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samedi 14 février 2009

Liyannaj-Kont-Pwofitasyon ! Une analyse révolutionnaire egalitariste du programme des faux rebelles de Guadeloupe.

Liyannaj-Kont-Pwofitasyon ! Une analyse révolutionnaire égalitariste du programme des faux rebelles de Guadeloupe.


par Yanick, Toutain
14/02/2009 20:12

Quand les révolutions arrivent les classes exploiteuses secondaires ramènent le bout de leur museau de profiteurs.

La classe formoise des privilégiés salariés est capable de monter sur le cheval de la révolution, mais aussi, préventivement de faire des simulacres de rebellion. En Guadeloupe, les réformistes coalisés ont bâillonné la voix véritable de la population : absence totale de démocratie populaire , c' est un cartel de manipulateurs qui empêche l'élection de délégués révocables à tout moment.

On retrouve la ligne de la LCR-NPA : saboter les coordinations, empêcher le contrôle des délégués par la base.

C'est sur le blog d'un militant NPA qu'est publié le texte de ce simulacre de « soviet ». L'auteur met des guillemets. Il devra préciser son point de vue ; Dénonce-t-il le sabotage contre révolutionnaire d'un VRAI soviet ou essaye-t-il de nous faire passer des vessies pour des lanternes ?

La cartellisation des mouvements est une vieille pratique de la CGT stalinienne française : quand, dans les années 70, les révolutionnaires de la LCR parvenaient à construire des coordinations soviétiques, les bureaucrates s'empressaient de faire un « comité » bidon rassemblant les dirigeants des vieux syndicats. La LCR (la vraie) s'était construite dans ce combat.

Alain Krivine (le jeune, pas le bureaucrate magouilleur sénile qui s'est cloné en Besancenot) avait signé un livre « Questions à la révolution ». Le texte sur les coordinations préconisait de réussir un mai 68 en expliquant que ce qui avait manqué était simplement une coordination nationale regroupant les délégués de toutes les coordinations - coordinations formées de délégués révocables.

Lire ce texte, en présence de Krivine à la tribune, m'a valu ma dernière censure dans un meeting LCR ; un abruti m'apostropha et la parole me fut retirée par le magouilleur Francois Leroux.

Cette perspective d'un soviet national regroupant plus de 20 millions de délégateurs est la seule perspective sérieuse. C'est le seul chemin pour chasser Sarkozy et sa bande de gangsters assassins de l'Afrique.

Mais la formoisie ne magouille pas seulement sur l'organisation : son programme, lui aussi, respecte les frontières du capitalisme.

Preuves par l'analyse :

La « réponse révolutionnaire égalitariste » donne la réponse programmatique basée sur l'analyse de la lutte des classes entre les trois classes exploiteuses et le formariat ainsi que sur la lutte des strates.



Le LKP (« Liyannaj-Kont-Pwofitasyon ») qui est à l’origine de la mobilisation des travailleurs guadeloupéens réunit une cinquantaine d'organisations. Voici leur cahier de revendications.

1- NIVEAU ET CONDITIONS DE VIE

Un relèvement immédiat et conséquent d’au moins 200 €, des bas salaires, des retraites et des minima sociaux afin de relancer le pouvoir d’achat, de soutenir la consommation des produits guadeloupéens et plus généralement la demande.

réponse révolutionnaire égalitariste : Tous les revenus devant atteindre 1000 euros par mois, augmenter de 200 euros les RMIstes et les retraités, comme d'ailleurs les salariés précaires, partiels etc … relève de la bêtise ou de l'imposture. Aucun salaire à moins de 1000 euros ! Et le plancher sera le plafond : aucun salaire à plus de 1000 euros (demi-part de 500 euros jusqu'à 14 ans)



  • Le relèvement immédiat du SMIC, des salaires du secteur privé, des traitements de la fonction publique, du minimum vieillesse, des minima sociaux.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non. Le SMIC doit être à 1000 euros net et ne plus bouger. Il faut cesser d'exploiter l'Afrique.

  • Un salaire minimum guadeloupéen calculé sur le coût réel de la vie en Guadeloupe.

    réponse révolutionnaire égalitariste : absurde. Il faut des prix basés sur les produits de la région Amérique et cesser le commerce atlantique.
    - Création d’un bureau d’études ouvrières, chargé de calculer l’évolution des prix des produits réellement consommés par les travailleurs.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non. Il suffit d'un ordinateur en ligne relevant tous les prix. Les citoyens pourront vérifier et corriger le contenu du logiciel. Quant aux études et analyses : les libres citoyens volontaires pourront publier les études de leur choix. Pas de bureaucratie supplémentaire.


  • - Réductions d’impôts fondées sur la justice fiscale.

    réponse révolutionnaire égalitariste : absurde. Un salaire à 1000 euros rend absurde la notion d'impôt direct.
    - Baisse significative de toutes les taxes et marges sur les produits de première nécessité et sur les transports.

    réponse révolutionnaire égalitariste : La gestion populaire de la distribution par la confiscation anticapitaliste réglera la question ; LES BÉKÉS RICHES DEHORS ! A BAS LE CAPITALISME !
    - Baisse des taux de la taxe sur les carburants.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Totalement stupide. Il faut, au contraire inclure une taxe carbone dont la totalité sera versée à nos cousins Africains qui polluent moins de 1,8 kilos de carbone par jour.
    - Suppression de la taxation des produits locaux

    réponse révolutionnaire égalitariste : oui pour la TVA et autres imports indirects, sauf le contenu « taxe carbone » inclus dans tous les objets matériels transportés.

    Logements

  • Gel des loyers pour une période indéterminée et pour l’année 2009 l’annulation de l’augmentation de 2,98%

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non. Le parc immobilier est confisqué et tout le monde devient locataire. Mais les libres citoyens participeront à des enchères libérales pour fixer le niveau des loyers. La base sera 5 euros le mètre carré. Mais certains prix augmenteront énormément, et d'autres baisseront.
    - L’arrêt des saisies immobilières des propriétés des guadeloupéens et restitution des biens

    réponse révolutionnaire égalitariste : Absurde. Tout le parc immobilier est SAISI PAR LA REVOLUTION. A BAS LA PROPRIÉTÉ IMMOBILIÈRE !
    - Un plan quinquennal pour résorber l’habitat insalubre

    réponse révolutionnaire égalitariste : Les citoyens, sur leurs 300 euros d'investissement démocratique pourront faire le choix d'investir dans l'immobilier collectif.
    - Un vaste programme de construction de logements sociaux et intermédiaires.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Idem

    Environnement

    Contamination des terres par la chlordécone :

    réponse révolutionnaire égalitariste : Toutes les terres sont collectivisées. Les coupables de sabotages sanitaires seront condamnés, punis et devront indemniser sous peine d'ostracisme définitive et d'expulsion hors des Antilles.
    - Définition de mesures sanitaires pour protéger les populations des zones contaminées ;

    réponse révolutionnaire égalitariste : Évidemment. Mais le marché locatif libéral leur permettra de facilement changer de quartier.
    - Indemnisation des victimes professionnelles et civiles.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non. A part la prise en charge sanitaire, il n'y a pas lieu à indemnité personnelle.

    Transports

    - Mise en place d ‘un véritable service de transport des usagers.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Ce seront les citoyens, sur leurs 300 euros qui « voteront » pour cela s'ils le souhaitent. Mais ce seront les citoyens des autres iles qui financeront : en effet, on ne peut pas financer ce dont on va profiter ensuite.(pas d'abus de biens sociaux)
    - Engagement d’un audit indépendant sur les modalités de constitution des Groupements et d’attribution des marchés ;

    réponse révolutionnaire égalitariste : Farce capitaliste. La totalité de l'appareil productif devenant transparent - et le travail ayant été retiré du marché - ce type de procédure sera inutile.
    - Révision des conditions d’exécution des marchés envers les usagers (abris bus, arrêts matérialisés, gares routières, poteaux d’indications des horaires de passage des bus)

    réponse révolutionnaire égalitariste : Investissement démocratique.
    - Réhabilitation et indemnisation des Transporteurs déclarés ‘’clandestins’’

    réponse révolutionnaire égalitariste : Les entreprises deviennent « lois 1901 » et sont gérées par le groupe fondateur. Comme tout le monde touchera 1000 euros, celui qui souhaitera travailler en se rendant utile dans le transport sera libre de le faire.
    - Révision des conditions d’exécution des marchés par les groupements vis-à-vis des transporteurs (mise en fonction de la billetterie, fixation du prix à verser par chaque sous-traitant en fin de mois)

    réponse révolutionnaire égalitariste : tentative de maintien du capitalisme ou paragraphe inutile.

    2 - EDUCATION

    - Mise en place dans l’immédiat d’un moratoire de 4 ans en ce qui concerne la réforme du recrutement des enseignants, le temps de permettre la mise en place par l’U.A.G. des masters de professionnalisation et les sorties des premières promotions.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non aux réformes formoises. Quiconque souhaite enseigner est libre de le faire. Quant aux élèves : liberté totale (lieux horaires, programmes etc …)

    SUPPRESSION DE TOUS LES DIPLÔMES. ABOLITION DU RESPECT DES QUALIFICATIONS ACQUISES.
    - Acter dans ce cadre un plan de titularisation des contractuels pour palier les besoins de recrutement.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Tout le monde est titulaire et touche 1000 euros.
    - Maîtrise de la gestion des postes et des personnels en Guadeloupe pour mettre en place une
    politique de l’emploi et de la formation conforme à nos besoins.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Chauvinisme stupide. Quiconque le souhaite vient enseigner ou apprendre en Guadeloupe. (seuls les libres citoyens consommant 1000 euros pourront s'y loger par le marché locatif libéral. Les autres.... dehors !)
    - Disposer d’un pouvoir décisionnel en matière de programmes, d’orientation, d’éducation de gestion des ressources, de la mise en place d’un plan de titularisation des personnels contractuels et des contrats aidés.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Chauvinisme cocardier stupide. Les programmes seront « faits » par les élèves ! (chacun le sien). A BAS TOUTES LES BUREAUCRATIES STALINIENNES !

    3 - FORMATION PROFESSIONNELLE

  • Création d’une structure assurant un véritable service public de la formation professionnelle : le CRFP ne constituant pas une réponse à la hauteur des enjeux.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non. Quiconque le souhaite enseignera. Les élèves choisiront.
    - Augmentation des fonds alloués à la formation professionnelle - Minimum 100 millions d’euros.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non. Les salaires ce seront 1000 euros et l'investissement (locaux , terrains, capital circulant, matériel) sera financé par les Bons d'investissement Démocratique (BID : 300 euros par mois par citoyen et 1 euro par jour à partir de 7 ans, puis 1 euro de plus par année supplémentaire (puis 2) cela donnera 7 ans : 1 euro par jour puis, ….8 ans : 2 euros, 9 ans : 3 euros, 10 ans : 4 euros, 11 ans : 5 euros, 12 ans : 6 euros, 13 ans : 8 euros, 14 ans : 10 euros par jour. Un libre citoyen de 11 ans aura une capacité d'investissement égale à la moitié de celles des libres citoyens adultes. Il investira 150 euros par mois. Ce sera cette action civique qui sera un des principaux fil à plomb du programme de formation qu'il se sera choisi.
    - Création de filières de formation professionnelle liées à tous les secteurs stratégiques pour le développement de la Guadeloupe et adaptées à nos réalités avec production de référentiels spécifiques (Agriculture, Environnement, Energies renouvelables,…)

    réponse révolutionnaire égalitariste : Bureaucratisme. Pas de planification stalinienne. Ras le bol des spécialistes. Quel bureaucrate choisira entre la filière musique et la filière jeu vidéo ? C'est du bureaucratisme néo stalinien.
    - Plan de formation obligatoire dans toutes les entreprises et particulièrement dans les entreprises de moins de 10 salariés.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non. Chaque citoyen est libre d'apprendre en travaillant, de travailler sans apprendre ou d'apprendre sans travailler.
    - Mise en place d’un dispositif d’accompagnement et de formation pour un chômeur ou un travailleur dans le cadre de la création d’activité.
    réponse révolutionnaire égalitariste : Paternalisme. De toute façon, tous les chômeurs sont embauchés. EMBAUCHE DE 5 MILLIONS DE CHÔMEURS PAYES 1000 EUROS COMME TUTEURS SOCIAUX.
    - Création d’un Fonds d’urgence pour la formation professionnelle alimenté par les remboursements des trop perçus de la SARA.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non. Pas de bureaucratie. Tous les projets doivent passer par les BID.

    4 - EMPLOI

  • Priorité d’embauche pour les Guadeloupéens.

    réponse révolutionnaire égalitariste : CRÉTINISME CHAUVIN. Ce sont des crétins dans ce genre là qui ont déclenché la guerre 14-18. Il faut la PUBLICATION (sur Internet) DU NOM DE L'ABRUTI QUI A FAIT CETTE PROPOSITION !!!

    De toute façon, la défaite du capitalisme supprimera la notion d'embauche.

    - Embauche obligatoire de Guadeloupéens dans toutes les entreprises qui bénéficient d’aide publique.

    réponse révolutionnaire égalitariste : CRÉTINISME DOUBLE : Pourquoi préciser ?
    - Mise en place d’un avenant régional à la prochaine convention Unedic en vue d’améliorer et d’élargir les conditions d’indemnisation du chômage en Guadeloupe : revalorisation des allocations de chômage en montant et en durée (moins du ¼ des chômeurs de Guadeloupe ont droit à ce jour à l’ARE).

    réponse révolutionnaire égalitariste : Chômage ? Quel Chômage ? A BAS LE CHÔMAGE ! A BAS LE CAPITALISME !
    - Respect de l’obligation de recrutement des Travailleurs Handicapés

    réponse révolutionnaire égalitariste : Absurde. Quiconque souhaite faire un groupe de musique avec un aveugle ou un paralysé peut le faire (ou ne pas le faire !) . Ce n'est que sous la barbarie capitaliste qu'il est besoin de légiférer là-dessus.
    - Arrêt de la déprogrammation des fonds de la formation professionnelle

    réponse révolutionnaire égalitariste : Inutile et bureaucratique. Liberté d'enseignement.
    - Ouverture des financements de la formation professionnelle à tous les chômeurs et non plus uniquement aux seuls indemnisés au titre de l’ARE & instauration d’un crédit annuel de formation pour chaque chômeur.

    réponse révolutionnaire égalitariste : On ne veut plus de chômage alors c'est parler pour ne rien dire !
    - REHABILITATION DU FONDS SOCIAL de l’ex ASSEDIC pour les situations individuelles.

    réponse révolutionnaire égalitariste : On ne veut plus de chômage !
    - Limitation du CDD à 6 mois renouvelable une fois, à l’issue du renouvellement, embauche du salarié.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Il n'y a plus que des CONTRATS DE LIBRES CITOYENS consommant 1000 euros pour toute leur vie et INVESTISSANT 300 euros par mois.
    - Limitation du recours aux sociétés d’intérim à 5% des contrats du secteur marchand.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Suppression des sociétés capitalistes. L'intérim comme les autres.
    - Embauche prioritaire à l’issue d’un contrat en alternance.

    réponse révolutionnaire égalitariste : A BAS LE CHÔMAGE !
    - Obligation d’embauche des travailleurs handicapés au lieu du paiement de la pénalité prévue par la loi.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Redite réformiste. On a bien compris que la formoisie pseudo rebelle souhaite la préservation du capitalisme.

    Contre les LICENCIEMENTS

    réponse révolutionnaire égalitariste : ABOLIR LE CAPITALISME.

  • Participation des représentants des salariés dans les instances dirigeantes de l’entreprise avec voix délibératives.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Suppression des entreprises capitalistes. Pour les associations liberté totale des statuts (dictature personnelle ou association totale)
    - Plan social, reclassement et formation obligatoire quel que soit le nombre de licenciés et l’effectif salarié de l’entreprise.

    réponse révolutionnaire égalitariste : La formoisie aime les capitalistes : elle persiste à vouloir l'améliorer !
    - Réintégration de droit des licenciés pour faute, suite à la décision de justice ne confirmant pas la faute et systématisation du droit à la réparation.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non. Chacun s'associera avec qui il voudra.
    - Remboursement par l’entreprise des aides publiques perçues en cas de licenciement économique.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Le licenciement implique la perpétuation du capitalisme dont nous ne voulons plus.

    5 - DROITS SYNDICAUX ET LIBERTES SYNDICALES

    réponse révolutionnaire égalitariste : La totalité de ce paragraphe implique la perpétuation du capitalisme et est donc complètement stupide. De plus, l'abolition de l'esclavage salarial et le paiement de 1000 euros pour tous supprime la notion de « licenciement ».

    Les créateurs d'entreprises égalitaristes seront libres de choisir la forme de leur association. Y compris être un dictateur aussi absolu qu'un réalisateur de film s'ils le souhaitent. Chacun est libre de rester ou de partir.

    Les syndicats disparaitront donc.

    - Obligation d’un Accord de Branche ou d’Entreprise avant toute autorisation de travail le dimanche
    - Mise à disposition d’une Maison des Syndicats à Jarry
    - Négociation d’un Accord de Branche et Interprofessionnel sur l’exercice du droit syndical, la représentativité, la représentation de Branche, l’emploi
    - Régularisation des travailleurs en situation irrégulière.
    - Négociation de Convention Collective dans tous les secteurs.
    - Renforcement de moyens des Inspecteurs et Contrôleurs du travail.
    - Mise en place et respect du comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail dans toutes les entreprises.
    - Mise en place de délégué du personnel dans toutes les entreprises d’au moins 5 salariés.
    - Représentation des syndicats de Guadeloupe dans les entreprises et les organismes paritaires, (ASSEDIC-Sécurité Sociale-CAF- AGEFOS-PME-FONGECIF…)
    - Liberté de participation de syndicalistes extérieurs au Comité d’Entreprise et aux Négociations Annuelles Obligatoires
    - Extension systématique des Accords Collectives de Guadeloupe à l’ensemble de l’archipel,
    - Reconnaissance du 27 Mé, jour férié, chômé et payé.
    - Droit à l’organisation de formation syndicale ouverte à toutes les organisations syndicales de Guadeloupe.
    - Budget formation alloué aux syndicats dans le cadre de la formation syndicale
    - Annulation et Arrêt des poursuites pénales en matière d’action syndicale.

    6 - SERVICES PUBLICS

    réponse révolutionnaire égalitariste : TOUS LES SECTEURS seront publics. Gratuits ou marchands.

    Création et préservation de véritables services publics dans les secteurs stratégiques (eau, transport, énergie électrique et fossiles, traitement des déchets, prévention et sécurité civile, crédit…) au service de la population et des besoins économiques du pays, comprenant au sein des instances dirigeantes des représentants des usagers et des travailleurs.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Le seul contrôle sérieux, ce sera le contrôle par l'investissement démocratique. Ceux qui voudront s'associer pour gérer l'eau seront contrôlés en permanence par leurs besoins en BID.

  • TRANSPARENCE sur la fixation des prix de l’eau, des transports, des carburants, des loyers, du gaz, de l’électricité, des nouvelles technologies de l’information et de communication

    réponse révolutionnaire égalitariste : Tout sera publié sur Internet, y compris les montants des investissements de chacun.
    - Baisse immédiate de 50 centimes du prix des carburants

    réponse révolutionnaire égalitariste : TOTALEMENT STUPIDE ! Le litre atteindra bientôt 7,5 euros le litre !
    - Baisse du prix de l’eau, du prix de transport de passagers, du prix des communications.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non : prix en fonction du coût réel (avec les taxes carbone et uranium)

    EAU

  • Distribution de l’eau en qualité et en quantité sur l’ensemble du territoire.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Vœu pieux ou demande aux citoyens d'investir de BID.
    - Fixation d’un prix unique sur l’ensemble du territoire.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non. Les citoyens décideront. En effet, cette logique aboutirait à valider la demande d'un farfelu s'installant sur un ilot désert et exigeant les mêmes prix qu'ailleurs. Il y aura des zones de prix.
    - Facturation en fonction de la quantité réellement consommée.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Évidemment.
    - Remplacement du réseau vétuste (plus de 50 ans)

    réponse révolutionnaire égalitariste : BID.
    - Révision du mode de calcul de l’assainissement des eaux usées.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Le fond du problème c'est le choix de l'investissement.
    - Suppression de la majoration de 12 € pour retard de paiement.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Le prélèvement sera automatique.

  • SANTÉ

  • Ouverture des négociations portant sur l’équilibre de l’offre de soins entre le Public et le Privé, entre Établissements Privés et sur l’ensemble du territoire ;

    réponse révolutionnaire égalitariste : CONFISCATION DE LA SANTÉ PRIVÉE.
    - Résorption des déficits structurels des Hôpitaux ;

    réponse révolutionnaire égalitariste : BID : ce sont des capitaux circulants contrôlés par l'investissement citoyen.
    - Engagement des procédures pour la reconstruction du CHU ;

    réponse révolutionnaire égalitariste : BID
    - Révision du système d’évaluation des budgets dans le public et le privé.

    réponse révolutionnaire égalitariste : BID circulant.

    7 - PRODUCTION

    Volet Agricole

    réponse révolutionnaire égalitariste : TOUTES LES TERRES SONT CONFISQUÉES ET PASSENT EN LOCATION AUX ENCHÈRES.

  • Maintien et aménagement du foncier agricole (eau d’irrigation, voiries, téléphone, électricité) afin de créer des entités de production viables et en constante recherche d’autonomie.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Pas de bureaucratisme : les projets sont proposés par les citoyens et financés par les citoyens.
    - Finalisation de la mise à disposition des 32 hectares de terre pour la réalisation du projet porté par « Kè a Kanpech ».

    réponse révolutionnaire égalitariste : CONFISCATION
    - Maintien du traitement des dossiers collectifs par les SICA et Groupements de producteurs.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Bureaucratisme. La réponse sont les BID.
    - Exonération de la taxe foncière au profit des exploitants agricoles sur l’ensemble du territoire.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Tous les producteurs reversent la TOTALITÉ DES CHIFFRES D'AFFAIRE.
    - Suppression des taxes sur les engrais, désherbants, semences, aliments de bétail et gasoil etc.., destinés à la production agricole.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Inclusion de la taxe carbone et des taxes de recyclage.
    - Paiement des aides aux agriculteurs.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non ! Fin du régime de la subvention et de la magouille capitaliste.
    - Prise en compte de la valorisation de tous les co-produits issus de l’agriculture comme partie intégrante de la richesse produite par l’exploitation agricole (ex : bagasse pour l’énergie etc..).

    réponse révolutionnaire égalitariste : Baratin. Quant à la « culture de l'énergie » un MORATOIRE sera prononcé jusqu'au moment où la pauvreté mondiale sera éradiquée : REFUS DE NOURRIR LES MOTEURS AVANT LES HUMAINS !
    - Mise en place de mécanismes fiscaux et douaniers pour développer la préférence guadeloupéenne.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Chauvinisme absurde entre sociétés révolutionnaires et POISON IDÉOLOGIQUE dans le cadre du capitalisme. Qui a pondu cette ânerie ?

    Volet Pêche

  • Suppression immédiate de toutes les taxes perçues sur les matériels, révision du coût des intrants.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Sauf les taxes carbone et taxes recyclage.
    - Révision immédiate du texte concernant les exonérations au titre de l’URSSAF pour les marins pêcheurs embarqués seuls.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Leurs bateaux sont confisqués. Ils travailleront pour la collectivité. Pour 1000 euros par mois.
    - Mise en place d’un plan de formation des professionnels et des jeunes aux différentes activités de la pêche, aux acquisitions des techniques de capture nouvelles, aux utilisations de matériel électronique embarqué, aux techniques de conservation et de vente.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non aux plans bureaucratiques staliniens.
    - Traiter les problématiques, conditions de vente en gros et au détail réalisé par les marins pêcheurs, produits d’importation, groupements d’intérêt économique, organisation des producteurs.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Charabia pour cacher le refus de l'abolition du capitalisme.
    - Traiter les problématiques d’aménagement portuaire, points d’avitaillement, zone d’entretien des navires, zone de stockage des matériels.

    réponse révolutionnaire égalitariste : BID. Ce sont les citoyens qui choisiront quels projets ils veulent financer.
    - Mise en place d’une plate-forme de rencontres et d’échange avec les professionnels de la Caraïbe.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Baratin bureaucratique formois. Ras le bol des « spécialistes » qui savent mieux que tout le monde.

  • 8 - AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET INFRASTRUCTURES

    La maîtrise foncière

  • Fixer à 50 000 ha la surface agricole incompressible sous forme de ZAP (Zone Agricole Protégée) et mise en place d’une commission d’évaluation et de contrôle annuel.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non ! Un choix pareil se règle par les BID. (ou , éventuellement, un référendum)
    - Favoriser l’installation des jeunes diplômés sur des exploitations viabilisées (350 dossiers en attente).

    réponse révolutionnaire égalitariste : Et puis quoi encore ? A bas le favoritisme envers les diplômés : RÉVOLUTION ANTIFORMOISE !
    - Protection du patrimoine écologique de la Guadeloupe (forêt, mangrove,…)

    réponse révolutionnaire égalitariste : Ceux qui le veulent présenteront des projets et demanderont des financements. En BID
    - Arrêt de toutes spéculations immobilières et de la discrimination privant les Guadeloupéens du droit à l’accession à la propriété dans leur pays.

    réponse révolutionnaire égalitariste : NON ! NON et NON ! A BAS TOUTE LA PROPRIÉTÉ IMMOBILIÈRE ! NON AU CHAUVINISME DES CRETINS !
    - Arrêt d’implantation de nouvelles stations services

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non : les BID décideront !
    - Arrêt de l’implantation et de l’extension des grandes surfaces

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non : les BID décideront !
    - Arrêt définitif du projet d’implantation d’un circuit automobile « Vigie Gate » à Anse Bertrand.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non : ceux qui auront de quoi payer la taxe carbone sur leur quota pourront faire mumuse le dimanche : il suffit d'exiger qu'ils provisionnent leur quota.
    - Publication de tous les baux passés par les collectivités locales avec des particuliers et/ou des structures privées, à propos de la mise à disposition des terres achetées par ces dites collectivités

    réponse révolutionnaire égalitariste : Transparence totale en économie.

    Un développement équilibré du territoire

  • Rééquilibrage des territoires pour harmoniser l’organisation, la complémentarité et la répartition des activités sur l’ensemble du pays.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non : ce sont les citoyens qui doivent décider.
    - Renforcement de pôles secondaires complémentaires aux pôles principaux (Région Pointoise et Basse Terre).

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non au bureaucratisme.
    - Redynamisation des bassins de vie par le développement économique d’activités de terroir (exemples : agro-transformation, pêche…).

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non aux planificateurs bureaucratiques.
    - Dynamiser et valoriser les îles en s’appuyant sur leur identité culturelle.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non : si des habitants veulent un club de bourrée auvergnate ou un bagad quimperrois, ils ont autant de légitimité que les autres !!!
    - Redynamiser les quartiers et les bourgs susceptibles de développer l’emploi de proximité.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Et pourquoi donc ? Ce seront les BID qui décideront !

    Les infrastructures

  • Dynamiser l’habitat social au travers d’un recensement des besoins égalitaire et concerté (Région – Etat- Mairie).

    réponse révolutionnaire égalitariste : ABOLITION DE LA DIFFERENCE DES HABITATS et mise aux enchères. La totalité de l'habitat sera « social ».
    - Réaliser un recensement des besoins en logements, établissements scolaires, crèches, équipements sportifs, maisons de quartier afin d’y pourvoir par-delà toute prétention politicienne et électoraliste.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Si quelqu'un se propose pour faire cette étude, il n'y a pas à légiférer.
    - La création d’une pépinière artisanale et agricole qui serait la vitrine de nos produits du terroir

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non au chauvinisme commercial.
    - Le développement urgent de réseaux de transport secondaires : maritime, inter-iles, intercôtiers..

    réponse révolutionnaire égalitariste : BID
    - Mise aux normes parasismiques de tous les établissements et infrastructures publics (écoles, hôpitaux, ponts…)

    réponse révolutionnaire égalitariste : BID : les citoyens des autres iles auront à cœur de financer vos besoins.
    - Arrêt du projet d’implantation du port en eaux profondes.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non : BID ! (sous réserve de catastrophe écologique prouvée et vote de référendum télématique)

    9 - CULTURE (KILTI)

  • Prise en compte dans la programmation des medias de la langue et de la culture guadeloupéenne par la présence de représentants des associations culturelles dans les conseils d’administration.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non. Pas de favoritisme associatif.
    - Favoriser le développement d’entreprises et associations d’insertion culturelle.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Non au favoritisme.
    - Réhabilitation des lieux de mémoire populaire par l’adressage (non a lari).

    réponse révolutionnaire égalitariste : Qui le veut présente un projet de musée et demande un financement.
    - Création d’un institut culturel « Papa Yaya » à Capesterre Belle Eau.

    réponse révolutionnaire égalitariste : BID

    10 - ARÉTÉ PWOFITASYON

  • Rachat par les Collectivités du patrimoine foncier de Kalenda en vue de la création d’une unité hôtelière de luxe et du reclassement des salariés licenciés d’Anchorage et Kalenda.

    réponse révolutionnaire égalitariste : RACHAT ? AUX VOLEURS ? AUCUN RACHAT ! CONFISCATION !
    - Restitution du patrimoine (financier, mobilier et immobilier) des mutuelles liquidées en Guadeloupe.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Création d'associations citoyennes financées par BID. Elles loureront ce dont elles ont besoin.
    - Dessaisissement de l’administrateur provisoire (M.BORGAT) du dossier des mutuelles.

    réponse révolutionnaire égalitariste : DESSAISISSEMENT DE TOUS LES LARBINS DU CAPITALISME ET DE L IMPÉRIALISME.
    - Domiciliation des paiements de France Télécom, EDF…, dans les banques installées en Guadeloupe.

    réponse révolutionnaire égalitariste : SUPPRESSION DES BANQUES.
    - Poursuites pénales pour les infractions relevant d’abus de position dominante, d’entente illicite et de publicité mensongère.

    réponse révolutionnaire égalitariste : A BAS LE CAPITALISME... TOUT ENTIER ...
    - Poursuite contre les Responsables des massacres de mai 67 à
    Pointe à Pitre et réparation des préjudices aux victimes et ayant-droits.

    réponse révolutionnaire égalitariste : Poursuite mais pas de dommages et intérêts pour les ayant droits. Prises en charge médicale pour tous. La vie ne se monnaye pas. Ni la santé.
    - Transparence et baisse des coûts des services et des taux pratiqués par les banques et par les établissements de crédit.

    réponse révolutionnaire égalitariste : SUPPRESSION TOTALE DU CRÉDIT DE LA BOURSE ET DES BANQUES
    - Priorité et facilité d’accès au marché et aux aides publiques pour les entreprises Guadeloupéennes.

    réponse révolutionnaire égalitariste : COCORICO DES CRÉTINS CHAUVINS !!!
    - Arrêt des abominations à l’encontre des travailleurs étrangers.

    réponse révolutionnaire égalitariste : TROUPES FRANÇAISES HORS D'AFRIQUE ! JUGEMENT DES CRIMINELS ANTILLAIS infiltrés en Afrique grâce à leur apparence !
    - Résolution de tous les conflits en cours.

    réponse révolutionnaire égalitariste : SUPPRESSION DE TOUTES LES CLASSES EXPLOITEUSES !

  • Peuple de Guadeloupe, ouvriers, paysans, artisans, retraités, chômeurs, entrepreneurs, jeunes, LIYANNAJ KONT PWOFITASYON est notre construction, notre idée, notre outil, notre conscience.

    Liyannaj kont pwofitasyon c’est nous !!! An nou bay lanmen pou ba’y sans é pouvwa…

    Que partout dans les bourgs, les villes, les campagnes, le peuple envahisse les rues !!

    Nou péké konstwi on sosyété nèf si nou rété anba dominasyon é pwofitasyon kapitalis é kolonyalis.

    La Gwadloup sé tan nou, La Gwadloup a pa ta yo, Yo péké fè sa yo vlé an péyi an-nou

    LA liste des syndicats du collectif Liyannaj kont pwofitasyon : ADIM - AFOC – AGPIHM - AKIYO – AN BOUT’AY - ANG - ANKA – ASSE - ASS.AGRICULTEURS DU NORD BASSE-TERREASS.LIBERTE EGALITE JUSTICE - CFTC - CGTG – CNL - COMBAT OUVRIER – COMITE DE L’EAU - CONVENTION POUR UNE GUADELOUPE NOUVELLE – COPAGUA – CSFG - CTU – ESPERANCE ENVIRONNEMENT – FAEN SNCL - FO – FSU – GIE SBT - KAMODJAKA - KAP Gwadloup - LES VERTS - MADICE – MAS KA KLE - MOUVMAN NONM - PCG – SGEP/SNEC/CFTC - SOS B/Terre ENVIRONNEMENT - SPEG - SUD PTT GWA – SUNICAG - SYMPA CFDT - TRAVAYE é PEYIZAN - UDCLCV - UIR CFDT – UNSA - UGTG - UPG - UPLG - UMPG – VOUKOUM.



    • ======================================================
















    LIRE AUSSI :

    mardi 10 février 2009

    Le jour de sa création, le NPA magouille déjà en Guadeloupe : aucun respect de la démocratie !!! ATTAC est complètement manipulé par Patrice Ganot

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    Revolution ! Expropriation des Bekes ! A bas l'imperialisme ! Dehors les affameurs ! Des soviets partout !

    samedi 14 février 2009

    Liyannaj-Kont-Pwofitasyon ! Une analyse révolutionnaire egalitariste du programme des faux rebelles de Guadeloupe.


    mardi 17 février 2009

    Une critique de gauche du mouvement en Guadeloupe

    Birahima donne des éléments d'information précis sur ce qui se passe en Guadeloupe. Cette militante NPA (minoritaire) donne un éclairage sur Patrice Ganot et le syndicat chauvin UGTG qui tranche avec l'unanimisme stupide.

    mardi 17 février 2009

    Sur le blog du LKP, je dépose un commentaire avec un lien vers l'analyse de leur programme

    (il semble que ce texte a été censuré depuis par le LKP : on ne le trouve plus et Google ne le voit pas)

    et

    DIMANCHE 22 FÉVRIER 2009

    REQUISITOIRE :3 MILLIONS DE BEBES AFRICAINS VONT MOURIR A CAUSE DE SARKOZY-BOLLORE

    cliquer sur le mot "raciste" en dessous donnera la liste des crétins racistes répertoriés sur ce blog.

    lundi 9 février 2009

    Le NPA n'est pas revolutionnaire : par 46 voix de majorité !



    Le NPA n'est pas révolutionnaire : par 46 voix de majorité !

    Cela pourrait être un spectacle comique, cela pourrait être un nouveau scénario de Molière : « les Tartuffes », cela pourrait être une pièce de Ruquier : « Olivier, François et Alain, le pantin et les ficelles ».


    "Un nouveau nom....le NPA !

    Après une longue procédure au sein des comités, le congrès a été amené à voter sur le nom du nouveau parti.

    Après un premier tour où 5 propositions étaient proposées (NPA, parti anticapitaliste révolutionnaire, alliance de la gauche internationaliste et révolutionnaire, parti anticapitaliste, parti de la gauche anticapitaliste), un second tour a opposé les 2 premiers choix des délégués : NPA et PAR...

    La propostion NPA recueillait 316 votes, le PAR 270 avec 13 abstentions....

    Vive le Nouveau Parti Anticapitaliste !"


    Mais il y a des SDF qui meurent dans les rues de France, dans les rues d'Europe. Il y a des milliers de bébés africains qui décèdent chaque jour, assassinés par le gang Sarkozy-Bolloré.

    La farce Besancenot-Sabado-Krivine, par sa responsabilité dans la perpétutation de la barbarie capitaliste est une farce tragique.

    Ces gens, ce clown et ses acolytes ne sont pas révolutionnaires : le congrès du nouveau parti stalino-menchévique vient de la confirmer. Ce sont 8 voix qui ont manqué pour que le mot « révolutionnaire » soit ajouté à anticapitaliste.

    On a échappé au « Nouveau parti anticapitaliste révolutionnaire ».

    Au moins les choses ont le mérite de la clarté.



    YT :Le noyau néo-stalinien Krivine Sabado tient bien les choses en main : leur contrôle sur un NPA sous-formé politiquement sera plus grand que celui qu'ils exerçaient sur la LCR. Il leur avait fallu débaucher le jeune clown Besancenot, futur leader de la minorité de la LCR – la tendance Révolution – pour s'assurer du maintien de leur contrôle bureaucratique sur l'organisation.

    Mais, la montée des luttes – dont 1995 avait donné le signal – risquait de faire tanguer leur pouvoir : Ils ont donc utilisé la même méthode que Staline : Noyer les éléments critiques sous une masse d'analphabètes et de magouilleurs. Krivine est un âne politique dont les faiblesses intellectuelles sont masquées par une ruse et la gouaille du rhéteur, pour autant, a conservé un minimum de bagage historique. Il fut capable de retourner lire Pierre Broué et l'histoire du stalinisme pour s'en inspirer : J'avais vu les méthodes de gangster que ces gens furent capables d'utiliser en coulisse, les méthodes – les mêmes que celles du début du stalinisme – pour empêcher la contradiction pendant les meetings publics. Ils utilisent maintenant la noyade politique ; entourer les futurs contradicteurs d'une masse d'imbéciles et de naïfs manipulés par les véritables dirigeants du NPA. Relisons Pierre Broué :



    APRÈS 1924, LA PROMOTION LÉNINE DE 2009

    Transformation du parti.

    La campagne de recrutement d'ouvriers d'industrie décidée par la XIII° conférence est placée sous le patronage du chef mort. La promotion « appel de Lénine » amènera en quelques mois, plus de deux cent mille nouveaux adhérents, augmentant finalement en un an l'effectif du parti de 50 %. Malgré son étiquette, la campagne consacre une rupture profonde avec les méthodes employées du vivant de Lénine. D'une part, il ne s'agit plus de l'adhésion enthousiaste et convaincue d'ouvriers gagnés par d'autres militants, ni même de celle d'ambitieux contraints par la force des choses de faire leurs preuves, et de démontrer capacité et dévouement, mais d'un recrutement quasi officiel, effectué dans le cadre des usines, sous la pression de secrétaires qui sont des autorités officielles et ne manquent pas de moyens de pression pour faire adhérer au parti unique des travailleurs avant tout préoccupés par leurs problèmes quotidiens et la nécessité de conserver leur emploi. Les nouveaux venus, d'autre part, ne sont pas ou sont peu instruits - ils forment le gros des 57 % d'illettrés que, selon Staline, le parti compte en mai 1924 - très éloignés, par conséquent, des problèmes politiques inexpérimentés et malléables.



    Le but de la maneuvre est simple : se mettre au service du capitalisme tout en prétendant le combattre.

    Cette méthode est la même que celle de Scheidemann et Noske : ils se disaient « socialistes » pendant qu'ils réprimaient les travailleurs de Berlin, en 1919. Cette méthode est celle de Maurice Thorez qui expliquait que la grève est l'arme des trusts tout en se proclamant « communiste ».

    Besancenot n'est pas encore Kérensky, pas celui de 1917.

    Mais leur ligne politique se trouve bien plus à droite que celle des menchéviks de 1914 : la passivité immonde de la LCR quand l'Afrique subit une véritable tragédie, leur exigence d'obtenir des salaires de 1500 euros quand les Camerounais luttent pour obtenir quelques euros de plus : Demandez à Olivier Besancenot ce qu'est devenu Michael Agbor, le syndicaliste de Kienké !

    Ils se contrefichent du sort des rebelles d'Afrique : Les militants de la LCR, pendant 20 ans ont abandonné les quartiers pauvres de France : ils avouaient avoir peur d'aller défiler « là-bas ». Ils craignaient de déclencher une émeute.

    La LCR s'occupe des quartiers depuis qu'ils ont réussi à recruter des hypocrites provenant de ces quartiers : les émeutes des jeunes ont inquiété les arrivistes formois provenant des quartiers pauvres. Ces double face sont allé chercher des pompiers pour éteindre l'incendie révolutionnaire. Ce sont ces apprentis pompiers que la LCR nous présente comme les nouveaux rebelles.

    Mais elle se garde bien de leur donner une formation révolutionnaire. Il faut aller lire ce qui se débat sur le site du NPA. En matière d'hypocrisie réformiste, cela vaut son pesant de cacahouète ! Le statut exact du pseudo Dominique n'est pas précisé, mais il « écrit tout haut » ce que pense tout bas le néo-réformiste du NPA : Sa logique consiste à nier les déterminations de « classe ouvrière » qui seraient susceptible de monter l'évolution formoise de la LCR. Pour le Pseudo Dominique, être « ouvrier » ce serait être stalinien. L'imbécile n'a même pas compris que le stalinisme était le parti des cadres supérieurs : il a du vendre son « La Révolution Trahie » aux bouquinistes !

    Extraits provenant du site NPA, débat sur le programme


    La ligue est donc autodissoute.

    Il serait peut être intéressant pour l'histoire de cette organisation de rassembler tous les points de vue de ceux des ex LCR qui n'acceptent pas la légende en train de se faire à savoir que "le NPA est la continuité de la LCR".
    Le NPA commence son histoire qui est autre. Elle est la tentative de refonder une nouvelle mythologie révolutionnaire qui remplacerait le communisme disparu.

    L'histoire de la LCR est celle d'un courant en France qui a cru au renouveau "révolutionnaire" du communisme existant mais qui a en fait accompagné son déclin.
    Ce déclin, commencé en 1968, est tout simplement celle de "l'identité ouvrière", conception stalinienne de l'ouvrier réduit à sa fonction de travail, portée par le Parti communiste français. Le declin du PCF est avant tout le déclin de cette identité, par ailleurs fort contestable politiquement.
    Le NPA tente de redonner vie à cette identité "prolétarienne" au temps du déclin final du communisme. Le NPA est dans le déni de la crise identitaire "ouvrière" mais au contraire dans l'utopie politique de la restaurer.

    L'émancipation humaine est de sortir des identités "classistes" dans lesquelles le stalinisme (et au delà toutes les idéologies communistes révolutionnaires ) a enfermé le prolétariat pour mieux le réduire à l'esclavage sans fin.(ce que le Parti Communiste Chinois n'a aucun problème à réaliser dans un cadre capitaliste)
    Commencer à voir que les ouvriers sont des salariés comme les autres, et que les salariés sont comme les ouvriers.
    Que le pluralisme est la forme naturelle de l'expression des salariés.
    Qu'il faudra beaucoup de savoir faire unifiant pour fédérer et constituer une alternative concrète à la dictature des marchés et des capitalistes.
    Et non pas tenter de refonder une identité ouvrière utopique qui serait la base (ethnique ?) d'une "vraie gauche".
    Besancenot, salarié postier qui ne se réduit pas à "son job", mais qui au contraire s'en émancipe en faisant de la politique et en s'exprimant dans les médias, est le contraire de la figure ouvrière d'antan (celle de la discipline et de la fidélité au parti de classe).
    La figure de Besancenot, c'est au contraire celle du citoyen salarié actif qui s'émancipe individuellement de sa condition salariée en s'exprimant librement. Nous sommes tous des Besancenot en puissance et c'est pourquoi il ne faut pas un seul NPA, mais au contraire de nombreux NPA qui apprennent à agir et à s'exprimer dans la pluralité des identités.


    Ce n'est qu'un début ! Vive le pluralisme du 21 eme siècle

    YT : Le « citoyen salarié actif qui s'émancipe individuellement de sa condition salariée en s'exprimant librement. » est un propriétaire immobilier qui spécule en se faisant payer des compléments de salaire scandaleux. Ou encore un professeur d'histoire qui a profité du financement de ses études par la société pour finir comme pseudo postier de fin de semaine. Un imbécile médiatisé par la bourgeoisie dans le but de préserver son pouvoir. On comprend qu'il ne faille pas « tenter de refonder une identité ouvrière utopique »


    "Le NPA commence son histoire qui est autre. Elle est la tentative de refonder une nouvelle mythologie révolutionnaire qui remplacerait le communisme disparu."


    "L'émancipation humaine est de sortir des identités "classistes" dans lesquelles le stalinisme (et au delà toutes les idéologies communistes révolutionnaires ) a enfermé le prolétariat pour mieux le réduire à l'esclavage sans fin."

    TRES TRES FORT!

    ...."ce que le Parti Communiste Chinois n'a aucun problème à réaliser dans un cadre capitaliste"

    HE! c'est pas le cadre qui est capitaliste, c'est le parti "communiste"(comme tu dis), qui EST capitaliste.

    Il est même ULTRA-capitaliste.

    La vraie révolution, c'est dans la tête de chacun, et il faudrait peut-être commencer par se réapproprier le SENS, et par appeler un chat, un chat.

    YT : L'imbécile néo-Bernsteinien insiste et trouve un claque pour l'applaudir : ce serait le stalinisme qui aurait « enfermé le prolétariat ».



    J'ai comme l'impression que beaucoup de communistes,socialistes, ou autres mouvances, vont avoir beaucoup de mal à pigé ce que veut dire NOUVEAU !!! mdr !!

    Après l'important c'est pourtant bien de defendre les ouvriers et les droits de l'homme et surtout de la femme et des enfants ,,, et non des Mots vieux et obsolétes ::: Non ?

    Et c'est peut-être sur ces points que l'on serait dans l'éventualité d'un Acoord ???

    Les souhaits profonds et concrets pour le civitas et non des idéos démoder et lourdes d'histoires dangereuses !!!

    YT : En 1974, aucun nouveau militant – en cours de formation – n'aurait osé publier un pareil texte idiot. C'est sur ce genre de militant sous formé que comptent s'appuyer les nouveaux contre-révolutionnaires stalino-menchéviques. On ne parvient même pas à comprendre à qui s'adresse son mdr. Trotsky s'arracherait les cheveux !




    " Et non pas tenter de refonder une identité ouvrière utopique qui serait la base (ethnique ?) d'une "vraie gauche".

    Je pense que la critique de Dominique serait recevable si elle était fondée.

    Je n'ai pas connue la Ligue de 68 à 78, mais plus de dix ans plus tard. Et à cette époque déjà, l'ouvriérisme en était absent. Totalement. Etant passé par d'autres courant d'EG avant d'arriver à la Ligue, je peux dire aussi que l'ouvriérisme y était non seulement absent mais combattu explicitement.

    L'impression que donne le texte de Dominique c'est de confondre ouvriers et prolétariat, c'est à dire catégorie socio-professionelle et classe, sociologie et marxisme.

    La classe, est un concept dynamique, pas une catégorie figée. Elle se construit dans la lutte, dans son oppositio,n son antagonisme avec ceux qui défendent l'appropriation privée des moyens de production, et vice versa. Le prolétariat recouvre même plus largement que la catégorie des salariés (les privés d'emplois, les petits artisans, paysans, artistes, précaires...), tout en n'incluant pas TOUS les salariés (les grands cadres, les pdg, les actionnaires fortunés et salariés...), mais la ligne de partage, de tension se fera dans les luttes et les revendications.

    La figure de l'ouvrier n'a jamais été mythifiée dans l'EG que j'ai connu. Et j'ai toujours fui comme la peste ceux qui le faisaient encore (Lutte Ouvrière pour ne pas les citer, une partie du PCF, quelques micro-sectes maoïstes...).

    Le NPA se construit à mon avis en total accord avec ça :

    Commencer à voir que les ouvriers sont des salariés comme les autres, et que les salariés sont comme les ouvriers.
    Que le pluralisme est la forme naturelle de l'expression des salariés.
    Qu'il faudra beaucoup de savoir faire unifiant pour fédérer et constituer une alternative concrète à la dictature des marchés et des capitalistes.

    La seule chose que le NPA tente de reconstruire à mon avis, c'est la conscience de l'incompatibilité d'intérêts entre ceux qui détiennent la propriété des grands moyens de production et d'échange et qui par ce moyen donnent la direction de la marche du monde, et ceux qui n'ont rien et qui subissent la dictature du profit.

    Cette "conscience de classe" là, n'est pas ouvriériste, morale, stéréotypée, enfermante. La preuve en est dans le soutien du NPA (et de l'ex-LCR) aux luttes féministes, pour la liberté sexuelle, la diversité culturelle.

    Une indienne Mapuche lesbienne et paysanne sans-terre, ce n'est pas un "ouvrier", pas même une salariée, mais c'est très certainement dans la société actuelle, une opprimée et une militante potentielle du NPA. Je fais dans "l'exotisme" à dessein pour "tordre le bâton".

    Et il est clair que ces multiples identités fragmentées, réunies dans une même personne, vont nourrir des expressions, des luttes, une manière multiple, plurielle, de s'inscrire dans la société. Mais qu'elles ne feront pas disparaître l'opposition de classe fondamentale.

    Le zapatisme de Marcos a contribué à faire émerger cette réalité plurielle tout en l'inscrivant dans une dynamique "unifiante" anti-capitaliste.

    Je fais le pari que le NPA saura en France faire vivre ce pluralisme anti-capitaliste.

    J'ajouterais que pour faire vivre le débat, le pluralisme... Dominique devrait peut-être intervenir, préciser sa pensée, répondre sur les fils qu'il ouvre, intervenir dans d'autres fils... au lieu de se contenter de déclarations à sens unique qui pour le coup ne souffrent aucune contradiction.

    YT : Derrière ce baratin formois dans lequel une conscience de classe commune devrait être partagée entre Michael Agbor payé 50 euros et Olivier Besancenot qui passe ses vacances d'hiver au Mexique, on peut se demander ce qui justifie l'absence de la LCR dans le combat pour éjecter les troupes françaises hors d'Afrique. A moins que l'occupation ne soit précisément ce qui permettrait de payer 1500 euros la base sociale de Besancenot ! Le congrès vote, comme un voeu pieux, noyé au milieu, la revendication qui DOIT être la deuxième priorité stratégique :


    =====

    "l Arrêt de la guerre et retrait de toutes les troupes françaises d’Afghanistan retrait de la France de l’alliance militaire impérialiste qu’est l’OTAN; démantèlement de l’industrie militaire française et européenne, à reconvertir dans les industries protégeant l’environnement;

    l Non à l’ingérence néo-coloniale et à la présence des troupes françaises en Afrique, aide à la décolonisation des départements et territoires français d’outre-mer avec des projets de développement international des zones insulaires fragiles: Caraïbes, Océan indien, Pacifique;

    l Annulation de la dette du Tiers-monde, rapatriement pour leurs peuples des capitaux volés par les dictateurs. L’aide financière au développement est non seulement juste à titre de réparation des dégâts du colonialisme et de solidarité internationale, elle est nécessaire pour l’équilibre du monde. Pour la réorienter, soutien aux formes de coopération civile avec le tiers-monde permettant le développement des services publics d’éducation, de santé, d’administration, d’énergie, de communication, de financement.;

    l Soutien aux luttes des peuples opprimés pour le droit à décider de leur destin, c’est-à-dire le droit à l'autodétermination, en particulier pour le peuple palestinien écrasé ; Soutien à toutes les luttes dans le monde pour la liberté politique et les droits sociaux."

    =====


    tout d'abord, je tiens à dire que je suis militant révolutionnaire depuis 4ans, à la LCR depuis 3 ans.

    moi je regrette juste le processus de fondation du NPA qui n'a pas été démocratique (heureusement que ce n'était pas la révolution, et l'assemblée constituante...)

    je m'explique:

    1° point: le CAN n'a pas été élu sur la base de tendances, mais c'était plutôt une sorte de bidouillage réalisé avec les délégués (avec la moitié composant le CAN issu de la LCR)... Ce qui laisse à désirer

    2° point: seuls les textes du CAN ont été proposé, pas de textes alternatifs (mais c'est tout simplement la conséquence du 1° point)

    J'ai de ce fait réellement l'impression que le processus était de toute façon maitisé (la preuve étant la dissolution de la LCR AVANT la fondation du NPA).

    Je me demande aujourd'hui comment va se réaliser l'élection du CPN si aucune tendance n'existe...

    Malgré tout, je suis militant au NPA, et je suis certain qu'il reste l'un des partis les plus démocratique.

    Pour moi, c'est la démocratie qui permettra l'émancipation (pas de dirigeants économiques: actionnaires et pdg, pas de bureaucratie)

    YT : Ce type de dénonciation des magouilles reste isolé : c'est précisément la preuve que la LCR démocratique de 1978 a été tranformée en appareil bureaucratioque déguisé. Leur meilleure arme est le niveau affligeant des militants LCR NPA : en économie, en philosophie, le pire. Mais aussi en histoire, en sociologie etc etc …

    Les ignares sont les garants du pouvoir de la clique Krivine-Sabado.



    A 40 ans, la Ligue se dissout, tournant avec nostalgie une page du trotskysme



    Par Marine Turchi

    Mediapart.fr

    Au 18e – et dernier – congrès de la LCR, à la Plaine-Saint-Denis, jeudi, le ton était donné dès le hall d’entrée. A la «boutique LCR», des affiches annoncent avec humour un «changement de propriétaire» et des «soldes à -60%». T-shirts, pin’s, stylos estampillés «LCR», livres collector de la «IVe Internationale», tout y est, on peut même acheter le numéro de Rouge, l’hebdo du parti, de l’année de sa naissance. Quelques mètres plus loin, au stand «librairie», on assure que le dernier livre commun d’Olivier Besancenot et Daniel Bensaid se vend comme des petits pains.

    Dans la salle, les drapeaux rouges «LCR 100% à gauche» effectuent leur dernière sortie, aux côtés de la traditionnelle banderole «nos vies valent plus que leurs profits». Pendant que la trentaine d'orateurs (délégués et membres de la direction sortante) défile à la tribune, photos, couvertures de Rouge et affiches d’époque sont projetées sur un écran géant. La moyenne d’âge – élevée – le prouve, nous ne sommes pas (encore) au congrès du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), mais bien à celui de la LCR. «Les camarades anciens ont tenu à venir car c’est 40 ans d’histoire qui se concluent», explique Alain Krivine, fondateur de la LCR.

    Etrange atmosphère que celle d'un congrès où un parti révolutionnaire de 40 ans et 3.200 militants se saborde pour donner naissance à un successeur encore inexistant mais déjà fort de 9.000 adhérents; mélange d'émotion et d'impatience, d'enthousiasme et d'amertume. «Nous avons déjà été dissous deux fois par le gouvernement [en 1969 et 1973], cette fois-ci, c'est nous», s'est amusé Alain Krivine, lors de son discours d'ouverture.

    Toutes les figures historiques, comme François Sabado, l’assurent en chœur, «ce n’est pas de la nostalgie, juste de l’émotion. Ça fait quelque chose, après 40 ans de combats politiques !». Pour Daniel Bensaïd, il s'agit surtout de «la peur de l’inconnu» et de «l’émotion personnelle de certains camarades qui pensent du même coup à leur âge!». Chez les anciens militants, on reconnaît «un pincement au cœur», «l’émotion d’une page qui se tourne» et de «toutes ces traditions, ce patrimoine historique commun qui s’arrêtent».

    Du côté des plus jeunes, on comprend moins le manque d'enthousiasme de certains à la veille de la création d’un parti qui rassemble déjà trois fois plus d’adhérents. «Ça ressemble à une veillée mortuaire, déplore un jeune délégué de la «Ligue» qui raconte que «certains camarades se sont mis à pleurer». «Ça fait 40 ans qu'ils avaient cet espoir de créer un parti large, aujourd’hui on a 467 comités et 9.000 adhérents. Il n’y a aucune nostalgie à avoir, on devrait tous se féliciter pour ça, c’est historique», s’énerve Sandra Demarcq, syndicaliste membre de la jeune garde du parti. «La LCR se dissout, mais pas ses militants, ni ses idées», insiste un jeune militant à la tribune. «Laissons-les enterrer les morts!» s’exclame un autre.

    En ligne de mire, les trotskystes qui rejoignent le NPA en traînant des pieds et notamment la faction minoritaire de la LCR (partisane d’un rassemblement plus large avec Mélenchon et le PCF). «Jamais il n’y a eu un congrès aussi violent, nous confie son chef de file, Christian Picquet, qui dénonce «l’arrogance et le violence de la majorité». «On me dit, à la tribune, que je vais devoir choisir entre être dedans ou dehors, c’est une rupture de la tradition, je suis choqué! C’est triste, ça fait 40 ans qu’on est au charbon !»

    «On veut faire un parti à visage humain»

    A la tribune, lui non plus n’a pas mâché ses mots. «Je n’éprouve pas de nostalgie, il n’empêche, ce congrès aurait dû donner lieu à quelque chose de plus grand, le contraire de cette ambiance morose. On mérite mieux qu’un débat expédié en quelques heures», a-t-il lancé. J’aurais souhaité prendre plus de temps pour faire un bilan soigné des acquis, limites et traditions, savoir ce qu’on gardera.» Sa colère, il l'a exprimée sur son badge du congrès, en rayant les lettres «NPA» au profit d’un «LCR» annoté au stylo.

    «Faut jamais faire un bilan et regarder dans le rétro quand on crée un nouveau parti, ça réveille les vieux démons, estime Alain Krivine. D’autant que beaucoup viennent d’autres horizons avec une autre histoire. Il faut utiliser ce qu’il y a de mieux dans le passé et comprendre qu’il s’agit d’une nouvelle période.»

    Pour Myriam Martin, membre de la jeune garde de la Ligue, et candidate au conseil politique national, «la nostalgie [des minoritaires] est une posture qui cache du scepticisme et des divergences politiques». «Ce débat montre qu’il y a une grosse majorité qui est d’accord avec le congrès de 2008 et une minorité qui n’a pas compris, souligne-t-elle. On veut faire un parti à visage humain, on est contraint à une révolution culturelle. La LCR a été trop élitiste, nous ne sommes pas un parti d’intellos et de profs. Il faut apprendre à accueillir de manière massive, à parler différemment, être patient, faire de la pédagogie.»

    «C’était beaucoup trop polémique aujourd’hui, déplore Pierre-François Grond, le bras droit d’Olivier Besancenot, qui dénonce «de l’énervement», «de l’aigreur» et une certaine «hypocrisie» : «Ça fait dix-huit mois qu'on discute du NPA. Aujourd’hui, c’est l’acte final, il n’y a rien de nouveau, tout est joué, on sait que plus de 85% des militants de la LCR sont pour sa dissolution.» Pour lui, la création du NPA est aussi «l’échec politique de la faction minoritaire. On a réussi sans eux. Mais cette bulle médiatique sur Picquet, qui n’a pas de projet alternatif, c’est exaspérant!».

    Délégué de Talence (Gironde), André, 63 ans, qui se définit comme «un vieux de la vieille (…) fondamentalement trotskiste», soutient «avec enthousiasme» la création du NPA, «une possibilité d’inscription dans les luttes». «Picquet s’est installé dans un personnage médiatique de dénonciation qui joue contre l’organisation, analyse-t-il. Aujourd’hui les jeunes militants disent : "Combien de temps va-t-on garder un responsable dont l’unique intervention est de dire du mal de nous ?"».

    «Avant, quand tu arrivais à la Ligue on te filait le "Manifeste", la "Révolution permanente" de Trotsky, raconte Patrice, la cinquantaine, délégué de la Nièvre. Aujourd’hui, les jeunes sont révoltés, mais ils ne comprennent pas le langage des anciens, "phase transitoire", "front unique". Ce sont des choses qu’on doit prendre le temps d’expliquer.»

    André, lui, sourit en rapportant les réactions des «anciens» quand «certains jeunes disent "moi le syndicalisme, je suis contre". Ils le perçoivent comme une institution bureaucratique, mais nous ne devons pas être donneur de leçons, il faut les entendre».

    «On ne jouera pas à professeur Rouge»

    Chez les historiques de la «Ligue», on s’efforce d’apaiser les tensions. «Le débat était trop centré sur les deux tendances, c’est l’exercice qui veut ça, explique François Sabado. Mais il faut dépasser ce problème, la vraie question c’est : quel type de reconstruction de la gauche? C’est surtout la jeune génération qui va gérer, nous on va transmettre notre expérience mais ni Daniel [Bensaid], ni Alain [Krivine], ni moi ne serons dans le bureau national du NPA.»

    Quand on l’interroge sur le choc des cultures à venir au NPA, Daniel Bensaid évoque quant à lui «un travail collectif à faire pour écrire une histoire commune», une «culture du métissage» à acquérir. Et le philosophe de rappeler «le premier choc culturel avec Olivier [Besancenot]. Son point de départ, c’était la révolte, le mouvement alter, la littérature et ses références c’était plus le Che et le sous-commandant Marcos que les barbus communistes et la Révolution russe !». Le principal intéressé, lui, affirme qu’«il n’y a pas de conflit entre jeunes et anciens. La minorité n’est pas convaincue par ce projet pour des raisons politiques et non générationnelles».

    Dans son discours d’ouverture du congrès, Alain Krivine a surtout tenté de faire la jonction entre les deux générations. «Les nouveaux militants ne connaissent pas la Révolution russe, ni Rosa Luxemburg. Les anciens de la LCR vont avoir un rôle énorme à jouer, de formation, d’apport d’expérience», a-t-il assuré, avant d’ironiser : «On ne fait pas table rase du passé, mais on ne jouera pas à professeur Rouge, car les jeunes ne sont pas des bambins qui ne connaissent rien, ils ont des choses à nous apprendre. (...) C’est eux qui ont raison, pas nous.» En coulisse, le fondateur de la Ligue explique qu’«il y a des vieux qui traînent des pieds, qui sont un peu inquiets de voir ces jeunes arriver qui sont contre la droite mais n’ont pas de culture politique. Mais pour nous c’est un succès, après 40 ans de tentatives, on va enfin peser».

    Un «succès» dont Krivine aime rappeler le long cheminement. «A la base la LCR était une organisation étudiante de 125 militants dont tout le monde se foutait. Aujourd’hui 9.000 personnes cotisent pour un parti qui n’est même pas encore construit, qui est déjà à la Une de tous les quotidiens nationaux, et dont le porte-parole est l’un des politiques les plus populaires.»

    Très discret pendant cette journée de dissolution, Olivier Besancenot, lui, pense déjà à la suite. «Je ne suis pas venu avec une pelle et une gerbe de fleurs mais avec l’enthousiasme des jours à venir. La bascule s’est déjà faite. Notre bilan à nous, c’est le NPA. L’héritage de la Ligue, on en est fier, mais aujourd’hui c’est une nouvelle période qui s’ouvre, et donc un nouveau parti. Ce projet, on l’a porté tous ensemble à la LCR, y compris la direction, qui voulait un outil politique plus adapté.»

    Jeudi soir, la disparition de la Ligue a été votée à main levée à 87,1 % des voix des quelque 150 délégués. «Un score plutôt suspect», plaisantait Besancenot. 11,5% ont voté contre, les 1,4 % restants se sont abstenus. Le futur porte-parole du NPA l’a promis, «le fonctionnement militant va changer», même si entre le NPA et la LCR, «ce ne sera pas le jour et la nuit». Fini la référence au trotskisme, le NPA ne sera plus affilié à la IVe Internationale (fondée par Léon Trotsky), il prônera «un socialisme du XXIe siècle». Adieu aussi à Rouge, qui sortira son dernier numéro à l'issue du congrès, avant de céder sa place en mars à un nouvel hebdomadaire, dont il reste à décider du nom. Les fonds de la Ligue seront eux transférés au NPA. «Mais on maintiendra dans un premier temps une structure de la Ligue pour toucher les subventions», explique Alain Krivine. Et les drapeaux LCR? «On les donnera aux jeunes», sourit Patrice, le délégué de la Nièvre.


    Pour @Banano

    En 1985, la LCR opéra un « tournant ouvrier » en encourageant plusieurs centaines de ses militants à s’embaucher dans des usines et centres industriels. L’objectif était d’être présent dans un débordement ouvrier qui ne manquerait pas de surgir contre la politique de Mitterand.

    François Sabado a témoigné récemment de cette histoire qui l’a concerné personnellement.

    Ce tournant ouvrier a causé pas mal de dégats privés et fut un échec politique au moment même de restructurations industrielles historiques en particulier dans la sidérurgie.


    La référence à une « identité ouvrière » (qui comme toute identité est une construction ) a été et reste le concept unifiant commun à toutes les tendances se référant au communisme.

    Avec la transformation des processus de production ( ou le travail manuel est devenu minoritaire et marginal par rapport au travail d’entretien et de supervision de machines concues par des ingénieurs ), -l’automation disait on déjà dans les années 1960 – et le développement des techniciens, cadres ( Aujourd’hui par exemple, dans un groupe comme Orange –France Telecom- la proportion de cadres est de 40 %), l’ « identité ouvrière » véhiculée par la CGT et le Parti Communiste est entrée en crise avec l’apparition de l’aspiration à de nouvelles identités. Comme si les ouvriers ne voulaient justement plus l’être.

    Le film « Reprise », dont on a reparlé à l’occasion des 40 ans de 1968, peut être vu justement comme cela : la volonté d’une ouvrière de ne plus l’être, la volonté de sortir de conditions de travail « dégueulasses », la volonté que les « syndicats ouvriers » s’occupent effectivement des conditions de travail au lieu de les consider comme normales pour des ouvriers, "simples" conséquences de l’exploitation capitaliste. La CFDT est née de ces nouvelles aspirations : parler des conditions de travail (dont on n’a même pas parlé lors du Grenelle de 1968) et pas seulement des salaires. Les jeunes ouvrières et ouvriers ont aspiré a de nouvelles identités que simplement liées à leur travail. Vivre au pays (identités régionalistes, identités écologistes), diminution du temps de travail contre le « boulot, métro, dodo », idendités sexuelles (contrôle des naissances, contraception, féminisme, homosexualité).
    Mai 68 marque le debut de l’aspiration à ces nouvelles identités, qui se développent totalement en dehors du vieux mouvement ouvrier en particulier du PCF (L’ « ouvrier patissier Jacques Duclos »).

    L’extrême gauche marxiste révolutionnaire a pris le contrepied de ces nouvelles aspirations, les caractérisant dans un premier temps comme « petites bourgeoises » et se fixant pour ambition, au travers de la grille d’analyse historique trotskyste du stalinisme, le renouveau révolutionnaire du communisme existant. Et pourtant, le leader choisi par Lutte Ouvrière pour la représenter fut déjà une femme salariée du secteur bancaire et non ouvrière. Choix inconscient mais efficace , révélant la réalité de ces nouvelles identités.

    Prendre à contre pied cette « légitimité ouvrière » du communisme fut le coup de génie de Solidarnosc en Pologne. Imposer des syndicats ouvriers libres par une grève générale ouvrière (les chantiers navals de Gdansk en 1980 avec un leader ouvrier Lech Walesa) au parti unique, au pouvoir, sensé les réprésenter fut le début de la fin pour le mythe du « communisme ouvrier ». De manière étonnante, le mouvement Solidarnosc fut attaqué comme un « mouvement catholique » par certains courants communistes en France, y compris des trotskystes. Le mouvement Solidarnosc fut en fait un mouvement politique pour le pluralisme politique et la liberté syndicale, associant intellectuels, étudiants, ouvriers, paysans qui n’entrait pas tout à fait dans le schéma du communisme révolutionnaire. C’est un mouvement dont nous devrions nous inspirer en ces temps de crise capitaliste pour ne pas subir collectivement les discours du parti unique au pouvoir l’UMP.

    Ce que Besancenot représente à mon sens, c’est une identité salariée, radicale, consciente de ses intérêts et affranchie du déclin ouvrier. Ce n’est pas parce que l’identité ouvrière a disparu, et que par ce fait tous les courants socialistes en sont bouleversé, qu’il n’y a pas de motifs pour se révolter contre les conditions qui sont faites au salariat par les capitalistes.
    Ce n’est pas parce que le communisme s’est avéré en pratique comme un grand mensonge déconcertant, que les capitalistes peuvent se permettre n’importe quoi et faire passer le vol pour une richesse et une « nécessité économique ». C’est selon moi cette exigence que sa parole représente et qui ne demande qu’à exploser dans un mouvement général pour imposer des règles contraignantes aux capitalistes en matière de redistribution des richesses produites.
    La référence idéologique au communisme, à la révolution est devenue plutôt une contrainte davantage qu’un moteur pour la construction d’un mouvement général.
    Pour traduire dans la réalité d’un mouvement social et politique ce que représente la parole de Besancenot, nous avons tous besoin de nous affranchir des vieilles références communistes, fussent elles révolutionnaires.
    C’est la raison profonde selon moi de cet objet non identifié que porte le NPA (et dont on a tant de mal à trouver le nom). Qu’on le veuille ou non, le NPA constitue bien de fait une rupture avec le projet de la LCR qui était le renouveau révolutionnaire du communisme existant.
    Ne pas vouloir l’admettre, c’est s’enférer à nouveau sur des débats sans fin sur « l’idéal communiste » à atteindre.

    La crise de l’identité ouvrière, la nécessité de reprendre les combats pour la justice sociale et les intérêts à long terme des populations sont des questions qui touchent toutes les tendances de la gauche sociale et politique. Cette crise et cette nécessité s’imposent à tous, partis et syndicats. La crise de l’identité ouvrière n’est pas due au libéralisme des sociaux démocrates. Elle n’est pas due au stalinisme. Elle est liée aux progrès fantastiques de la productivité humaine qui est maintenant capable de se détruire elle-même.
    La lutte ouvrière, devenue minoritaire, ne suffit plus.
    Il faut créer des mouvements politiques majoritaires, associant plusieurs couches de la population. Il faut créer des convergences. Il faut l’intelligence de fédérer autour de revendications concrètes.

    Il ne s’agit pas du communisme. Il s’agit de justice sociale. Il s’agit du droit des salariés et des peuples face aux brigandages de la mondialisation capitaliste. Il s’agit de peser de manière déterminante sur le vieux mouvement social démocrate : si vous voulez à nouveau gouverner, vous devez trouver les moyens de contraindre les capitalistes à respecter la justice sociale, le bien commun des populations, de contrôler les initiatives économiques privées.

    Ce n’est pas un mais des milliers de Besancenot qui doivent porter cette exigence.

    Cette exigence ne pourra donner sa pleine mesure que dans la pluralité des syndicats et des partis, à l’image d’un mouvement Solidarnosc, associant intellectuels, chercheurs, étudiants, salariés du privé et du publique.

    La discussion philosophique sur la société idéale attendra devant l’exigence immédiate de justice.

    Que Besancenot soit communiste, révolutionnaire, libertaire, trotskyste, à la limite on s’en fout.

    C’est sa parole d’exigence sociale qui doit être reprise bien au-delà du NPA.


    Un blog interessant d'un membre du NPA

    http://ilyaura.20minutes-blogs.fr/

    YT : Tout ce baratin cache des vérités évidentes : Il existait, en 1975, une gauche de la LCR qui se bagarrait dans le MLAC pour que l'avortement soit pris en charge par les hôpitaux.

    L'aile droite de la LCR (en grande partie militantes du Planning Familial) prétendait que c'était illusoire et qu'il fallait D'ABORD obtenir l'abrogation de la loi de 1920 réprimant l'avortement.

    Ces dames de l'enseignement avaient prévu de payer à leurs filles des cliniques privées pratiquant la méthode Karman (avortement par aspiration). Ces dames de la moyenne et haute formoisie se contrefichaient des pauvres !

    Ceux qui se battaient pour la prise en charge collective et sociale de l'avortement étaient les mêmes qui se bagarraient contre les groupes femmes « de conscientisation », lieux de manipulation des femmes naïves par les grandes gueules. Ces mêmes grandes gueules de la LCR qui refusaient une intervention en direction de l'usine Lipton et autres usines formées d'ouvrières femmes.

    Ce que ne montre pas le texte qui précède, c'est le fait que les ouvriéristes étaient NOS ADVERSAIRES : ce sont eux qui prenaient des prolétaires manipulés pour justifier leurs positions droitières. Ceux qui voulaient intervenir en direction des usine furent – en majorité – hostiles au tournant de 1982 provenant des magouilleurs castristes du SWP étatsunien : Nous ne voulions pas placer des intellectuels dans les usines. Nous voulions faire sortir les ouvriers intellectuels des usines pour qu'ils s'assument comme chercheurs.




    @ Dominique

    Le tournant ouvrier, un échec ? Pour ma part quelques années sur la chaine de Billancourt à construire des 4L m' a surement appris plus sur la classe ouvriére que toutes les approches livresques.

    J'ai appris à ne pas idéaliser la classe ouvriére, mais j'ai bien ressenti la force qu'elle représentait, même si ,elle, ne le percevait pas en permanence.

    J'ai appris la patience, à ne pas être un "prof rouge". A prendre les gens tels qu'ils sont et non tel que l'on souhaiterait qu'ils soient.

    J'ai appris à aller à l'essentiel et ne pas perdre mon énergie dans des polémiques sur des noyaux de cerises.

    En deux mots j'ai vérifié que la classe ouvriére n'est pas une vue de l'esprit ou un concept intellectuel, et que je pouvais affirmer en faire partie.

    L'existence détermine la conscience, vivre concrétement coude à coude avec ceux-là mêmes que l'on veut représenter ne peut que renforcer qu' un engagement qui aujourd'hui prend une dimension plus élargie par la construction du NPA.

    La télé me renvoie l'image de camarades de l'époque, qui aujourd'hui se pavannent et commentent la politique à longueur d'émission( je ne citerais pas de noms). Ces "camarades" il est vrai n'ont pas fait le choix de se frotter à la réalité du prolétariat, et ils se vantent de mettre les mains dans le cambouis. Nous ne devons surement pas parler du même cambouis, nous n'avons décidément pas les mêmes valeurs

    YT : Ce que Thierry 44 a compris en allant à l'usine, il m'a suffit de vivre UN mois avec 3 copains (LCR) de Renault Sandouville dans un F5 et de partir en vacances avec eux pour le comprendre. C'est d'avoir vécu un an avec eux qui m'a convaincu de l'importance qu'ils en SORTENT.

    Le plus sensible d'entre eux, après UN MOIS de boulot était redevenu à moitié idiot en perdant tout son romantisme sensible. Il lui fallait se blinder pour supporter la chaîne.

    Les crétins qui voulaient faire le contraire de ce que Lénine préconisaient avaient des buts hypôcrites : Le principal artisan (propagandiste) du tournant ouvrier vers Sandouville (Gérard Bohner pseudo Lubin) avait un bel appartement d'agrégé de Math – avec vue imprenable sur la mer, il quitta la LCR, devint militant socialiste et conseiller municipal PS dans la région parisienne. On le retrouve à l'UNIR et (en rédacteur fantôme) sur le site LCR de Clermont-Ferrand.

    Il poursuit au NPA son éternel cours opportuniste : »« Nous appelons donc à un gouvernement pour une autre répartition des richesses1, un gouvernement auquel nous participerions parce qu’il inclurait les principales mesures de notre programme, c’est-à-dire parce que nous y serions politiquement majoritaires.

    Plus vite Sarkozy sera mis hors d’état de nuire et mieux ce sera ; Aucun obstacle à une majorité de gauche contre Sarkozy ; Nous voulons prendre toute notre place dans un gouvernement qui met en place une autre répartition des richesses. Nous pensons même que c’est ce seul type de gouvernement qui pourra satisfaire les principaux besoins sociaux et démocratiques ; Pour cela nous agissons pour que les idées anticapitalistes soient majoritaires à gauche. C’est même la raison d’être de notre parti.

    (IL FAUT LIRE AUSSI :

    PRIVILEGES ET CORRUPTION DES LEADERS : LE CAS BESANCENOT; LE CAS LUBIN (cotisations, salaires, revenus, trains de vie)



    C'est la droite Piquetiste qui persiste contre vents et marée à ramener au bercail réformiste tous les naïfs rebelles qui écoutent de pareilles sirènes : J'ai mis 20 ans à faire le rapprochement entre mes combats pour des cotisations de cellules à des niveaux révolutionnaires et les gentilles cartes postales que je recevais du camarade Bohner et de ses amis, de Ceylan , d'Amérique du Sud etc... Faire payer à un agrégé plus que 10% de cotisation était certainement vouloir diminuer leur internationalisme... estival !



    Quant à Thierry 44 qui tire un bilan positif de l'installation, il devrait retourner à la fac … ou lire la totalité des plus de 400 pages de MONSYTE : nous débattrons philosophie et actualité de la transformation quantité qualité.

    Et, enfin quant au réformisme, je laisse la parole au commentaire suivant de banano :


    Dominique,

    Je n'aime pas du tout le ton acrimonieux du blog que tu mets en lien.

    Il n'apporte rien politiquement.

    Certaines des questions que tu poses, je me les pose. Mais tu y réponds étrangement.

    Ce que tu sembles opposer à l'ensemble "du vieux mouvement ouvrier" me paraît extrêmement limité et même naïf :

    "si vous voulez à nouveau gouverner, vous devez trouver les moyens de contraindre les capitalistes à respecter la justice sociale, le bien commun des populations, de contrôler les initiatives économiques privées."

    - Gouverner

    - Faire pression sur les capitalistes pour qu'ils respectent la justice sociale...

    C'est très exactement le programme de la sociale-démocratie, sociale-libérale ou pas, depuis des décénies, avec le succès que l'on sait (succès environnemental, social, géopolitique...).

    YT : Excellente remarque !




    Ce qui est reproché aux vieux mouvement social démocrate, ce n'est pas qu'il se limite à faire pression sur les capitalistes, c'est qu'il ne ne fasse même plus.

    Entre la politique libérale du PS et un programme d'une économie sans marché, il y a un océan qui n'est aujourd'hui politiquement rempli par pas grand monde.

    Les syndicats sont quasiment seuls à ramer. Tout l'avenir du NPA est là.

    Soit continuer à discuter d'une société idéale sans capitalistes, sans marchés, sans propriété privée. Ce que même le Parti communiste Chinois ne pense plus.

    Ou bien commencer à s'organiser pour affronter concrètement les capitalistes en commençant par créer un rapport de forces à l'echelle mondiale pour qu'ils ne puissent pas faire du monde ce qu'ils veulent en passant par dessus les politiques publiques.

    En France, commençons par leur imposer des salaires décents.

    C' est tout le débat.

    Pour @Thierry44 : Et elle en est ou la chaine de Billancourt aujourd'hui ? C'est tout le problème.

    YT : CLOWNERIES : « Soit continuer à discuter d'une société idéale sans capitalistes, sans marchés, sans propriété privée. Ce que même le Parti communiste Chinois ne pense plus.

    Ou bien commencer à s'organiser pour affronter concrètement les capitalistes en commençant par créer un rapport de forces à l'echelle mondiale pour qu'ils ne puissent pas faire du monde ce qu'ils veulent en passant par dessus les politiques publiques.

    En France, commençons par leur imposer des salaires décents. »


    La chaine de Billancourt, elle est à Flins, à Sandouville, en Roumanie, en Amérique du Sud, à la caisse des supermachés, dans les centres d'appel, dans tous les boulots parcellisés, répétitifs ou précaires...

    La classe ouvriére est certes moins concentrée qu'auparavant , ce qui justifie plus encore notre activité à lui redonner son sentiment d'appartenance à une époque où il est prôné le chacun pour soi.

    YT : Les salaires ne sont pas les mêmes !!!! Et ce n'est pas le NPA qui changera cela !!!


    En France, commençons par leur imposer des salaires décents.

    C' est tout le débat.

    C'est peut-être tout ton débat, mais c'est loin d'être tout le débat. Sur ce forum comme dans la vraie vie, les luttes... des tas de questionnements se sont faits jour qui dépassent largement ces préoccupations.

    Si c'est ton objectif alors il est normal que tu ne rejoignes pas le NPA, et cela ne sert vraiment à rien de l'assaisonner avec de la nostalgie confite à base de mai 68 et de vieilles couvertures de Rouge.

    C'est surtout oublier un peu vite la démonstration de Marx selon laquelle le capitalisme consiste en une accumulation sans fin de marchandises et que cette accumulation dont le moteur est le profit à court terme, la solvabilité... est en train de détruire l'ensemble de la planète, de sa faune, de sa flore, de ses habitants (et un capitalisme régulé ne serait qu'une manière de freiner pour durer plus longtemps).

    Que ce processus d'accumulation aliène le travail et au travail. Qu'il crée une humanité désanchantée, étrangère à ses oeuvres, dominée par ses créations de plus en plus monstrueuses, par l'envahissement de la technologie, de la surveillance, des poisons de toutes sortes, déambulant au milieu de villes tentaculaires devenus des centres commerciaux ouverts 24H/24H nourissant le moloch insatiable du cycle production/consommation/profits.

    Non, décidement, remplacer la social-démocratie pour réguler le capitalisme et le ramener à sa période gaulliste ce n'est pas tout le débat. Loin s'en faut.

    Ca c'est l'illusion des vieux débris d'appareils institutionnels du MRC à Dupont d'Aignan en passant par Robert Hue : l'impossible retour au capitalisme fordiste des trentes glorieuses.

    Et pendant ce temps, les multinationales font main basse sur les terres arables du tiers monde, pillonent les femmes et les enfants d'Irak par armée interposée afin de s'approvisionner au meilleur prix en pétrole etc...

    YT : Alors, banano, réclamons l'embauche de 5 millions de chômeurs en France et le retrait des troupes d'Afrique.

    Mettons en place des soviets par la délégation par 25, délégation générale révocable.

    Et instaurons la taxe carbone et des tickets de rationnement carbone, pour sauver la planète !




    Finalement ça ressemble bien au blog d'un social démocrate déçu de la tournure de la lutte des classes, aigri même en tentant de faire payer la défaite aux partis de gauche, qui ne voit qu'un misérable espoir de regagner un peu de terrain en obtenant quelque pièces gracieusement jeté par le capital aux ouvriers "manants" par la main des syndicats. L'anti-syndicalisme rampant au sein du Npa n'est qu'une représentation de cette personne. Pour ma part ce ne sont pas les syndicalistes qui sont attaqués mais leurs directions et leurs dérives bureaucratiques.

    La vraie question au niveau local comme internationnal n'est autre que la PAIX SOCIALE.

    Les peuples prolétaires ont-ils un intérêt a la préserver? Le capital a oublier qu'un contrat sous jacent a été passé avec les peuples. Si ils ne s'en souviennent pas rapidement faudra pas pleurer sur les conséquences.

    QUI ENGENDRE LA MISERE RECOLTE LA COLERE!!!!!





    YT : Cette formule s'applique parfaitement au site du NPA :

    « Finalement ça ressemble bien au blog d'un social démocrate déçu de la tournure de la lutte des classes, »




    ===

    NOTES

    La belle image montage du début est de moi et provient d'un autre texte

    Daniel Bensaïd est un charlatan qui fabrique de l'idéologie bourgeoise mystique : "Une histoire... sans garantie scientifique"

    LIRE AUSSI

    GUEVARA CRACHERAIT SUR LE NPA !


    Lettre à Vincent Alès, militant LCR NPA ou comment accuser son chien d'avoir la rage. (J'attends toujours ta réponse, camarade !)

    (par ailleurs, pour "La brute soutient la brute", tes sombres pronostics ne se sont pas réalisés : on n'en a pas pris "plein la gueule" comme tu semblais le "craindre". La justice bourgeoise SEMBLE avoir classer sans suite les plaintes de la brute Véronique Combret et de sa complice Carole Hervieu ! Comme quoi la lutte des classes existe encore, ainsi que les rapports de force en faveur de ceux qui luttent contre les violences contre les enfants : l'amie de la LCR, Mélanie X (du collège Varlin !) devra bientôt cesser de cogner les siens. Si elle a réussi à laisser se faire le - de facto - lienciement de Julie Amadis, qu'elle ne se rejouisse pas trop vite : le NPA ne pourra pas longtemps encore protéger les ENSEIGNANTS QUI COGNENT SUR LEURS ENFANTS !!! comme c'est le cas, aujourd'hui encore, au Havre !!!). Cette prof indigne, le NPA aura de plus en plus de difficultés à la défendre et la révolution lui retirera ET son statut de prof ET ses droits civiques. Ses enfants - qu'elle se vante de cogner en salle des profs - lui seront retirés et ses rêves pavillonnaires, elle pourra y songer entre les quatre murs des cellules qui abriteront les frappeurs d'enfants.
    Quant à la LCR-NPA Le Havre, elle apparaitra pour ce qu'elle vaut depuis 20 ans : un ramassis de magouilleurs proches du gangsterisme politique et de naïfs manipulés par un crétin apprenti bureaucrate : le baillonneur François Leroux. Le résultat de la clique dirigée par François Leroux, Sylvie Vérin and Co a réussi le brillant exploit de perdre 75 % de son électorat en UN an. Un tel exploit méritera d'être renouvelé !!!
    Il faudra beaucoup d'efforts de la part des amis bourgeois de la LCR-NPA pour protéger de pareils magouilleurs longtemps : L'exploit du procureur local qui m'a convoqué quand c'est moi qui dénonce les brutes aura du mal à être reproduit. L'exploit du Recteur de Seine Maritime qui protège le gang Combret-Hervieu aura du mal à perdurer dans une situation pré-révolutionnaire : le quartier de Caucriauville, un jour prochain, prendra la défense des petits Kevin et Luciano, brutalisés par une directrice que la révolution appellera "criminelle". Le quartier de Caucriauville prendra bientôt conscience de la façon dont le LCR-NPA ont maneuvré dans les coulisses pour permettre aux brutes de se pavaner.
    Un jour prochain, la révolution montante démasquera les Dominique Delahaye, les Anne Dutilloy, les Sylvie Vérin, les Patrice Vérin, les François Leroux, les Jacques Truong et tous leurs complices qui applaudissaient des deux mains en juin 2008 quand ils se sont mis à espérer que l'enquête menée par le procureur du Havre allait déboucher sur une mise en examen pour "diffamation".
    J'attends encore des nouvelles des menaces de "plainte en diffamation" des Dominique Delahaye, Sylvie Vérin et autres Patrice Vérin.
    Cette candidate NPA se réjouissait de voir la justice bourgeoise prendre le relais des campagnes de ragots que ce ramassis de crétins déversent depuis 21 ans.
    La bourgeoisie leur a laissé de faux espoirs !
    Caucriauville et les pauvres du Havre - que ces faux rebelles laissent crever depuis 30 ans - sauront bientôt le leur rappeler !
    La révolution - et ses soviets - balaiera tous ces faux trotskystes, faux rebelles, malhonnêtes gens !

    En défense de Christian Piquet ou Siné déconne

    Besancenot et la LCR intrumentalisent Rue89 pour pipeauter.


    Pour les textes théoriques, taper "formoisie" ou "matérialisme "'en soi"".