Affichage des articles dont le libellé est matérialisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est matérialisme. Afficher tous les articles

dimanche 8 novembre 2009

Réponse à un curieux : Olivier. "Ellipses", lieux des périhélies objectifs, lieux des périhélies perceptifs, axes périhéliques objectifs, ...



En réponse à un courrier de Olivier quant à mon texte précédent

vendredi 6 novembre 2009

Réponse quant au périhélie de Mercure : L'écart perceptif-objectif ne cesse de varier.


Bonjour,


YT: Bonjour. Comme annoncé, je vous réponds publiquement. Et donc publie votre texte pour pouvoir y répondre.

O: Bien lu votre réponse dans votre blog. Pour m’aider à comprendre votre démonstration, pouvez-vous confirmer ou corriger les définitions (ci-dessous) des termes que vous utilisez


YT: OK. J'aurais préféré l'adoption d'une autre méthode. Celle consistant à reprendre mes réponses pour y insérer – à chacune d'entre elles – vos réactions. Accords ou désaccords. Je n' occupe pas de diplomatie et me soucie peu, personnellement, de devoir ou non perdre la face quand je me suis engouffré sur une piste erronée ou absurde. Il m'arrive, en conséquence, de me traiter fréquemment de c....... En trois lettres « Mais quel …. ! » ou en 6 lettres « pauvre ….. ». Je ne souhaite pas, pour autant infliger cela aux autres, mais pour autant, le fait de « faire perdre la face » à quelqu'un en utilisant cette méthode abrupte qui consiste à ne RIEN effacer dans le débat et à ce que l'un et l'autre soit contraint de répondre à TOUT ou – a minima – de laisser apparaître publiquement les endroits où pourrait se nicher sa mauvaise foi, par un silence gêné, est bien plus rentable.
C'est la méthode que j'avais utilisé avec Hubert Lengrand alias Hachel et cela eut deux mérites. Le premier, en le poussant dans ses derniers retranchements, de faire apparaître que ce qui nous séparait était son cosinus farfelu qui lui permettait de cacher son usage (hérétique) de l'anisotropie sous un +1 ou un -1 déguisés en cosinus 0 ou cosinus 180. Le second – à l'usage exclusif de ses lecteurs – de pouvoir repérer à quel endroit DÉBUTAIENT son mensonge et son auto-mauvaise foi : les passages de mes réponses qu'il s'autorisait à effacer portait le signe de son relativisme charlatanesque persistant.
Vous avez choisi une autre méthode.
Elle pourra – peut-être intéresser certains de nos lecteurs.
Je vais donc répondre à vos questions.

O: Merci
(l’aimable curieux au bug logique J)


YT: Aimable ….est un potentiel. Curieux est avéré. Quant au « bog » logique, il est dommage pour vous que le fait de ne pas vous contraindre à répondre à cette absurdité (démasquée) de Lunien 2 s'imaginant observer un Lunien 1 rester à l'état d'immobilité aura comme conséquence de ne pas devenir – plus rapidement – votre propre professeur. Pour les émoticons.... je les boycotte. L'étude psychologique de l'usage de ces outils psychologiques par les classes exploiteuses, les couches dominantes et les individus arrogants et manipulateurs reste à faire. Mais Julie Amadis, dans son texte d'avant-hier sur Morandini et Birenbaum mettait en lumière les procédés similaires utilisés par ces deux suppôts de l'innovoisie dans leur combat contre Francis Lalanne. Elle dévoilait cette technique hypocrite de la « connivence ». Et les émoticons sont utilisés – les épistémologues de la révolution matérialiste victorieuse auront des kilomètres de thèses à faire là-dessus – dans les forums de sciences de USENET (fr.sci.physique, sci.physics etc …) comme de puissants outils destinés à évacuer ou à pourrir le débat entre les véritables chercheurs et leur clique relativiste des charlatans partisans des impostures de Einstein et de Heisenberg.
Donc – en anticipant cette renonciation à l'usage de ces émoticons – voici quelles sont mes réponses :

O: - orbite de Mercure : c’est une ellipse dont le Soleil est un foyer


YT: Non. Le Soleil avance à une vitesse de révolution de presque 1 million de kilomètres-heure dans notre Galaxie-Voie Lactée. Sa vitesse de révolution– selon l'orthodoxie actuelle avoisine les 250 kilomètres par seconde.(900 000 kilomètres-heure).
On constate donc que la vitesse de révolution du Soleil est presque 10 fois plus grande que la vitesse de révolution de la Terre autour de ce même Soleil. Quand la Terre passe devant le Soleil elle a donc – à un cosinus d'inclinaison de plan écliptique prêt – une vitesse supérieure de 30 kilomètres à celle du Soleil. En négligeant – de façon démonstrative - l'existence de l'inclinaison écliptique, on imaginera donc une Terre qui atteindra (en tant que vitesse de révolution galactique) une vitesse de 280 kilomètres par seconde. Puis ralentira (tout au long du printemps) pour atteindre, le 3 juillet, une vitesse de 250 km/s égale à celle du Soleil. Continuant à ralentir, la Terre descendra jusqu'à une vitesse de révolution galactique égale à 220 km/s (250-30). Au début du mois d'octobre. Pour reprendre de la vitesse alors. Continuant à rétrograder derrière le Soleil, elle se stabilisera à la vitesse de celui-ci début janvier (accélération maximale au point d'aphélie optique). Cette accélération allant en diminuant, la Terre continue à augmenter sa vitesse, mais, de moins en moins. Et revient, début avril à une « vitesse » (maximale de révolution) de 280 kilomètres à chaque seconde.
Je vous ai décrit ce que j'ai conceptualisé, en 1999, sous le terme « zigzag ». (cf mon manifeste de 2001).
Et il faudra ajouter à cela le fait que le centre de la Galaxie est en déplacement dans le vide.
A une vitesse probablement 20 fois plus grande que la vitesse de révolution de notre Soleil.
En conséquence, le parcours de la Terre – comme celui de nos planètes voisines, Mercure incluse – n'est ni une sinusoide, ni une hélicoïde, ni a fortiori une ellipse. C'est une forme particulière. Une forme dont le tracé dans le vide dépend des longueurs des trajets successifs parcourus par les « images-Soleil » en tant que facteur de la gravitation. Ce ne sont même pas les distances objectives entre le Soleil et les planètes qui modifient le tracé des zigzags. Ce sont les longueurs parcourues par les photons allant du Soleil jusqu'aux planètes. Et ce n'est que le facteur principal. Je détaillerai infra.

O: - excentricité d’une ellipse : rapport de (la distance du foyer au centre de l’ellipse) par (le demi grand-axe)



YT: Pour une ellipse vraie, une ellipse géométrique, le calcul est simple ;

(A – P) / (A + P )

A est la valeur de la distance foyer ==> point d'aphélie
P la valeur de la distance foyer ===> point de périhélie
Si j'ajoute A à P, j'obtiens un segment qui relie le point le plus éloigné du foyer (dans le parcours sur l'ellipse) à son point le plus proche : c'est donc le grand axe (et non le DEMI-grand axe).
Je signale qu'avec deux clous plantés sur une planche de bois et une ficelle (dont les extrémités sont attachées aux deux clous) on obtient, en glissant un crayon à l'intérieur de la ficelle, le tracé d'une ellipse. Cette figure a donc une particularité. En reliant chaque point de l'ellipse à chacun des deux foyers (des deux clous) , on obtient deux segments. Et la somme de ces deux segments est égale à celle de la ficelle et est donc constante. Dans la théorie primitive de Isaac Newton – dans le newtonisme initial – le Soleil est considéré comme occupant l'un des deux foyers. Le point de périhélie est le 2 ou le 3 janvier (quand le Soleil nous apparaît le plus grand – 61/60° - dans le ciel) et le point d'aphélie, le 2 ou le 3 juillet (quand le Soleil nous apparaît le plus petit 59/60° de son diamètre).

Mais il y a de grosses confusions dans tout cela. Confusions que le néo-newtonisme vient clarifier. Voyons la suite.

O: - Périhélie : POINT de l’orbite d’une planète dont la DISTANCE M-S au Soleil est la plus courte

YT: OK. En oubliant cette ellipse archaïque. Je précise donc : Ce qu'on va appeler « lieu-périhélie d'un ZIGZAG » est un des lieux occupés par une planète effectuant un zigzag autour du Soleil. Il est le lieu (l'un d'entre eux) dont l'écart au lieu occupé par le Soleil est le plus court. A un instant précis la distance planète-Soleil « est la plus courte ».
N'oublions pas que le Soleil avance. Et que les « lieux-périhélies » ne sont donc JAMAIS les mêmes.
A quelle distance sommes-nous du « lieu-périhélie » de 1815 ?


O: - périhélie « objectif », ce qui est : point M3 ayant la distance M3-S3 ?

YT: Oui. Le « lieu-périhélie » est naturellement le lieu périhélie objectif. Les indices numériques sont effectivement les mêmes. On va donc relier – fictivement – le lieu S3 ( lieu du Soleil à l'INSTANT 3) au lieu M3 (lieu occupé par Mercure à ce même INSTANT 3). Si la distance S3-M3 est la plus petite du cycle de révolution de Mercure (de UNE des révolutions de Mercure), le lieu M3 est un des « lieux-périhélies)

O: - périhélie « perceptif », ce qui est vu : point M2 ayant la distance M2-S1?

YT: Je n'ai pas souvenir d'avoir utilisé le terme de « périhélie perceptif » en dehors du cas de l'observateur terrestre. Si je l'avais fait, ce serait une erreur à corriger.
C'est très facile à comprendre :
Nous allons commencer par le distingo « périhélie-objectif » - « périhélie-perceptif » sur Terre. Puis nous verrons le cas de Mercure.
1° Sur Terre : Le 3 janvier 2010, nous verrons le Soleil atteindre son diamètre maximal. Ce diamètre n'a pas cessé de grandir depuis le 4 juillet 2009.

le 03/01/2010 à 00h 09m 11s UTC : Soleil au périgée (distance minimale à la Terre) d=0.98329 ua, diam. app. =32.5'.Rocher Patrick
28/11/2007

On calcule facilement en multipliant le 0.98329 par la valeur de UA l'unité astronomique (149 597 870 691 m) la longueur du trajet de l'IMAGE-SOLEIL 147098090271,753 puis en divisant le résultat par la vitesse de la lumière, le délai du trajet de cette IMAGE-SOLEIL.490,666413868735 secondes.

Les orthodoxes diront – stupidement – que, à cet instant, la Terre a atteint le point de périhélie. (On remarque qu'ils refusent de parler de lieu).
Mais ces orthodoxes ignares refusent d'admettre que pendant les 491 secondes du trajet effectué par l'image du Soleil la Terre s'est déplacée. Ils refusent de considérer que l'instant où nous recevons cette image du Soleil – le 3 janvier 2010 à
00h 09m 11s – n'est pas l'instant où le Soleil a émis l'image.
Or - n'importe quel enfant matérialiste du 21° siècle le comprendra – cette image a été émise le 3 janvier 2010 à
00h 01m 00s c'est à dire 491 secondes plus tôt ! L'image a quitté le Soleil 8 minutes et 11 secondes avant.
Où était la Terre 8 minutes avant ?
Qui le sait ? Personne !
Quelle distance la Terre a-t-elle parcouru pendant ces 8 minutes ? Personne ne le sait actuellement !
Comment peut-on prétendre que ce « périhélie optique », que ce « périhélie perceptif » est effectivement le périhélie vrai, le « périhélie objectif » ?
Il faut être un charlatan relativiste pour croire une pareille chose.
Sur mon graphique, la Terre T3 voit le Soleil S1.
La distance S1-T3 quand elle atteint son minimum, elle nous indique que nous avons atteint notre « lieu-périhélie optique ».
Mais comment peut-on prétendre que la distance S3-T3 est la plus petit distance séparant le Soleil et la Terre ?

N'importe quel joueur de Rugby sait cela : une passe faite vers l'arrière nécessite de prendre en compte le fait que le récepteur avance en même temps que le ballon va – en arrière – dans sa direction.
N'importe quel joueur de foot qui tape dans le ballon vers ses avants qui courent vers le but adverse sait que le trajet du ballon sera plus GRAND que l'écart qui le séparait de son collègue au moment de la frappe : le coureur à l'avant augmente la longueur du trajet du ballon.

2° Sur Mercure. Il y aura un « lieu-périhélie » objectif pour Mercure. Nous l'avons vu au-dessus. C'est quand la distance S3-M3 est minimale.
Il y aura aussi un « lieu-périhélie perceptif », un « lieu-périhélie optique » pour Mercure. Mais ce sera quand les Mercuriens verront le Soleil atteindre son plus grand diamètre dans le ciel.
Mais, le Soleil que voient les Mercuriens, il ne figure pas sur mon schéma. Relisez la fin de mon texte de cours :

« Le prochain cours n° 3 abordera la question de "quelle lumière" du Soleil est reflétée par Mercure. (Et donc le Soleil 1bis qui est celui qui a émis la lumière de Mercure que nous voyons). »

Pour connaître le lieu du « périhélie perceptif » de Mercure, il faut relier M2 non pas à S2 mais à S1bis.
Certes, il existe beaucoup de configurations dans lesquelles le lieu S1bis est proche du lieu S1. Il suffit d'imaginer l'image du Soleil S1 partir en direction de Mercure, en direction du lieu M2. Elle ne sera pas très éloignée de ce lieu lorsque Mercure l'occupera. Mais il n'y aura quasiment jamais superposition.
Et c'est donc lorsque la distance S1bis ===> M2 est minimale que l'on peut dire que Mercure se trouve sur l'un des lieux de périhélie-perceptif.

3° Car il y a un troisièmement. A quel moment, le crétin relativiste va-t-il s'imaginer que Mercure aura – avec un Soleil immobile – atteint son point de périhélie. Et bien, cela dépendra de la façon délirante dont il traitera ses informations.
Mais ce point de « périhélie fantasmatique » n'appartient qu'à la science épistémologique. Dans la rubrique « délires de crétins en tous genres » ou en « Histoire des escroqueries et des gangsters charlatans ».
Comme ce crétin voit les objets celestes en S1 et en M2. Il va faire ses calculs en rendant instantanés ce qui ne sont que des images émises en des instants différents.
Il va donc calculer – dans son délire – une absurde « distance » S1-M2 et considérer les variations de cette « distance ».
Et, enfin, le crétin einsteiniste appellera « périhélie » le « point » « géométrique » occupé par Mercure 2 lorsque cette « distance S1-M2 sera la plus petite de l'année mercurienne.
La réponse à votre question est donc, cette fois-ci, « non, absolument non ».



O: - avance du périhélie de Mercure :
par rapport à un point fixe de l’espace, l’ANGLE du périhélie varie régulièrement, révolution après révolution
images/perihelie.pngimages/perihelie.png



YT: A nouveau, il faut tout reclarifier. Ce qui est objectif est ce qui relie deux corps qui occupent deux lieux différents au même instant.
1° Dans notre déplacement universel – par rapport au vide -, il y a, chaque année, un axe Soleil-Terre. A l'instant de notre périhélie objectif.
La question qui résume tout le débat est la suivante : Ces « axes périhéliques » successifs sont-ils parallèles ? Ou ont-ils une légère variation angulaire.
Je n'en sais rien et la science matérialiste du 21° siècle devra l'établir.

2° Mais – demanderez-vous – en songeant que sur Terre, le « périhélie perceptif » est visible. Et que donc l'axe S1-T3 au moment de son minimum pourrait être étudié et montrer des variations.
Et pourtant non !
Car à quelle référence pourrez vous rapporter vos variations angulaires ?

Aux étoiles ?
Mais quelles étoiles fixes auraient l'amabilité de nous donner un repère fiable !!!
Il n'existe aucune étoile fixe. Et toutes sont en mouvement.
Comment donc avoir l'assurance que l'axe périhélique 2009 est bel et bien parallèle à l'axe périhélique 2010.
La seule façon de le savoir consiste à tout reprendre à zéro. En commençant par les concepts du jeune Newton et par la découverte de notre vitesse absolue.



O: - STATIQUE dans le sens de la prise en considération d'une photo : c’est le perçu depuis la Terre, l’ANGLE M2-S1-Étoile Fixe ?


YT: Je ne réponds pas à cette question : vous vous moquez de moi. Ou alors vous cherchez à construire une provocation pour vous faire traiter de « crétin ». Et pour prendre – c'est très très fréquent – argument de cela pour interrompre le débat en vous retirant … sous la tente de la lice !
Depuis Herschel, nous savons que le Soleil avance, depuis Engels – suivant Héraclitos et Democritos – que tout est en mouvement, que le mouvement est la caractéristique de la matière.
Seul un pauvre crétin comme Einstein peut oser écrire – au 20° siècle !!! ' « des étoiles fixes » :

(extrait de mon « mercredi 15 octobre 2008 Une analyse critique de l'absurde chapitre 7 de "La relativité" de Einstein

      "car s'il n'en était pas ainsi, le minimum d'émission d'une étoile fixe ne s'observerait pas simultanément pour les différentes couleurs au moment où elle est éclipsée par son compagnon obscur."

Une "étoile fixe" !!!

Un enfant de n'importe quelle école du 21° siècle - si l'on continue à appeler écoles des lieux où la liberté pédagogique des enfants les libérera de la contrainte de l'obéissance aux orthodoxes de tous poils... un enfant du 21° siècle, donc, lisant cela, se retournera vers nous, adultes issus du 20° siècle et, ahuri nous demandera "C'est ce crétin que tous les gens du 20° siècles ont révéré comme un génie ?"

Ce sympathique enfant du 21° nous demandera à quel moment vivait Herschel qui, le premier, calcula une vitesse de déplacement relatif de notre étoile le Soleil, ce sympathique enfant du 21° siècle nous demandera quand vivaient Hubble, Lemaître et les autres qui observèrent des dizaines de galaxies qui se déplaçaient à des centaines, des milliers de kilomètres à la seconde, il nous demandera si ce petit livre précédait ou suivait ces découvertes....

"Des étoiles fixes !"

Pauvre crétin qui n'a toujours pas compris en 1935 que tout passe, tout coule - ainsi que l'écrivaient les Grecs du 5° siècle av JC !


Pierre Duhem nous présente des amis de Einstein. On devrait le renvoyer débattre avec ceux dont il prolonge les âneries : Le mouvement relatif et le mouvement absolu Pierre Duhem Extraits de la Revue de philosophie


Mais l’opinion de Copernic s’affirme surtout, avec autant de concision que de netteté, en ces quelques phrases1 :

« La première de toutes les sphères célestes, la sphère suprême, est la sphère des étoiles fixes ; elle se contient elle-même et contient toutes choses ; partant elle est immobile ; c’est-à-dire qu’elle est le lieu de l’Univers, le lieu auquel doivent être rapportés le mouvement et la position de tous les autres astres. - Prima et suprema omnium est stellarum fixarum sphaera, seipsam et omnia continens ; ideoque immobilis ; nempe Universi locus, ad quem motus et positio caeterorum omnium syderum conferatur. »

Les termes mêmes qu’en ce passage Copernic applique à l’orbe des étoiles fixes diffèrent à peine de ceux que saint Bonaventure et Campanus ont employés pour parler de l’Empyrée2. Selon le Docteur Séraphique, en effet, l’Empyrée « est contenant et non contenu ». Selon le chapelain d’Urbain IV, « il est le lieu général et commun de toutes les choses qui sont contenues, car il contient toutes choses, et rien d’étranger ne le contient ».

Parmi les idées philosophiques qui ont présidé à la formation des théories astronomiques de Copernic, plusieurs n’apparaissent, au livre Des révolutions, que sous une forme extrêmement concise ; cette concision, quelquefois, laisserait le lecteur hésiter sur la véritable pensée de l’auteur. Presque toujours, en ce cas, les propositions que Copernic a voulu formuler se retrouvent, plus claires et plus explicites, en l’exposé de sa doctrine qui a été donné par son disciple Joachim Rhaeticus.

Dès 1540, en effet, Joachim Rhaeticus faisait imprimer la Narratio prima de libris revolutionum Nicolai Copernici qu’il avait adresse à Jean Schoner3.

[177] Or, lorsque Rhaeticus expose la distribution de l’Univers selon la doctrine de son maître, il s’exprime en ces termes4, qui méritent d’être textuellement reproduits :

« Principio non mediocribus laboribus superatis per hypothesim constituit orbem stellarum, quem octavum vulgo appellamus, ideo a Deo conditum, ut esset domicilium illud, quod suo complexu totam rerum naturam complecteretur, quare ut Universi locum fixum immobilemque condidisse. Et quoniam non percipitur motus, nisi per collationem ad aliquod fixum, sicut navigantes in mari, « quibus nec amplius ullae apparent terrae, coelum undique et urdiquo pontus », tranquille a ventis mari nullum navis motum sentiunt, tametsi tanta ferantur celeritate, ut in hora etiam aliquot miliaria magna emetiantur : ideo Deum tot eum orbem, nostra quippe causa, insignivisse globulis stellantibus, ut penes eos, loco nimirum fixos, aliorum orbium et planetarum contentorum animadverteremus positus ac motus.* »
Il est impossible d’exprimer d’une manière plus claire et plus formelle que l’orbe des étoiles fixes est le lieu immobile de l’Univers entier, qu’il est le terme auquel tous les mouvements sont rapportés ; en un mot, qu’il joue exactement le rôle attribué à l’Empyrée par Campanus de Novare, par saint Bonaventure, par Pierre d’Ailly et peut-être par Nicolas de Orbellis et par Pierre Tataret. (Pierre Duhem scan de Alain.Blachair arobase ac-nancy-metz.fr bravo à lui)
(Sur Alain Blachair)

Je ne répondrai plus à aucune question ou remarque prenant en compte cette ânerie d' « étoiles fixes »


O: - Le caractère DYNAMIQUE du mouvement est strictement donné par la succession de ces images statiques : c’est la succession des photos statiques ci-dessus (angles successifs des différents périhélies « perceptifs » ?)


YT: Je ne vois pas l'intérêt de la poursuite de ce « débat » sur statique VS dynamique. Le débat – ce me semble – que vous mettiez sous ces mots consistait à clarifier la variation – et sa mesure – des angles formés par les « axes périhéliques objectifs » et les « axes périhéliques perceptifs ».
L'introduction du concept « statique » a été votre fait et ne faisait qu'embrouiller l'approche des matérialistes.

O: - Elongation : ???
(si c’est au cœur du débat la définir, sinon pourquoi y faire allusion)

YT: Le centre de l'univers – le bloc noir qui s'y trouve, sous le nom absurde de « trou noir » ou « black hole » est au « cœur du débat » concernant la « géométrie », la « galactométrie » de notre Voie Lactée. Mais cette présence n'empêche nullement d'analyser tout ce qui se passe autour et à côté.
Je n'avais pas envisagé la quantité préalable de choses à clarifier avant d'aborder la façon absurde dont les relativistes examinent les élongations de Mercure.
Pour ne pas vous laisser sur votre faim : ils voient Mercure (et Venus) s'écarter à gauche et à droite du Soleil et ils ne se rendent pas compte qu'ils voient M2 et S1.
Et qu'en conséquence, tirer des conclusions, quant à l'angle maximum – l'« élongation » - formé par l'axe T3 M2 et T3 S1 n'a aucun sens physique si n'est pas connue la donnée fondamentale S, la valeur de la vitesse absolue du déplacement du Soleil.

Quant à votre joli graphique, je ne comprends pas son usage. D'autant que – vérification faite – ce sont deux fois les mêmes dessins.

Quant au « theta » utilisé …. pour l'angle Soleil Terre, j'utilise alpha et l'angle Soleil Mercure est bêta.
Je ne sais pas si ce « thêta » est - pour vous - un angle formé par le trajet image ou un angle « objectif ».

Bonne lecture !

PS : Je viens de trouver un site avec un beau dessin d'élongation OPTIQUE. Mercure et Vénus sont concernées.





* Je n'y comprends quasiment rien. C'est juste une farce pour me moquer des apologistes de « étoiles fixes » des 20° et 21° siècle.
Si un farceur latiniste veut contribuer au débat, je placerai sa traduction

1 NICOLAS COPERNIC, Op. cit., lib. I, cap. X ; De ordine caelestium orbium.

2 Vide supra, § XIV.

3 Ad clarissimum virum D. Joannem Schonerum. De libris revolutionum eruditissimi viri, et Mathematici excellentissimi, Reverendi D. Doctoris Nicolai Copernici Torunnaei, Canonici Varmiensis, per QUENDAM JUVENEM, MATHEMATICAE STUDIOSUM Narratio prima. In fine : excusum Gedani per Franciscanum Rhodum, MDXL. - Cet ouvrage a été réimprimé à Bâle, en 1541, puis, à l’occasion du quatrième centenaire de la naissance de Copernic, en l'édition suivante : NICOLAI COPERNICI THORUNENSIS De revolutionibus orbium caelestium libri VI. Ex auctoris autographo recudi curavit Societas Copernicana Thorunensis. Accedit GEORGII IOACHIMI RHAETICI De libris revolutionum narratio prima. Thoruni, sumptibus Societatis Copernicanae, MDCCCLXXIII. Nos citations se réfèrent à cette dernière édition.

4 J. RHAETICI Narratio prima ; Universi distributio ; éd. cit., p. 465.

dimanche 25 octobre 2009

L'espace et le temps dans « Matérialisme et empiriocriticisme » de Vladimir Illich Oulianov Lénine. En défense des thèses de Newton !




Présentation, commentaire et actualisation de Yanick Toutain
24 octobre 2009



« Si le temps et l'espace ne sont que des concepts, l'humanité qui les a créés a le droit de sortir de leurs limites, et les professeurs bourgeois ont le droit de toucher des émoluments de gouvernements réactionnaires pour défendre la légitimité de cette sortie, pour défendre, directement ou non, l'" absurdité " moyenâgeuse. »

Vladimir Illich Oulianov Lénine dans « Matérialisme et empiriocriticisme » 1908


Lénine, démasquant les âneries de Mach :qui voulait déjà – avant son disciple Einstein, se débarrasser de Newton et de ces conceptions prétendument « archaïques » :

« La théorie de l'espace et du temps est étroitement liée à la solution du problème gnoséologique fondamental : nos sensations sont-elles les images des corps et des choses, ou les corps sont-ils des complexes de nos sensations ? Mach ne fait qu'errer entre ces deux solutions. »

« La physique contemporaine, dit-il, est encore dominée par la conception de Newton sur le temps et l'espace absolus (pp. 442-444), sur le temps et l'espace comme tels. Cette conception " nous " paraît absurde, continue Mach, sans se douter, évidemment, de l'existence des matérialistes et de la théorie matérialiste de la connaissance. »


et encore ; :

« Car les matérialistes, voyant dans le monde réel, dans la matière que nous percevons, une réalité objective, ont le droit d'en conclure que, quelles qu'elles soient, les fantaisies humaines et les fins qu'elles poursuivent sont irréelles, si elles sortent des limites de l'espace et du temps. Et vous, messieurs les disciples de Mach, vous déniez, dans votre lutte contre le matérialisme, à la " réalité " l'existence objective, et vous la réintroduisez subrepticement, dès qu'il s'agit de combattre l'idéalisme conséquent, franc et intrépide jusqu'au bout ! Si, dans le concept relatif du temps et de l'espace, il n’y a rien que relativité, s'il n'existe aucune réalité objective (=indépendante de l'homme et de l'humanité), reflétée dans ces concepts relatifs, pourquoi l'humanité, pourquoi la plupart des hommes n'auraient-ils pas le droit de concevoir des êtres en dehors du temps et de l'espace ? Si Mach a le droit de chercher les atomes de l'électricité ou les atomes en général hors de l'espace à trois dimensions, pourquoi la majeure partie de l'humanité ne serait-elle pas en droit de chercher les atomes ou les fondements de la morale hors de l'espace à trois dimensions ? »


et donc ; :

« ...les êtres créés en dehors du temps et de l'espace par le cléricalisme et nourris par l'imagination des foules exploitées et maintenues dans l'ignorance, ne sont que les produits d'une fantaisie maladive, les subterfuges de l'idéalisme philosophique, les mauvais produits d'un mauvais régime social. »

Ma récente réponse au texte de Simone Weil re-publié sur le site XXX et ciment est l'occasion d'une re-publication du chapitre du livre « Matérialisme et empiriocriticisme » consacré à l'espace et au temps.

J'avais déjà publié, en couleurs et avec des formats de lettres différents, sur mon ancien site voilà.fr. Des couleurs et des tailles de lettres permettant de lire plus facilement, plus rapidement et de façon plus intelligible le texte de Lénine qui est truffé littéralement ce citations.
Ce sont ces citations – en direct ou sous une forme indirecte – qui sont le principal obstacle à la lecture aisé de ce texte de gnoséologie.
J'engage tous les lecteurs dévoués à l'espèce humaine à consacrer quelques dizaines d'heures de leur temps à une re-publication complète de ce livre avec de telles couleurs.

Sur le fond du débat, il est clair à la lecture de ce texte que Lénine se positionne dans la continuité absolue du physicien matérialiste Newton.

J'ai ajouté à cette republication des indications permettant au lecteur arrivant de faire plus aisément le lien entre la philosophie scientifique et la « philosophie naturelle » de Isaac Newton.

La clé étant le concept de « lieu absolu » qui induit celui de « vitesse absolue ».



  1. L’espace et le temps

Un chapitre de l'ouvrage

Matérialisme et empiriocriticisme

de V I Lénine

L'édition originelle est probablement Éditions de Moscou, le scannage et la 1° mise en page de marxists.org, la 2° mise en page, les mises en couleur du texte et les commentaires sont de YT

===================================

1. L’espace et le temps

Reconnaissant l'existence de la réalité objective, c'est-à-dire de la matière en mouvement, indépendamment de notre conscience, le matérialisme est inévitablement amené à reconnaître aussi la réalité objective de l'espace et du temps, et ainsi il diffère, d'abord, du kantisme, pour lequel, comme pour l'idéalisme, l'espace et le temps sont des formes de la contemplation humaine, et non des réalités objectives. Les écrivains appartenant aux tendances les plus différentes et les penseurs quelque peu conséquents se rendent fort bien compte des divergences capitales existant sur cette question entre les deux courants principaux de la philosophie. Commençons par les matérialistes.

" L'espace et le temps, dit Feuerbach, ne sont pas de simples formes des phénomènes, mais des conditions essentielles (Wesensbedingungen)... de l'existence " (Werke, t. II, p. 332). Reconnaissant la réalité objective du monde sensible qui nous est donnée dans nos sensations, Feuerbach repousse naturellement la conception phénoméniste (comme dirait Mach de lui-même) ou agnostique (comme s'exprime Engels) de l'espace et du temps : de même que les choses ou les corps ne sont pas de simples phénomènes, ni des complexes de sensations, mais des réalités objectives agissant sur nos sens, de même l'espace et le temps sont des formes objectives et réelles de l'existence, et non de simples formes des phénomènes. L'univers n'est que matière en mouvement, et cette matière en mouvement ne peut se mouvoir autrement que dans l'espace et dans le temps. Les idées humaines sur l'espace et le temps sont relatives, mais la somme de ces idées relatives donne la vérité absolue : ces idées relatives tendent, dans leur développement, vers la vérité absolue et s'en rapprochent. La variabilité des idées humaines sur l'espace et le temps ne réfute pas plus la réalité objective de l'un et de l'autre que la variabilité des connaissances scientifiques sur la structure de la matière et les formes de son mouvement ne réfute la réalité objective du monde extérieur.

Démasquant en Dühring le matérialiste inconséquent et confus, Engels le surprend justement à traiter des modifications du concept de temps (chose incontestable pour des philosophes contemporains tant soit peu réputés et appartenant aux tendances philosophiques les plus diverses), tout en évitant de donner une réponse nette à la question : l'espace et le temps sont-ils réels ou idéaux ? Nos conceptions relatives de l'espace et du temps sont-elles des approximations des formes objectivement réelles de l'existence ? Ou ne sont-elles que des produits de la pensée humaine en voie de développement, d'organisation, d'harmonisation, etc. ? C'est là, et là seulement, qu'est le problème capital de la théorie de la connaissance sur lequel se divisent les tendances vraiment fondamentales de la philosophie. " Il ne nous importe pas du tout ici, écrit Engels, de savoir quels concepts se transforment dans la tête de M. Dühring. Il ne s'agit pas du concept de temps, mais du temps réel, dont M. Dühring ne se débarrasse nullement à si bon compte " (c'est-à-dire à l'aide de phrases sur la variabilité des concepts) (Anti-Dühring, 5° éd. allemande, p. 41).

Voilà, semble-t-il, qui est tellement clair que les Iouchkévitch eux-mêmes devraient comprendre le fond des choses. Engels oppose oppose à Dühring la proposition généralement admise et qui tombe sous le sens de tout matérialiste, du caractère réel, c'est-à-dire de la réalité objective du temps, en affirmant qu'il est impossible de se débarrasser de la reconnaissance ou de la négation directes de cette proposition par des raisonnements sur la modification des concepts du temps et de l'espace. Il ne s'agit pas de faire nier à Engels la nécessité et la portée scientifique des recherches sur les changements et l'évolution de nos concepts du temps et de l'espace ; il s'agit de résoudre avec esprit de suite le problème gnoséologique, c'est-à-dire celui des sources et de la valeur de toute connaissance humaine en général. Tout philosophe idéaliste tant soit peu sensé, - et Engels, parlant des idéalistes, entendait les idéalistes génialement logiques de la philosophie classique, - admettra sans peine, sans renoncer à l'idéalisme, que nos concepts du temps et de l'espace évoluent et que par exemple, les concepts du temps et de l'espace se rapprochent, dans leur développement, de l'idée absolue de l'un et de l'autre, etc. On ne peut en philosophie s'en tenir de façon conséquente à un point de vue hostile à tout fidéisme et à tout idéalisme, si l'on n'admet pas nettement et résolument que nos concepts du temps et de l'espace reflètent, au cours de leur développement, le temps et l'espace objectivement réels, se rapprochant ici, comme en général, de la vérité objective.

" Car les formes fondamentales de tout Être, expose Engels à Dühring, sont l'espace et le temps et un Être en dehors du temps est une absurdité tout aussi grande qu'un Être en dehors de l'espace " (ibid.).

Pourquoi Engels dut-il recourir, dans la première moitié de cette phrase, à la répétition presque textuelle de Feuerbach, et, dans la seconde moitié, au rappel de la lutte contre les plus grandes absurdités du théisme, soutenue avec tant de succès par Feuerbach ? Parce que Dühring, comme on le voit au même chapitre d'Engels, n'a pas su joindre les deux bouts de sa philosophie sans se heurter tantôt à la " cause dernière " du monde, tantôt au " choc premier " (autre expression pour désigner Dieu, dit Engels). Dühring a probablement voulu être matérialiste et athée, avec non moins de sincérité que nos disciples de Mach veulent être marxistes, mais il n'a pas su appliquer avec esprit de suite une méthode philosophique susceptible d'enlever vraiment toute base à l'absurdité idéaliste et théiste. N'admettant pas la réalité objective du temps et de l'espace, ou tout au moins ne l'admettant pas de façon nette et distincte (Dühring erra et hésita sur ce point), cet auteur glisse fatalement, et non par hasard, sur un plan incliné jusqu'aux " causes dernières " et aux " chocs premiers ", s'étant privé lui-même du critère objectif qui empêche de sortir des limites du temps et de l'espace. Si le temps et l'espace ne sont que des concepts, l'humanité qui les a créés a le droit de sortir de leurs limites, et les professeurs bourgeois ont le droit de toucher des émoluments de gouvernements réactionnaires pour défendre la légitimité de cette sortie, pour défendre, directement ou non, l'" absurdité " moyenâgeuse.

Engels a montré à Dühring que la négation de la réalité objective du temps et de l'espace est, en théorie, une confusion philosophique et, dans la pratique, une capitulation ou un aveu d'impuissance devant le fidéisme.

Voyez maintenant la " doctrine " du " positivisme moderne " à ce sujet. Nous lisons chez Mach : " L'espace et le temps sont des systèmes bien coordonnés (ou harmonisés, wohlgeordnete) de séries de sensations " (Mécanique, 3° édit. allemande, p. 498). Absurdité idéaliste évidente, qui est la conséquence obligée de la doctrine d'après laquelle les corps sont des complexes de sensations. D'après Mach, ce n'est pas l'homme avec ses sensations qui existe dans l'espace et le temps ; ce sont l'espace et le temps qui existent dans l'homme, qui dépendent de l'homme, qui sont créés par l'homme. Mach se sent glisser vers l'idéalisme et " résiste ", en multipliant les restrictions et en noyant, comme Dühring, la question dans des dissertations interminables (voir surtout Connaissance et Erreur) sur la variabilité de nos concepts du temps et de l'espace, sur leur relativité, etc. Mais cela ne le sauve pas, ne peut pas le sauver, car on ne peut surmonter vraiment l'idéalisme, dans cette question, qu'en reconnaissant la réalité objective de l'espace et du temps. Et c'est justement ce que Mach ne veut à aucun prix. Il édifie une théorie gnoséologique du temps et de l'espace, fondée sur le principe du relativisme, rien de plus. Cet effort ne peut le mener qu'à l'idéalisme subjectif, comme. nous l'avons déjà montré en parlant de la vérité absolue et de la vérité relative.

Résistant aux conclusions idéalistes que ses principes imposent, Mach s'élève contre Kant et défend l'origine expérimentale du concept d'espace (Connaissance et Erreur, 2° édit. allem., pp. 350, 385). Mais si la réalité objective ne nous est pas donnée dans l'expérience (comme le veut Mach), cette objection adressée à Kant ne change en rien le fond, d'agnosticisme commun à Kant et à Mach. Si le concept d'espace est tiré de l'expérience sans refléter la réalité objective existant hors de nous, la théorie de Mach demeure idéaliste. L'existence de la nature dans le temps, évalué à des millions d'années à des époques antérieures à l'homme et à l'expérience humaine, démontre l'absurdité de cette théorie idéaliste.

" La physiologie, écrit Mach, voit dans le temps et l'espace des sensations d'orientation qui, avec les sensations provenant des organes des sens, déterminent le déclenchement (Auslösung) de réactions d'adaptation biologiquement utiles. Pour la physique, le temps et l'espace sont des relations de dépendance entre les éléments physiques " (ibid., p. 434).

Le relativiste Mach se borne à étudier le concept de temps sous divers rapports ! Et il piétine sur place, tout comme Dühring. Si les " éléments " sont des sensations, la dépendance des éléments physiques entre eux ne peut exister en dehors de l'homme, antérieurement à l'homme, antérieurement à la matière organique. Si les sensations de temps et d'espace peuvent donner à l'homme une orientation biologiquement utile, c'est exclusivement à la condition de refléter la réalité objective extérieure à l'homme : l'homme ne pourrait pas s'adapter biologiquement au milieu, si ses sensations ne lui en donnaient une représentation objectivement exacte. La théorie de l'espace et du temps est étroitement liée à la solution du problème gnoséologique fondamental : nos sensations sont-elles les images des corps et des choses, ou les corps sont-ils des complexes de nos sensations ? Mach ne fait qu'errer entre ces deux solutions.

La physique contemporaine, dit-il, est encore dominée par la conception de Newton sur le temps et l'espace absolus (pp. 442-444), sur le temps et l'espace comme tels. Cette conception " nous " paraît absurde, continue Mach, sans se douter, évidemment, de l'existence des matérialistes et de la théorie matérialiste de la connaissance. Mais cette conception était inoffensive (unschädlich, p. 442) dans la pratique, et c'est pourquoi la critique s'est longtemps abstenue d'y toucher.

Comme cette remarque naïve sur le caractère inoffensif de la pensée matérialiste trahit bien Mach ! Il est d'abord inexact de dire que " très longtemps " les idéalistes n'ont pas critiqué cette conception matérialiste ; Mach feint tout bonnement d'ignorer la lutte entre les théories idéaliste et matérialiste de la connaissance sur cette question ; il évite d'exposer clairement et nettement les deux points de vue. En second lieu, convenant du " caractère inoffensif " des vues matérialistes qu'il conteste, Mach ne fait en somme que reconnaître leur justesse. Comment en effet une erreur serait-elle demeurée inoffensive des siècles durant ? Qu'est devenu le critère de la pratique avec lequel Mach a tenté de flirter ? La conception matérialiste de la réalité objective du temps et de l'espace ne peut être " inoffensive " que parce que les sciences de la nature ne vont pas au-delà des limites du temps et de l'espace, au-delà des limites du monde matériel, laissant ce soin aux professeurs de la philosophie réactionnaire. Ce " caractère inoffensif " équivaut à la justesse.

Ce qui est " nocif ", c'est le point de vue idéaliste de Mach sur l'espace et le temps, car, d'abord, il ouvre largement la porte au fidéisme et, en second lieu, il incite Mach lui-même à des conclusions réactionnaires. C'est ainsi que Mach écrivait, en 1872, qu'" il n'est pas obligatoire de se représenter les éléments chimiques dans un espace à trois dimensions " (Erhaltung der Arbeit, pp. 29 et 55). Le faire, c'est " s'imposer une restriction inutile. Point n'est besoin de situer les objets purement mentaux (das bloss Gedachte) dans l'espace, c'est-à-dire par rapport au visible et au tangible, de même qu'il n'est pas besoin de les concevoir comme ayant une certaine intensité de son " (p. 27). " Le fait qu'on n'est pas parvenu jusqu'ici à formuler une théorie satisfaisante de l'électricité, vient peut-être de ce qu'on a voulu expliquer à tout prix le phénomène électrique par des processus moléculaires dans un espace à trois dimensions " (p. 30).

Raisonnement absolument juste au point de vue de la doctrine franche et claire de Mach, défendue par ce dernier en 1872 : si les molécules, les atomes, en un mot les éléments chimiques ne peuvent être perçus par les sens, c'est qu'ils ne sont " que des objets purement mentaux " (das bloss Gedachte). Et s'il en est ainsi, si l'espace et le temps n'ont pas de signification objective réelle, il est évident que rien ne nous oblige à nous représenter les atomes comme situés dans l'espace ! Que la physique et la chimie " se circonscrivent " dans un espace à trois dimensions où se meut la matière, les éléments de l'électricité peuvent néanmoins être recherchés dans un espace autre que celui à trois dimensions !

On comprend que nos disciples de Mach aient bien soin de passer sous silence cette absurdité, quoique Mach la répète en 1906 (Connaissance et Erreur, 2° édit., p. 418), car ils devraient alors poser de front, sans subterfuges et sans tentatives de " conciliation " des contraires, la question des conceptions idéaliste et matérialiste de l'espace. On comprend aussi pourquoi, dès les années 70, à une époque où Mach, totalement inconnu, se voyait même refuser ses articles par les " physiciens orthodoxes ", un des chefs de l'école immanente, Anton von Leclair, s'emparait justement de ce raisonnement de Mach pour l'exploiter à fond comme une répudiation remarquable du matérialisme et comme une reconnaissance de l'idéalisme ! En ce temps-là Leclair n'avait pas encore imaginé ou emprunté à Schuppe et Schubert-Soldern ou J. Rehmke la " nouvelle " enseigne d'" école immanente ", se qualifiant tout bonnement d'idéaliste critique. Les propos cités poussèrent ce défenseur déterminé du fidéisme, qu'il préconise nettement dans toutes ses œuvres philosophiques, à proclamer aussitôt Mach un grand philosophe, " un révolutionnaire au meilleur sens du mot " (p. 252). Et il avait parfaitement raison. Le raisonnement de Mach atteste son passage du camp des sciences de la nature à celui du fidéisme. En 1872 comme en 1906, les sciences de la nature ont cherché, cherchent et trouvent ou du moins sont près de découvrir - l'atome de l'électricité, l'électron, dans un espace à trois dimensions. Les sciences de la nature ne s'attardent pas au fait que la matière qu'elles étudient existe uniquement dans un espace à trois dimensions et que, par suite, les particules de cette matière, fussent-elles infimes au point d'être invisibles pour nous, existent " nécessairement " dans le même espace à trois dimensions. Au cours des trois décades et plus écoulées depuis 1872 et marquées par les progrès prodigieux et vertigineux de la science dans la connaissance de la structure de la matière, la conception matérialiste de l'espace et du temps est restée " inoffensive ", c'est-à-dire tout aussi conforme qu'auparavant aux sciences de la nature, tandis que la conception contraire de Mach et Cie n'a été qu'une capitulation " nocive " devant le fidéisme.

Dans sa Mécanique, Mach défend les mathématiciens qui étudient la question des espaces imaginaires à n dimensions, contre l'accusation les rendant responsables des conclusions " monstrueuses " que l'on tire de leurs recherches. Défense parfaitement fondée, c'est indéniable ; mais voyez la position gnoséologique que Mach adopte dans cette défense. Les mathématiques modernes, dit-il, ont posé la question, très importante et très utile, de l'espace à n dimensions, espace concevable, mais, comme " cas réel " (ein wirklieher Fall), il ne reste que l'espace à trois dimensions (3° édit., pp. 483-485). C'est pourquoi " nombre de théologiens qui éprouvent des difficultés en ce sens qu'ils ne savent où placer l'enfer ", et aussi des spirites ont eu tort de vouloir tirer parti de la quatrième dimension (ibid.).

Très bien ! Mach ne veut pas marcher en compagnie des théologiens et des spirites. Et comment s'en sépare-t-il dans sa théorie de la connaissance ? En constatant que l'espace à trois dimensions est le seul espace réel ! Mais que vaut cette défense contre les théologiens et Cie, si vous ne reconnaissez pas à l'espace et au temps une réalité objective ? Il s'ensuit donc que vous employez la méthode des emprunts tacites au matérialisme quand il s'agit de s'écarter des spirites. Car les matérialistes, voyant dans le monde réel, dans la matière que nous percevons, une réalité objective, ont le droit d'en conclure que, quelles qu'elles soient, les fantaisies humaines et les fins qu'elles poursuivent sont irréelles, si elles sortent des limites de l'espace et du temps. Et vous, messieurs les disciples de Mach, vous déniez, dans votre lutte contre le matérialisme, à la " réalité " l'existence objective, et vous la réintroduisez subrepticement, dès qu'il s'agit de combattre l'idéalisme conséquent, franc et intrépide jusqu'au bout ! Si, dans le concept relatif du temps et de l'espace, il n’y a rien que relativité, s'il n'existe aucune réalité objective (=indépendante de l'homme et de l'humanité), reflétée dans ces concepts relatifs, pourquoi l'humanité, pourquoi la plupart des hommes n'auraient-ils pas le droit de concevoir des êtres en dehors du temps et de l'espace ? Si Mach a le droit de chercher les atomes de l'électricité ou les atomes en général hors de l'espace à trois dimensions, pourquoi la majeure partie de l'humanité ne serait-elle pas en droit de chercher les atomes ou les fondements de la morale hors de l'espace à trois dimensions ?

" On n’a pas encore vu, écrit Mach au même endroit, d'accoucheur qui ait pu aider à un accouchement au moyen de la quatrième dimension. "

Excellent argument, mais uniquement pour ceux qui voient dans le critère de la pratique la confirmation de la vérité objective, de la réalité objective de notre monde sensible. Si nos sensations nous donnent une image objectivement fidèle du monde extérieur existant indépendamment de nous, alors cet argument se référant à l'accoucheur et à toute l'activité pratique humaine, vaut bien quelque chose. Mais alors c'est la doctrine de Mach qui ne vaut rien comme tendance philosophique.

" J'espère, continue Mach, qui renvoie le lecteur à son travail de 1872, que personne n'invoquera pour des histoires de revenants (die Kosten einer Spukgeschichte bestreiten) ce que j'ai dit ou écrit à ce propos. "

Il n'est pas permis d'espérer que Napoléon ne soit pas mort le 5 mai 1821. Il n'est pas permis d'espérer que la doctrine de Mach, qui a déjà servi et continue de servir aux immanents, ne serve pas à des " histoires de revenants " !

Pas seulement aux immanents, comme nous le verrons plus loin. L'idéalisme philosophique n'est qu'une histoire de revenants dissimulée et travestie. Voyez plutôt les représentants français et anglais de l'empiriocriticisme, moins maniérés que les représentants allemands de cette tendance philosophique. Poincaré dit que les concepts de l'espace et du temps sont relatifs et que, par conséquent (" par conséquent " pour les non-matérialistes, en effet), " ce n'est pas la nature qui nous les impose " .(ces concepts) ; " c'est nous qui les imposons à la nature, parce que nous les trouvons commodes " (l.c., p. 6). L'enthousiasme des kantiens allemands n'est-il pas dès lors justifié ? N'est-elle pas confirmée, l'assertion d'Engels selon laquelle les doctrines philosophiques conséquentes doivent tenir pour l'élément primordial ou la nature ou la pensée humaine ?

Les conceptions du disciple anglais de Mach Karl Pearson sont nettement définies. " Nous ne pouvons affirmer, dit-il, que l'espace et le temps aient une existence réelle ; ils ne se trouvent pas dans les choses, mais dans notre façon (our mode) de percevoir les choses " (l.c., p. 184). Idéalisme franc et net. " De même que l'espace, le temps est un des modes (textuellement, un des plans) dont use la faculté humaine de connaître, cette grande machine à classer, pour mettre en ordre (arranges) ses matériaux " (ibid.). La conclusion finale de K. Pearson, qu'il expose, selon son habitude, en des thèses précises et claires, est ainsi formulée : " L'espace et le temps ne sont pas des réalités du monde phénoménal (phenomenal world), mais des façons (modes) dont nous percevons les choses. Ils ne sont ni infinis ni divisibles à l'infini, étant, dans leur essence (essentially), limités par le contenu de nos perceptions " (p. 191, conclusions du chapitre V sur l'espace et le temps).

Ennemi probe et consciencieux du matérialisme, Pearson, avec qui, nous le répétons, Mach s'est entièrement solidarisé à maintes reprises, et qui de son côté se déclare ouvertement d'accord avec Mach, ne donne pas à sa philosophie d'étiquette spéciale, mais nomme sans détour les philosophes classique dont il continue la lignée : Hume et Kant (p. 192) !

Et s'il s'est trouvé en Russie des naïfs pour croire que la doctrine de Mach apporte une solution " nouvelle " au problème de l'espace et du temps, dans la littérature anglaise par contre les savants d'un côté et les philosophes idéalistes de l'autre ont immédiatement et nettement pris position à l'égard du disciple de Mach K. Pearson. Voici, par exemple, l'appréciation du biologiste Lloyd Morgan : " Les sciences de la nature, en tant que telles, considèrent le monde phénoménal comme extérieur à l'esprit de l'observateur et indépendant de lui ", tandis que le professeur Pearson adopte une " attitude idéaliste ". " Je suis d'avis que les sciences de la nature ont, en tant que sciences, toutes les raisons, de traiter l'espace et le temps comme des catégories purement objectives. Le biologiste est en droit, me semble-t-il, de considérer la distribution des organismes dans l'espace, et le, géologue, leur distribution dans le temps, sans s'attarder à expliquer au lecteur qu'il ne s'agit là que de perceptions sensibles, de perceptions sensibles accumulées, de certaines formes de perceptions. Tout cela est peut-être très bien, mais c'est déplacé en physique et en biologie " (p. 304). Lloyd Morgan est un représentant de cet agnosticisme qu'Engels qualifia de " matérialisme honteux "; et quelque " conciliantes " que soient les tendances de cette philosophie, il ne lui a pas été possible de concilier les vues de Pearson avec les sciences de la nature. Chez Pearson, dit un autre critique, on a " d'abord l'esprit dans l'espace, et puis l'espace dans l'esprit ". " Il est hors de doute, répond R.J. Ryle, défenseur de K. Pearson, que la théorie de l'espace et du temps à laquelle est attaché le nom de Kant, est l'acquisition, positive la plus importante de la théorie idéaliste de la connaissance humaine depuis l'évêque Berkeley. Et l'un des caractères les plus remarquables de la Grammaire de la Science de Pearson, c'est que nous y trouvons, peut-être pour la première fois sous la plume d'un savant anglais, la reconnaissance sans réserve de la théorie de Kant, aussi bien que son exposé clair et précis " ...

Ainsi, ni les disciples anglais de Mach, ni leurs adversaires du camp des scientifiques, ni leurs partisans du camp des philosophes de métier n'ont l'ombre d'un doute quant au caractère idéaliste de la doctrine de Mach sur le temps et l'espace. Quelques écrivains russes se réclamant du marxisme sont les seuls à " ne pas l'avoir remarqué ".

" Certaines vues d’Engels, écrit par exemple V. Bazarov dans les Essais (p. 67), comme sa représentation du temps et de l'espace " purs ", ont maintenant vieilli. "

Allons donc ! Les conceptions du matérialiste Engels ont vieilli, mais les conceptions de l'idéaliste Pearson ou de l'idéaliste confusionniste Mach sont tout ce qu'il y a de plus neuf ! Le plus curieux ici, c'est que Bazarov ne doute même pas qu'on puisse regarder les idées sur l'espace et le temps, à savoir : la reconnaissance ou la négation de leur réalité objective, comme des " vues particulières " par opposition au " point de départ de la conception du monde ", dont il est question dans la phrase suivante du même auteur. Exemple frappant des " pauvres soupes éclectiques " auxquelles faisait allusion Engels en parlant de la philosophie allemande des années 80. Car opposer le " point de départ " de la conception matérialiste de Marx et Engels à leurs " vues particulières " sur la réalité objective du temps et de l'espace, c'est énoncer un non-sens aussi criant que si l'on prétendait opposer le " point de départ " de la théorie économique de Marx à ses " vues particulières " sur la plus-value. Détacher la doctrine d'Engels sur la réalité objective du temps et de l'espace de sa théorie de la transformation des " choses en soi " en " choses pour nous ", de sa reconnaissance de la vérité objective et absolue, plus précisément de la réalité objective qui nous est donnée dans la sensation, - la détacher de sa reconnaissance des lois naturelles, de la causalité et de la nécessité objectives, c'est faire un hachis d'une philosophie qui est toute d'une seule pièce. Comme tous les disciples de Mach, Bazarov a fait fausse route en confondant la variabilité des concepts humains du temps et de l'espace, leur caractère exclusivement relatif, avec l'invariabilité du fait que l'homme et la nature n'existent que dans le temps et l'espace ; or, les êtres créés en dehors du temps et de l'espace par le cléricalisme et nourris par l'imagination des foules exploitées et maintenues dans l'ignorance, ne sont que les produits d'une fantaisie maladive, les subterfuges de l'idéalisme philosophique, les mauvais produits d'un mauvais régime social. Les vues de la science sur la structure de la matière, sur la composition chimique des aliments, sur l'atome ou sur l'électron, peuvent, vieillir et vieillissent chaque jour ; mais des vérités telle que : l'homme ne peut se nourrir de pensées et l'amour, purement platonique ne peut être fécond, ne peuvent pas vieillir. Or, la philosophie qui nie la réalité objective du temps et de l'espace est aussi absurde, aussi fausse, aussi pourrie en dedans que la négation de ces vérités. Les artifices des idéalistes et des agnostiques sont, en somme, aussi hypocrites que la propagande de l'amour platonique par les pharisiens !

Pour illustrer cette distinction entre la relativité de nos concepts du temps et de l'espace et l'opposition absolue sur ce point des tendances matérialiste et idéaliste dans les limites de la gnoséologie, je citerai encore quelques lignes d'un " empiriocriticiste " très vieux et très pur, précisément de Schulze-Aenesidemus, disciple de Hume. Il écrivait en 1792 :

" Si on conclut des idées aux " choses extérieures à nous ", " l'espace et le temps sont quelque chose de réel, extérieur à nous et existant dans la réalité, car les corps ne se conçoivent que dans un espace existant (vorhandenen), et les changements ne se conçoivent que dans un temps existant " (l.c., p. 100).

Justement ! Répudiant de façon catégorique le matérialisme et la moindre concession à ce dernier, Schulze, disciple de Hume, exposait en 1792 les rapports du problème de l'espace et du temps avec celui de la réalité objective extérieure à nous, en des termes identiques à ceux dont s'est servi le matérialiste Engels en 1894 (la dernière préface d'Engels à l'Anti-Dühring est datée du 23 mai 1894). Cela ne veut point dire que nos représentations du temps et de l'espace ne se soient pas modifiées en cent ans, qu'une quantité énorme de faits nouveaux n'ait pas été recueillie sur le développement de ces représentations (faits auxquels se réfèrent Vorochilov-Tchernov et Vorochilov-Valentinov dans leur prétendue réfutation d'Engels) ; cela signifie seulement que la corrélation du matérialisme et de l'agnosticisme, en tant que tendances philosophiques fondamentales, n'a pu changer quelles que soient les étiquettes " nouvelles " dont se parent nos disciples de Mach.

Bogdanov lui non plus n'ajoute rien, mais absolument rien, si ce n'est quelques étiquettes " nouvelles " à la vieille philosophie de l'idéalisme et de l'agnosticisme. Lorsqu'il répète les raisonnements de Hering et de Mach sur la discrimination de l'espace physiologique et de l'espace géométrique ou de l'espace de la perception sensible et de l'espace abstrait (Empiriomonisme, l, p.26) il reprend en entier l'erreur de Dühring. Une chose est de savoir comment à l'aide de différents organes des sens l'homme perçoit l'espace et comment au cours d'un long développement historique se forme, à partir de ces perceptions, l'idée abstraite d'espace ; autre chose est de savoir si une réalité objective, indépendante de l'humanité, correspond à ces perceptions et à ces idées humaines. Cette dernière question, bien qu'elle soit la seule question philosophique proprement dite Bogdanov " ne l'a pas remarquée " sous un fouillis de recherches de détail concernant la première question ; aussi n'a-t-il pas pu opposer nettement le matérialisme d'Engels à la doctrine confuse de Mach.

Tout comme l'espace le temps " est une forme de coordination sociale de l'expérience d'hommes différents " (ibid., p. 34) ; leur " objectivité " est une " valeur générale " (ibid.).

C'est faux d'un bout à l'autre. La religion qui exprime une coordination sociale de l'expérience de la plus grande partie de l'humanité a, elle aussi, une valeur générale. Mais les idées religieuses sur le passé de la terre ou sur la création du monde, par exemple, ne correspondent à aucune réalité objective. Une réalité objective correspond à la conception scientifique de l'existence de la terre, dans un espace déterminé par rapport aux autres planètes, pendant une durée déterminée antérieurement à toute socialité, antérieurement à l'humanité, antérieurement à la matière organique (bien que cette conception soit aussi relative à chaque degré du développement de la science que l'est la religion à chacun des stades de son évolution). Pour Bogdanov, les différentes formes de l'espace et du temps s'adaptent à l'expérience des hommes et à leur faculté de connaître. En réalité, c'est juste le contraire qui a lieu : notre " expérience " et notre connaissance s'adaptent de plus en plus à l'espace et au temps objectifs, en les reflétant avec toujours plus d'exactitude et de profondeur.



= = = =

Analyse, commentaire et actualisation par Yanick Toutain, néo-newtoniste.



Tout le texte du « Matérialisme et empiriocriticisme », et ce chapitre en particulier, anticipent sur la totalité des absurdités dont sera victime le 20° siècle. Ce livre met en lumière le lien entre l'absurdité relativiste de Einstein et l'absurdité anti-déterministe de Heisenberg, le lien entre le refus des charlatans de considérer chaque atome et chaque électron comme ayant un lieu précis et déterminable et les stupidités des théoriciens des élastiques – devenues des cordes.

La stupide volonté d'ajouter des dimensions aux trois dimensions d'espace et à celle du temps, les stupidités de Theodor Kaluza qui, en 1921, hallucinait en imaginant 5 dimensions, les stupidités de Einstein qui – après avoir été l'inventeur délirant du temps qui ralentit - refusa, puis aggrava cette voie, les imbéciles 10 dimensions des charlatans de l'orthodoxie actuelle sont inscrites dans les foutaises de Mach.

La clé de la relativité, la clé du refus des atomes et des électrons objectifs et localisables, la clé du refus du déterminisme absolu ont pour cause le refus de considérer l'espace à trois dimensions comme étant antérieur à toute connaissance, comme ayant une objectivité absolue.

Ce refus – qualifié de « réactionnaire » par Lénine – nous montre bien que la victoire de Einstein associé au clown Langevin et celle de Heisenberg associé à Bohr est, en fait, la victoire de ce que Lénine caractérise de « fidéisme ».

« Ce qui est " nocif ", c'est le point de vue idéaliste de Mach sur l'espace et le temps, car, d'abord, il ouvre largement la porte au fidéisme et, en second lieu, il incite Mach lui-même à des conclusions réactionnaires. C'est ainsi que Mach écrivait, en 1872, qu'" il n'est pas obligatoire de se représenter les éléments chimiques dans un espace à trois dimensions " (Erhaltung der Arbeit, pp. 29 et 55). Le faire, c'est " s'imposer une restriction inutile. Point n'est besoin de situer les objets purement mentaux (das bloss Gedachte) dans l'espace, c'est-à-dire par rapport au visible et au tangible, de même qu'il n'est pas besoin de les concevoir comme ayant une certaine intensité de son " (p. 27). " Le fait qu'on n'est pas parvenu jusqu'ici à formuler une théorie satisfaisante de l'électricité, vient peut-être de ce qu'on a voulu expliquer à tout prix le phénomène électrique par des processus moléculaires dans un espace à trois dimensions " (p. 30).

Raisonnement absolument juste au point de vue de la doctrine franche et claire de Mach, défendue par ce dernier en 1872 : si les molécules, les atomes, en un mot les éléments chimiques ne peuvent être perçus par les sens, c'est qu'ils ne sont " que des objets purement mentaux " (das bloss Gedachte). Et s'il en est ainsi, si l'espace et le temps n'ont pas de signification objective réelle, il est évident que rien ne nous oblige à nous représenter les atomes comme situés dans l'espace ! Que la physique et la chimie " se circonscrivent " dans un espace à trois dimensions où se meut la matière, les éléments de l'électricité peuvent néanmoins être recherchés dans un espace autre que celui à trois dimensions !

On comprend que nos disciples de Mach aient bien soin de passer sous silence cette absurdité, quoique Mach la répète en 1906 (Connaissance et Erreur, 2° édit., p. 418), car ils devraient alors poser de front, sans subterfuges et sans tentatives de " conciliation " des contraires, la question des conceptions idéaliste et matérialiste de l'espace. On comprend aussi pourquoi, dès les années 70, à une époque où Mach, totalement inconnu, se voyait même refuser ses articles par les " physiciens orthodoxes ", un des chefs de l'école immanente, Anton von Leclair, s'emparait justement de ce raisonnement de Mach pour l'exploiter à fond comme une répudiation remarquable du matérialisme et comme une reconnaissance de l'idéalisme ! En ce temps-là Leclair n'avait pas encore imaginé ou emprunté à Schuppe et Schubert-Soldern ou J. Rehmke la " nouvelle " enseigne d'" école immanente ", se qualifiant tout bonnement d'idéaliste critique. Les propos cités poussèrent ce défenseur déterminé du fidéisme, qu'il préconise nettement dans toutes ses œuvres philosophiques, à proclamer aussitôt Mach un grand philosophe, " un révolutionnaire au meilleur sens du mot " (p. 252). Et il avait parfaitement raison. Le raisonnement de Mach atteste son passage du camp des sciences de la nature à celui du fidéisme. En 1872 comme en 1906, les sciences de la nature ont cherché, cherchent et trouvent ou du moins sont près de découvrir - l'atome de l'électricité, l'électron, dans un espace à trois dimensions. Les sciences de la nature ne s'attardent pas au fait que la matière qu'elles étudient existe uniquement dans un espace à trois dimensions et que, par suite, les particules de cette matière, fussent-elles infimes au point d'être invisibles pour nous, existent " nécessairement " dans le même espace à trois dimensions. Au cours des trois décades et plus écoulées depuis 1872 et marquées par les progrès prodigieux et vertigineux de la science dans la connaissance de la structure de la matière, la conception matérialiste de l'espace et du temps est restée " inoffensive ", c'est-à-dire tout aussi conforme qu'auparavant aux sciences de la nature, tandis que la conception contraire de Mach et Cie n'a été qu'une capitulation " nocive " devant le fidéisme. »

On comprend, alors, pour quelle raison ce refus acharné de l'existence objective d'un espace à trois dimensions avait comme ennemi principal le concept newtonien de « lieu absolu ».

L' « amateur éclairé » en philosophie qu'était Lénine était – de facto - devenu le professeur de philosophie pour toutes les Universités de la planète, le professeur de tous les charlatans qui y officiaient et des tous ces étudiants qui devaient rabâcher des stupidités bornées. Malheureusement, Vladimir Illich n'osa pas opérer le même processus en physique : devenir le professeur de physique de tous ces clowns et de leurs victimes.
Il en avait pourtant le bagage et les compétences.

En effet, considérer l'espace comme absolu, comme réceptacle objectif – et vide – des atomos de Democritos va, indissolublement, de pair avec la COMPREHENSION de ce que cet espace est formé de milliards de milliards de lieux objectifs.
Car cet espace, dans son existence, est un objet et un repère.

Quand bien même il est formé de lieux indiscernables l'un de l'autre, cet espace absolu est objectif et est formé de lieux absolument distincts les uns des autres.

A l'heure où j'écris, à la seconde où j'écris, 24/10/09 16:35:57, la Terre occupe un lieu tout à fait particulier.
Ou plutôt un ensemble de lieux voisins. Car chacun des atomos dont la Terre est formée occupe un des lieux définis par Isaac Newton.
Isaac Newton comprit cela et l'écrivit - avant son 23ème anniversaire – dans son « De Gravitatione ». Un pamphlet implacable contre René Descartes et ses foutaises einsteinistes.


Et chacun de ces lieux – conceptualisés par Newton - pourrait avoir des coordonnées absolues.
Chacun de ces lieux aura, un jour, une abscisse, une ordonnée, une hauteur. Et la totalité des corps cosmiques verra sa trajectoire déterminée par cette succession de nombres.

Car Isaac Newton, le premier, détermina aussi le fait que le mouvement ne pouvait pas être autre chose que le passage d'un lieu absolu à un autre lieu absolu.
En réécrivant conceptuellement l'héritage des Grecs matérialistes, il construisit les fondations de ce qui sera la science du 21° siècle.

Cette vision tridimensionnelle et matérialiste de l'Univers lui permit de comprendre que les seuls déplacements réels étaient des déplacements objectifs. Des déplacements des corps depuis un lieu absolu jusqu'à un autre lieu absolu, depuis un lieu objectif jusqu'à un autre lieu objectif.

VITESSES ABSOLUES, VITESSES OBJECTIVES

Dans notre Univers objectif, dans notre Univers dans lequel se mouvent les atomos, en passant d'un lieu absolu à un autre lieu absolu, il existe donc une géométrie. Ou plutôt, donc, une « UNIVERSOMETRIE ».

Il existe une localisation absolue, une localisation objective de chaque particule.

Et il est probable que la totalité de ces atomos se déplacent à la vitesse des photons. Il est probable et quasi certain que les photons ne sont que des agglomérations de ces atomos primitif. Il est donc probable et quasi certain que les briques ultimes se déplacent à la vitesse de 299792458 mètres par seconde.

En passant, en une seconde, d'un lieu objectif à un autre lieu objectif. Un lieu qui se trouvera, donc, à une distance objective de 299792458 mètres du premier.

A moins que sa course ne soit déviée par le choc avec un autre atomos.

Les corps sont donc formés de ces atomos dont les courses sont continuellement déviée. Des corps formés de ces photons agglomérés et qui ont donc une vitesse globale bien inférieure à la vitesse « c » des photons.

Jean-Pierre Galinat, par des chemins bien différents des miens, avait compris que la trajectoire des photons dans l'eau était comparable à celle des skieurs. Des « slaloms » qui auraient conservé une vitesse constante mais avec une vitesse globale de descente bien inférieure et inversement proportionnelle aux « détours » effectués en « slalomant ».

Mais il n'avait pas compris que ces slaloms étaient parcourus dans le vide absolu et qu'il ne pouvaient être compris que dans le cadre des lois objectives de Newton et du concept d' « inertie absolue », d'inertie objective sous-jacent à tous ses textes.



Car il faut comprendre que les trajet d'un « endroit » à un autre « endroit », de Paris à New-York, par exemple, sont comparables aux trajets à l'intérieur du couloir d'un train en mouvement. Depuis l'endroit du siège jusqu'à l'endroit de la porte du compartiment.

Car il faut comprendre que ces endroits relatifs sont en mouvement. Et que le talon d'Achille des bêtises énoncées par René Descartes se trouvent précisément là. Dans la confusion permanente qu'il opère entre « lieu » objectif et « endroit » relatif.

C'est de ce point de vue que les concepts d' « énergie cinétique », d' « inertie », et même – en conséquence – de « température » ne pourront être établis solidement que par le retour à la science de Newton, le retour à la gnoséologie de Lénine.

Car l'énergie cinétique calculée par le passage d'un « endroit » à un autre « endroit » ne sera jamais qu'une « énergie cinétique » locale. Elle restera relative à un repère en mouvement.
Newton savait cela.

Et il démasqua l'imposteur et le charlatan Descartes.

Le calcul de la moitié de la masse d'un corps multipliée par le carré de sa vitesse n'a de sens réel que par l'utilisation de sa « vitesse objective ».

Calculer des « énergie cinétique » à l'aide de « distesses », en utilisant la quantité de variation de distance séparant deux corps, ne donnera que des « « énergies cinétiques relatives ».

Et comme ce sont la fraction des 2/3 de cette énergie cinétique qu'il faudra diviser par une constante – découverte par Max Planck et qu'il appela « constante de Boltzmann – pour connaître la valeur de la température, nous n'auront qu'un calcul relatif.

En appliquant ce calcul pour chacune des molécule d'un gaz et en en utilisant la moyenne de chacune des énergies cinétiques de chacune des molécules nous ne connaitrons pas la température de ce gaz.

TEMPERATURE OBJECTIVE VS TEMPERATURE RELATIVE

En effet, le récipient qui le contient va d'un lieu absolu à un autre lieu absolu. En ayant une vitesse absolue, une vitesse objective.

Et c'est le carré de cette vitesse qui donnera la connaissance de sa température objective.

Le fait d'ajouter 273 degrés pour connaître la prétendue « température absolue » d'un corps n'est qu'une FARCE RELATIVISTE supplémentaire.

Le fait de prétendre qu'un corps pourrait atteindre le zéro absolu n'est qu'une farce habituelle du clown relativiste Etienne Klein et de ses comparses en escroquerie relativiste.

Toute cette bande de malfaiteurs qui squattent indument les établissements scientifiques sera bientôt mise hors d'état de nuire.



Que tous ces gens aient besoin de tous les Vincent Bolloré pour soumettre les Africains et les Asiatiques à un nouvel esclavage – les laissant crever avec 50 euros par mois -, que tous ces gens aient besoin des Alliot-Marie et de tous les assassins massacreurs de civils désarmés, criminels meurtriers d'enfants, de femmes et d'hommes d'Afrique, comme ce fut le cas en novembre 2004 à Abidjan, cela est tout à fait logique.

Quand « les professeurs bourgeois ont le droit de toucher des émoluments de gouvernements réactionnaires » - ainsi que l'écrivait Lénine en 1908 - pour effectuer leur misérable tâche d'escroquerie intellectuelle, il faut bien réduire en esclavage la Chine, l'Asie et l'Afrique.

Il faut bien que Michael Agbor soit l'esclave de Etienne Klein dans les camps de travail de Vincent Bolloré pour que celui-ci puisse consommer de quoi détruire la planète sans avoir besoin de faire le moindre travail utile.

Il fallait bien que les paysans d'Italie soient exploités et opprimés pour que le cardinal Bellarmin puisse exercer son activité improductive et malfaisante sans avoir besoin de produire quoi que ce soit d'utile économiquement.

Les intellectuels d'Athènes avaient besoin des esclaves des mines du Laurion pour avoir l'argent nécessaire à leur consommation. Ce sont les esclaves qui permettaient à Athènes d'acheter à l'extérieur de quoi nourrir ses fainéants improductifs.

Mais, au moins, certains d'entre eux – même à la marge comme Socratès et Plato – avaient un rôle social utile. Democritos d'Abdère et le Ionien Héraclitos ont produit des découvertes qui sont encore socialement et économiquement utiles.

Mais il en va des écrits de Mach comme des écrits de Etienne Klein - et de tous les prosélytes de l'escroquerie relativiste – oeuvres inutiles et nuisibles comme il en va de la Bible et de toutes les oeuvres de tous les Bellarmin.

Etienne Klein et Mach auront le lamentable privilège historique d'avoir détruit la science du 20° siècle.

Quand la résurgence de l'antisémitisme des antidreyfusards sonnait le glas du Siècle des lumières dans la partie réactionnaire de la bourgeoisie, quand les oligarchies pleuraient encore de leurs frayeurs de la Commune de Paris – frayeurs comparables à celles du Figaro, de Nicolas Sarkozy et de leurs amis lorsqu'ils se remémorent et évoquent Mai 68 - , il fallait bien en finir avec le newtonisme et le voltairisme. Il fallait bien en finir avec l'Encyclopédie et la quête du savoir matérialiste universel.

L'imbécile Cantor imaginait prouver l'existence de Dieu en prouvant l'existence – et la cohérence – de ce qu'il imaginait être le concept de l'infini.

Il fallut attendre son internement psychiatrique puis sa mort pour que le Vatican daigne entrer dans la danse médiatique et faire campagne en faveur de ses imbécilités.

Je connais quelqu'un qui a loupé sa deuxième année de mathématiques à la fac pour avoir – entre autres – été incapable de déblaterer sur les âneries de Cantor.



C'est pourtant simple : il y a un petit infini.
Aleph Zéro.
- Combien y a-t-il de nombres pairs ?
- Réponse : Aleph Zéro
- Combien y a-t-il de nombres impairs ?
- Réponse : Aleph Zéro
- Combien y a-t-il de nombres ?
- Réponse : Aleph Zéro

C'est crétin ?
Oui, bien évidemment !
Tout l'enseignement des usurpateurs charlatans de la quasi-totalité des universités de la planète est fait de ce genre d'imbécilités.
Ces imbéciles ont des preuves : ils ont inventé la transubstanciation du nombre DEUX.

A l'aide de leur stupide – et prétendue – bijection, ils vont vous prouver que le nombre deux est A LA FOIS un nombre entier et A LA FOIS un nombre pair.
Mais que le « deux » de la liste des nombres entiers n'est pas – tout à fait – le « deux » de la liste des nombres pairs.

Car le premier est en bijection avec le nombre « quatre » - son double.
Et le second – celui de la liste des nombres pairs - est en bijection avec sa moitié, le nombre « UN » de la liste des nombres entiers.

C'est autant délirant que les délires médiévaux concernant le sexe des Anges.

Mais ce n'est que le sommet de l'iceberg de la bêtise universitaire : il existe un infini plus grand.
Cantor inventa Aleph UN.

Aleph UN est le nombre de points d'un segment.

  • Un petit ou un grand ?

  • - Tous !!! Tous les segments sont formés de « aleph UN » points !!


  • - Mais si l'on coupe en deux un segment, le nombre de points de chacun des segments sera la moitié de aleph UN ?


  • -Mais non malheureux ! Ignorant !!! Hérétique !!! Tu n'auras pas ton DEUG de maths, tu redoubleras ta deuxième année !!!! Repete après moi : Chaque segment sera toujours formé du même nombre de point.

Vous pouvez maintenant comprendre de quelle façon l'université sélectionne les pires des abrutis parmi les étudiants pour les transformer en profs de maths de collège et de lycée.

Vous pouvez comprendre pourquoi ces abrutis osent insulter Ali et Ahmed, osent insulter nos cousins et nos frères.

Ils osent le faire comme les curés et les imams insultaient quiconque se rebellait contre leur pouvoir d'imposteurs, de bigots, leur pouvoir d'hypocrites.

Etienne Klein et tous les autres charlatans de l'imposture einsteinistes ne crient pas sur les toits si le « continuum spatio-temporel » du crétin Einstein est formé de Aleph Zéro points en abscisse ou de Aleph UN !!!!

Mais pour tous ces charlatans – j'ai laissé de côté les citations du crétin Einstein dans lesquelles il reprend, presque mot pour mot, le vocabulaire de Mach … ce sera l'objet d'un autre texte – une chose est sure : il faut nier l'espace absolu, il faut nier les lieux absolus, il faut nier les vitesses absolues.

Il faut nier l'existence objective d'un Univers à trois dimensions. Un univers à connaître, à découvrir.

Il faut nier les zigzags de la Terre et du Soleil, il faut nier la possibilité – et l'intérêt – de connaître notre vitesse objective, notre vitesse absolue.

Et pour cela un seul moyen, mentir, mentir, mentir et encore mentir.

Et une seule méthode : réprimer sans faiblir tout individu, toute personne qui viendra contester leur pouvoir, contester leur rationalité, contester leur cohérence, contester leur pertinence ….. contester leur pouvoir ….



LA REVOLUTION BALAIERA CES IMPOSTEURS !!!!

LA REVOLUTION BALAIERA TOUS CES « CLOWNS TITRES PROFESSEURS » !

Et les mettra hors d'état de nuire !!!













Lire aussi manifeste matérialiste :