 pages personnalisées des enfants ont été effacées !!!), seule et ça arrangeait bien tout le monde, ma principale comme les professeurs qui n'avaient pas de préparations supplémentaires à faire !!


Aussi, cet inspecteur ment effrontément en affirmant que la lettre de mission datée de 2006/2007 serait toujours valable en 2007/2008 (pour cette année, je n'en ai pas reçue et c'est le cas pour toutes les assistantes pédagogiques !).


Concernant les fessées données, Alain Ponvert, délégué du SNES, me dit que "concernant la fessée donnée par l'Atsem (on ne s'occupe pas de celle que la directrice, V. Combret avoue avoir donnée sur Luciano !!!) l'affaire va remonter jusqu'à Rouen".

Mais l'Inspecteur d'académie avait promis aux syndicats qu'il me convoquerait prochainement. Je n'ai -depuis - jamais reçu de convocation.


Même à ce niveau de hiérarchie, on étouffe l'affaire des fessées.


Les syndicats m'ont dit que "l'inspecteur était très en colère, et que grâce à eux je ne serais pas licencié de suite."

Je rapporte des violences contre des enfants, en tant que témoin, je suis l'objet de menaces, et l'Inspecteur d'académie est en colère contre le témoin !


Le Jeudi 20 Mars : deux professeurs avec qui je travaillais auparavant, Mme Ferro et Mr Said me préviennent : "Mme Hervieu nous a interdit de t'ouvrir la salle, c'est notre supérieur hiérarchique, nous devons lui obéir".

Elle cherche à m'isoler et à m'empêcher de travailler.

Et renforce son harcèlement.

Le Samedi 22 Mars : Je reçois une lettre accusée de réception. Ma principale me menace de retenue sur salaire.


Nous ne sommes pas payés par le collège !!

Avez vous donné votre accord à Mme Hervieu concernant cette menace ?

Cette menace est particulièrement abjecte !! Ne gagnant que 534 euros par mois, j'ai à peine de quoi survivre. Et donc, pas d'argent de coté ... dans le cas ou la menace aurait été mise à exécution, je n'aurai pas pu payer mon loyer, l'électricité, et il aurait été difficile de me nourrir ...


Mercredi 26 Mars : Je préviens Mme Marais, présidente de la PEEP de cette affaire de fessées et des pressions reçues suite à ces dénonciations. Elle me conseille de contacter Mme Dufour, adjointe au maire chargée de l'enseignement. Et concernant les pressions que je reçois (menace de retenue sur salaire entre autre) elle me dit d'appeler le rectorat en demandant de sa part Mr Demazière, directeur du cabinet du recteur et aussi" lorsque vous aurez la secrétaire" me dit elle "vous pouvez dire que c'est de ma part". Mme Marais est très choquée de l'attitude de Mr Deplanque et de Mme Hervieu qui étouffe manifestement cette affaire. Concernant l'ATSEM, selon elle, des personnes qui ne savent pas se maîtriser avec les enfants n'ont rien à faire là. Elle m'a répétée à plusieurs reprises : "on ne lève pas la main sur un enfant".


La présidente de la FCPE a une réaction similaire à celle de Mme Marais. Elle me propose de demander un rendez-vous à l'adjointe au maire et de m'y accompagner afin de leur faire connaître ce qui se passe dans cette école. Elle me dit : je vais en toucher deux mots à Mr Deplanque car elle est révoltée face à son comportement.


Au SNES Rouen, on me propose de prendre un rendez vous avec le recteur et de m'accompagner. Mais ils n'insistent pas de trop sur les fessées. Ils veulent avant tout empêcher ma principale de me licencier. Ils s'intéressent de près à mes conditions de travail et au fait notamment que je ne sois pas assurée pour la maternelle et que je n'aie pas reçue de lettre de mission.


Le Jeudi 27 Mars : Je téléphone au rectorat. La secrétaire à qui j'explique les faits me passe directement la personne chargée des affaires juridiques au rectorat.

Celui ci me conseille d'envoyer une lettre sous couvert de ma principale.


Le Vendredi 28 Mars : Mr Abbou, secrétaire au collège Eugène Varlin m'annonce vers 16 heure qu'il y a eu une réunion de direction et qu' ils ont pris la décision de me donner un planning au collège.


Ce même jour, le responsable de SEGPA me demande d'être présente comme accompagnatrice à la sortie Cybertech des 5ème SEGPA à Rouen Mardi 1 Avril.


Mercredi 2 Avril : Mme Hervieu me donne un nouveau planning qu'elle me fait dater et signer tout en me précisant que "l'emploi du temps des assistants pédagogiques est flexible" et donc que mon planning pourra changer. Il a en effet été complètement modifié à plusieurs reprises depuis. Elle me prévient : "que cette histoire aurait pu finir tout autrement" et qu'elle n'acceptera "plus aucune contestation" de ma part.


Vendredi 4 Avril : Une des conséquences du harcèlement subi pendant 2 mois et de la peur de me retrouver sans ressource du jour au lendemain se manifeste par mon absence aux épreuves du CAPLP Lettres histoire pour lesquelles j'avais une convocation.


Mardi 29 et Mercredi 30 Avril : Je passe le concours de professeur des écoles.


Vendredi 2 Mai : On me donne un nouvel emploi du temps au collège.


Lundi 5 Mai : On échange mon emploi du temps contre un nouveau en SEGPA : 18 heures auprès d'une professeur des écoles. Dans ces 2 classes, 6ème et les 5ème règne un désordre complet : envoi de crayons, crachats, élèves qui sortent du cours seules... Une assistante pédagogique nouvellement embauchée reprend mon précédent planning.


Je commence le matin même et n'ai pas de temps de prévenir mes anciens élèves (ils ne seront d'ailleurs pas prévenus par la hiérarchie et me demanderont des explications encore 1 mois après).


Dans cette classe, mon rôle principal est de faire de la discipline : aller chercher les élèves dans le couloir, les empêcher de jeter des crayons, d'insulter leur prof... Au bout d'une semaine de discipline, j'ai à mon tour subi le même sort que cette professeur : colle et blanco sur ma chaise, insultes régulières, moqueries... Je me suis même fait entouré et harcelé par un groupe de 6 élèves en faisant mes courses ...

Le responsable de Segpa a réagi à cette situation en me sortant de cette classe. Mais Mme Hervieu n'a pas apprécié cette décision et a imposé mon retour 4 jours plus tard.


Le travail que je mène n'est pas conforme aux missions d'un assistant pédagogique. Nous ne sommes pas là pour mettre de l'ordre dans les classes. Je me suis entretenue avec l'adjointe, Mme Morel sur ce sujet. Elle a proposé de passer de temps en temps dans la classe. Mais, alors que j'avais demandé à ce que un assistant d'éducation soit constamment présent à proximité et qu'il y ait, si possible, partiellement, une personne supplémentaire. Rien n' a été fait qui aille dans ce sens.


[ La dangerosité de ce contexte se résumera ainsi : alors que j'étais absente le lundi 16 juin, (l'accident s'est produit entre 11 et 12 heure et je finissais à 11 heure), leur professeur a reçu un compas dans le dos. Elle a été arrêtée une semaine. Elle avait, deux semaines avant cette agression, contacté l'Autonome de solidarité laïque. ]



Je trouve étrange qu'on cherche à tout prix à me laisser dans ce climat de danger et que dans un même temps on ne cherche pas manifestement à calmer ces classes.


Mardi 6 Mai : Je croise la mère de Kévin, l'enfant fessé, et lui relate ce qui s'est passé. La mère de Kévin me dit ne pas avoir été mis au courant ! Le seul engagement qu'avait pris Mr Patrick Deplanque était de prévenir les parents de l'enfant concerné (concernant l'enfant fessé par la directrice, Luciano, il avait soigneusement contourné le sujet).


Jeudi 29 Mai : Le responsable de la SEGPA, prend la décision de me retirer de cette classe, de me faire travailler avec lui et avec une autre professeur de SEGPA avec les 4ème, de prendre les élèves de la classe de 6ème dans laquelle je travaillais auparavant, individuellement et de leur donner des cours de soutien.


Mardi 3 juin : Lorsque j'arrive à 8 heure le CPE m'annonce que la direction me donne l'ordre de retourner avec dans les classes où le désordre le plus total règne et où on m'a récemment insulté de "pute" et entouré au supermarché du coin.

J'y retourne donc.


Mercredi 11 juin : Mon ami, Yanick Toutain et moi même sommes auditionnés par la police. Mme Carole Hervieu et Mme Véronique Combret ont porté plainte pour diffamation. Yanick Toutain les a dénoncées sur Internet en qualifiant de "brute" Véronique Combret qui avoue avoir tapé Luciano et d'"incapable" Carole Hervieu.


Le dossier des plaintes contient : les impressions des articles d'Internet (débats usenet où quiconque le souhaite, peut écrire librement ses réponses), la lettre que j'ai envoyée à Mr Deplanque et une lettre qui m'a été présentée par le policier comme une réponse de Mme Combret à la lettre que j'avais envoyée à Mr Deplanque; cette lettre date du 19 mars (de mémoire) (date ou les syndicats étaient reçus par l'Inspecteur d'académie).


Je n'avais jamais vu cette lettre. Ni Mme Hervieu, ni Mr Deplanque, ni l'Inspecteur d'académie n'ont remis en cause les faits lorsque je le leur ai exposés.


Et, voila que j'apprends le 11 juin, alors que je suis interrogée par le policier pour diffamation que Mme Combret a écrit que j'ai menti !!!


Je n'ai pas pris tous ces risques (menace de licenciement, d' arrêt sur salaire, harcèlement, contrat possiblement non renouvelé) pour qu'on m'accuse de mensonge !!


Ma détermination concernant le combat contre la violence sur les enfants s'est d'autant plus renforcé.


Je ne m'arrêterai jamais de dénoncer les gens qui tapent les enfants quoi qu'il arrive!!!


Je considère que l'utilisation des médias à notre disposition est le meilleur moyen de mener ce combat.

Par ailleurs, si l'affaire avait été réglé en interne rapidement., ces textes écris par Yanick Toutain n'auraient pas eu de raison d'être.



Mardi 17 juin : Je remarque sur Internet que les histoires des élèves de CP mises en ligne en juin 2007 ne sont plus visibles du site du collège. Je vous demande de les remettre pour l'intérêt des enfants.


Alors que je passe au local de la PEEP, Mme Marais, qui m'avait jusque là soutenu et donné des conseils a une attitude complètement différente. Elle craint que je ne répète le soutien qu'elle m'a apporté.

Elle exige en criant que Yanick Toutain ne cite pas son nom sur Internet et répète deux fois qu'elle m'aurait "supporté" en se contentant de me donner des conseils.

Cette dame peut avoir la tête haute sur tout le déroulement initial de cette affaire : elle fut une des rares à mettre l'intérêt des enfants au premier plan.

Elle dit maintenant ne plus rien vouloir avoir à faire avec "cette histoire" et se retranche derrière le fait que les parents des enfants ne sont pas venus la voir.

Elle ne veut plus rien faire.


Ce revirement étrange semble totalement incompréhensible. J'ai cru déceler de la peur dans sa colère.

Peut-être a-t-elle reçu des menaces ...


Ce même-jour, monsieur Rufenacht, maire du Havre, rencontré par hasard dans une rue du Havre a été informé personnellement : "faisons un front commun contre les coups envers les petits de trois ans" lui a proposé Yanick Toutain.

Il a conclu en promettant de mener l'enquête.


Notes :


N'ont pas été inscrites pour plus de clarté toutes mes correspondances avec les deux associations de parents d'élèves , la PEEP et la FCPE, les présidentes sont choquées par l'étouffement de cette affaire et les attaques contre celle qui dénonce. J'ai aussi effectué des démarches à la mairie du Havre auprès de l'adjointe au maire chargée de l'enseignement grâce à leurs soutiens. Et, j'ai reçu un mail de Mme Nathalie Martinet, chef du service coordination et Gestion du personnel, qui me dit avoir prévenu l'éducation nationale et avoir fait le nécessaire (je ne connais pas les détails)


J'ai pu voir à quel point ceux qui ne toléraient pas ce type de traitement envers les enfants étaient malmenés. Cette plainte en diffamation est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Non seulement, on vous traite de menteur lorsque vous dénoncez de tels actes (lettre de Mme Combret soutenue par Mme Hervieu qui a porté plainte le même jour), on vous harcèle (Mr Deplanque et Mme Hervieu m'ont cherché des fautes professionnelles et ont remis en cause ma capacité à devenir professeur des écoles), on ne vous protège pas (une hiérarchie pour qui la violence contre les enfants n'est pas un sujet à banaliser m'aurait protégé. Et, de suite il m'aurait retiré de ce lieu. De plus, alors que j'avais été remplacée, on a continué à me harceler pour que je retourne à la maternelle).



J'avais déjà dénoncé les plaisanteries grivoises et le coup de pied aux fesses qu'un professeur d'UPI avait donné à une élève (collège Léo Lagrange au Havre). Et j'ai vu mon contrat ne pas être renouvelé. Je ne suis pas dans l'éducation nationale pour assister passivement à des violences physiques contre les élèves.


Par ailleurs, la population doit être avertie de ce genre d'affaire. C'est pourquoi, plusieurs textes sont visibles sur la toile.



























1 commentaire:

Vaï a dit…

Les pages des enfants sont toujours accessibles, via le cache de google :
http://74.125.39.104/search?q=cache:woqUyDhgdVYJ:colleges.ac-rouen.fr/varlin/ecole_primaire/Jason_et_le_singe_Ouistiti/JSO_par_Oussama/Jason_et_le_singe_Ouistiti_par_Oussama.htm+julie+amadis+histoire+enfants&hl=fr&ct=clnk&cd=6&gl=fr&client=firefox-a

Elles devraient être sauvegardées, espérons-le, de manière durable par Internet Archive
http://web.archive.org/web/*/http://colleges.ac-rouen.fr/varlin/