Une page pour préparer les 6 révolutions qui vont se produire.
3 sociales, une civilisationnelle.
Une révolution philosophique de pair avec une révolution scientifique.
Les anonymes insulteurs habituels (et inhabituels) des forums usenet seront effacés sans délai.
Les messages non signés seront éventuellement affichés : la lâcheté n'est pas un argument politique (ni scientifique, d'ailleurs).
Des mercenaires étrangers au service de Bolloré et du crime colonial.
Cette vidéo est passionnante : On passe de la musique brésilienne au sniper mettant en joue les troupes régulières de l'Etat souverain de Côte d'Ivoire.
Les guignoleries nationalistes de Eric Besson ne servent qu'à cacher le crime colonialiste de la France-à-fric et à endormir les naïfs !
Les tueurs de Chirac-Sarkozy-Bolloré ne parlent même pas français quand ils vont tuer les Africains. Et Besson, Sarkzoy and Co viennent nous parler de "patriotisme" !!!
Quelle farce !
On voit une puissance étrangère mettre ses snipers en position de tir en direction d'une armée africaine.
Les "Libanais" et les "Burkinabés" sont revendiqués comme contents de la présence française quand les Ivoiriens crient, aux troupes d'occupation coloniale :
"Allez les Français, allez-vous en ! Rentrez chez-vous, j'en ai marre de vous !"
Et cela ne semble pas déranger plus que ça l'imbécile envahisseur en uniforme de l'armée française. Aucune éthique, aucunes valeurs, aucune morale !
Juste des gangsters assassins aux ordres de criminels !
Juste des abrutis - à demi-analphabètes - tout juste capable d'appuyer sur des gachettes pour faire les nettoyeurs aux ordres de criminels contre l'humanité : Chirac et Alliot-Marie dans le tournage, Sarkozy et Hervé Morin depuis !
VIVEMENT LE NUREMBERG DE L'AFRIQUE !!!
On jugera tous ces gangsters ! Et tous leurs vrais noms - et leurs crimes - déposés sur Internet sèmeront la honte éternelle pour leurs familles
Ce "leader" est un petit Pétain-Laval qui va négocier avec le CHEF DE l'ARMEE DE LA PUISSANCE OCCUPANTE !
Citation:
depuis le 27 Aout en France où il participe à l'université d'été du parti Nouveau Centre présidé par le Ministre français de la défense, M. Hervé Morin. Avec un agenda très chargé, il est obligé de prolonger son sejour jusqu'au 25 Septembre.
Mouctar Diallo est un petit pantin au service des bourreaux de l'Afrique. Ce genre de réunion sera appelé "activité criminelle" par le Nuremberg de l'Afrique.
C'est l'équivalent d'une réunion du chef du Rassemblement national populaire (RNP), du Parti populaire français (PPF) ou de la LVF dans la villa de Hitler.
Hervé Morin sera extradé en Afrique pour répondre de ses crimes. Lui, Sarkozy et Alliot-Marie seront appelés bourreaux de l'Afrique par les générations futures !!!
Programme de la tournée européenne de Mouctar Diallo, leader de NFD
Auteur : Service de communication de NFD
Sur la facilitation de M. Ismaél Bah, Président de la FAGAF, Mamadou Mouctar Diallo, Président du parti NFD (Nouvelles Forces Démocratiques) est depuis le 27 Aout en France où il participe à l'université d'été du parti Nouveau Centre présidé par le Ministre français de la défense, M. Hervé Morin. Avec un agenda très chargé, il est obligé de prolonger son sejour jusqu'au 25 Septembre.
Après la France, il fera une tournée européenne qui l'amenera en Belgique, Allemagne, Suisse, Italie avant de revenir en France pour rentrer en Guinée. Cette tournée européenne sera mise à profit, après sa participation à l'université d'été de l'UMP du 4 au 7 Septembre, pour rencontrer des personnlités politiques et administratives européennes mais aussi rencontrer les milliers guinéens qui l'attendent dans les pays suscités.
Il fera cette importante tournée avec le grand leader et patriote, le Président du Mouvement la Guinée d'Abord, Mamady Sinkoun Kaba, qui a contribué à l'organisation de nombreux mouvements et manifestations des guinéens vivant à l'etranger pour exiger à la junte au pouvoir, le respect du chronogramme en vue de la tenue d'élections libres et transparentes conformément à ses engagements au lendemain de sa prise du pouvoir.
Agenda
1- Lundi 31, Mardi 1er et Mer 2 : Agen (France)
2- Jeudi 3 : Paris
3- Vend 4, Sam 5, : Participation à l'université d'été de l'UMP
4- Dim 6, Lundi 7, Mardi 8, Mer 9 : Paris
5-Jeudi 10, Vend 11, Sam 12, Dim 13 et Lundi 14 : Belgique
6- Mardi 15, Mer 16, Jeudi 17 et Vend 18 : Allemagne
7- Sam 19, Dim 20, Lundi 21 : Suisse
8- Mardi 22 : Rome
9- Merc 23, Jeudi 24, Vend 25 : Paris et depart pour Dakar
Service de communication de NFD
Edit� par laguine - 30 Aout 2009 � 01:08
Dernière édition par Yanick Toutain le Oct 26, 09 9:33 pm;
7/06/2009 19:15 (les chiffres sont actualisés au fur et à mesure)
57 % d'abstentions en Europe, 60 % (59,5 %) d'abstention en France
L'EUFOR a perdu, l'armée des envahisseurs vient de subir une défaite, l'armée européenne des capitalistes vient de subir un désaveu absolu de la part des électeurs de France et de la plupart des pays européens.
L'EUFOR qui envahit l'Afrique est, aussi, une armée d'occupation contre les peuples d'Europe.
Les imbéciles de rabatteurs, les petits laquais formois qui ont osé réclamer leurs votes aux pauvres Européens, les Besancenot et son NPA, les Laguiller et Lutte Ouvrière, tous ces clowns du faux trotskysme ont subi un désaveu absolu : leur tactique était complètement stupide : les travailleurs ne veulent plus des capitalistes européens. Ils ne veulent plus de l'Europe de la bourgeoisie. Ils ne veulent plus de l'Europe capitaliste.
Les travailleurs, les chômeurs, les pauvres, se sont massivement abstenu.
UN PAS SUPPLÉMENTAIRE VERS LA RÉVOLUTION
Après le référendum du 29 mai 2005, dans lequel les électeurs français avaient dit « NON ! » à la Constitution capitaliste de Giscard d'Estaing, vote dans lequel l'envahisseur de l'Afrique, l'ami de Mobutu, l'ami du roi Bokassa de Centrafrique, l'ami des tyrans barbares de la France-à-fric avait subi une défaite électorale absolu, c'est une nouvelle claque pour tous ces laquais de la bourgeoisie européenne.
Giscard d'Estaing qui se rêvait en roi d'Europe, Giscard d'Estaing dont les Abidjanais doivent subir le nom, quotidiennement par son « Boulevard de la mort », Giscard d'Estaing dont les ancêtres organisaient la traite atlantique avait voulu que les travailleurs d'Europe votent pour la corde destinée à la pendre.
ILS VOTÈRENT « NON ! » EN 2005
Mais qu'importe ! La démocratie, en Europe, la démocratie, en France, n'est qu'une farce. En France, en Europe, la distribution des miettes en provenance de l'Afrique joue le même rôle que la distribution familiale des miettes par les Pétain-Laval, par les kapos Sambo-Quimbo.
Les riches capitalistes avaient offert un référendum aux mangeurs de miettes que sont les Européens de la formoisie. Les formois d'Europe et les exploités ont voté « Non ! ». Mais les riches capitalistes s'en contrefichent. Le nouveau Hitler de l'Afrique qu'est l'envahisseur Sarkozy, a décidé, dans une splendide cérémonie à Versailles, de bafouer ce vote, de bafouer la démocratie. Nicolas Sarkozy, le corrompu, la marionnette de Vincent Bolloré se contrefiche de la démocratie. Et pas seulement en Afrique où règnent ses pantins.
Nicolas Sarkozy a réuni toute la France -à-fric politique dans le palais de Versailles. Pour faire voter à ces députés colonialistes CONTRE le choix du peuple. Choisir le palais de Versailles était un choix judicieux.
LE PALAIS DE L'AUTEUR DU CODE NOIR DE 1665, LE PALAIS DU SANG DE LA TRAITE : VERSAILLES
Il était judicieux de faire voter l'ANNULATION du référendum dans le palais de Louis 14, il était judicieux qu'un vote détruisant la démocratie française soit fait dans un palais construit sur la sueur et le sang des Africains déportés, sur la sueur et le sang des Camisards martyrisés, sur la sueur et le sang de tous les paysans de France et de ses Territoires Occupés.
La bourgeoisie européenne nous montrait sa revendication : elle est l'héritière de la NOBLESSE FÉODALE.
Quand l'EUFOR envahit l'Afrique, quand les Troupes d'Occupation Européennes envahissent le continent martyr, la bourgeoisie européenne revendique sa filiation avec la noblesse européenne :
IL LEUR FAUT TOUJOURS PLUS DE NOUVEAUX ESCLAVES
C'est la raison pour laquelle tant d'habitants de l'Europe subissent, eux-mêmes, ce nouveau règne de la dictature féodale : travailleurs de Pologne réduits en esclavage dans l'est de la France, travailleurs – librement – déportés dans la Grande Bretagne esclavagiste, dont le demi-esclavage est dénoncé dans le film du cinéaste – à l'idéologie formoise – Ken Loach, dans son « A free world ».
C'est la raison pour laquelle les formois les plus faibles ont été transformés en travailleurs exploités : nouveaux enseignants payés 534 euros par mois, précaires aux statuts bafouant tout l'héritage « ouvrier » en France, nouveaux statuts dont les bénéficiaires ne reçoivent plus une seule miette coloniale.
DISTRIBUTION DES MIETTES COLONIALES : FINIE POUR LES PAUVRES !
C'est cela la clé de la situation : la crise en Europe, la rébellion des peuples, elle provient de ce que les plus pauvres ne reçoivent plus une seule miette en provenance d'Afrique.
Quand les Quimbo-Sambo, au service de leurs maîtres tentent de faire croire aux Africains qu'il n'existe aucun espoir au Nord, quand les complices « de gauche » des esclavagistes tentent de faire croire aux Africains naïfs que tous les Français, que tous les Européens sont des mangeurs de miettes, la vérité apparaît de plus en plus clairement : la frontière n'est pas entre le Nord et le Sud.
UNE FRONTIÈRE SÉPARANT D'UN CÔTE LES ESCLAVAGISTES ET LEURS LAQUAIS ET DE L'AUTRE LES PAUVRES VICTIMES
Les 60 % d'abstention proviennent directement de l'attaque menée par la bourgeoisie européenne contre les travailleurs et en particulier les travailleurs pauvres.
Le chômage qui est actuellement organisé par les patrons français et leurs amis vient de connaître une première réponse.
Il suffit de regarder le pourcentage réel obtenu par l'envahisseur corrompu Nicolas Sarkozy pour comprendre le niveau explosif de la nouvelle situation politique.
27,2 % de 40,5 % des électeurs : SARKOZY A OBTENU 11 % DES ÉLECTEURS
UN « PRESIDENT CORROMPU » QUI GOUVERNE AVEC 11 % DES ÉLECTEURS
Voilà la situation actuelle : L'Afrique, en ce soir du 7 juin 2009, doit fêter sa victoire. L'offensive anticolonialiste d'approche à grands pas. Le général en chef des Troupes d'Occupation n'a plus, derrière lui, que 11 % des électeurs français.
Ils ne sont plus que UN électeur sur 10 à apporter son soutien au CORROMPU de Bolloré.
DEBUT DE PARALYSIE POUR LES TROUPES D'OCCUPATION
Les marges de manoeuvre du financier du génocide au Rwanda, les marges de manoeuvres de celui qui cherchait, en juillet 1994, des aéroports pour soutenir le Hutu Power, les marges de manoeuvres du chasseur d'esclaves en fuite qui renvoyait vers l'Afrique et ses camps de travail les malheureux qui avaient tenté de s'échapper, les marges de manoeuvre de l'insulteur raciste qui traite de « racaille » tous ceux qui s'opposent à sa volonté dictatoriale, se sont réduites comme une peau de chagrin.
Quand un envahisseur est soutenu par 11 % de ses électeurs, l'heure sonne pour ses victimes de commencer l'organisation de la rébellion finale.
Si un parti égalitariste existait en Afrique, ce sont de grandes affiches avec les scores électoraux de Sarkozy, à ces élections européennes, qui seraient apposées devant toutes les casernes des Troupes d'Occupation. Le nombre total des électeurs de l'UMP et le pourcentage réelle – en fonction du total des électeurs inscrits – serait visible QUOTIDIENNEMENT par tous les soldats envahisseurs.
UN TRAVAIL PSYCHOLOGIQUE POUR RÉDUIRE LE NOMBRE DE VICTIMES
Chaque soldat français qui lirait ces chiffres, chaque jour, prendrait conscience, chaque jour, qu'il est au service d'un GANG MINORITAIRE.
Chaque soldat français qui prendrait conscience qu'il est membre d'une ARMÉE D'OCCUPATION, qui prendrait conscience qu'il assassine pour BOLLORE, qu'il assassine pour BOUYGUES, aura un instant d'hésitation au moment de tirer, au moment de tuer.
Celui qu'on voit, sur une vidéo YouTube, tuer sans une seule hésitation, sur une route de Côte d'Ivoire, s'il avait conscience de travailler pour des planteurs esclavagistes, de tuer pour des corrupteurs, d'assassiner pour un pouvoir minoritaire ne réunissant plus que 11 % des suffrages exprimés, aurait, dans ce cas, un instant d'hésitation. Son cerveau d'être humain quitterait – tout à coup – la barbarie, et il prendrait conscience que l'hélicoptère destiné à survoler les cadavres, l'hélicoptère qu'il va appeler après son crime, il pourrait l'appeler AVANT de tirer, il prendrait conscience qu'il pourrait négocier, qu'il pourrait même se rebeller, qu'il pourrait redevenir un être humain …. qu'il pourrait cesser de trainer le nom de sa famille DANS LA BOUE... DANS LE SANG.... DANS LE CRIME ….
Chaque soldat français des Territoires Occupés doit être informé de ce chiffre : 11 % !
L'EUFOR N'A PLUS RIEN A FAIRE EN AFRIQUE : LES ÉLECTEURS NE SOUTIENNENT PLUS LES BARBARES
Les barbares que sont les généraux de l'EUFOR, les barbares assassins que sont les Hervé Morin, les Bernard Kouchner, n'ont plus AUCUNE LÉGITIMITÉ.
Ils doivent démissionner, ils doivent être révoqués, ils doivent être mis hors d'état de nuire.
ELECTIONS PIÈGES A CONS ! DELEGATION ! REVOLUTION !
C'est un véritable tournant constitutionnel qu'il faut mettre en oeuvre : Ne plus voter, déléguer. Les peuples doivent choisir leurs délégués : UN pour 25 !
Les peuples doivent organiser leur véritable démocratie révocable : le délégué doit pouvoir être remplacé du jour au lendemain.
Il n'y a que la délégation qui permette cela. 25 délégateurs pour un délégué. 25 délégués pour un délégué de rang supérieur.
En 6 étages de délégation, la totalité des 6 milliards de délégateurs potentiels seront représentés.
DEHORS L'EUFOR ! VOUS NE REPRÉSENTEZ PLUS RIEN MÊME LES MANGEURS DE MIETTES NE VEULENT PLUS DE VOUS !
DEHORS L'EUFOR : DICTATURE DES CAPITALISTES MINORITAIRES !
A part répéter x fois « augmenter les salaires », l'imbécile réformiste ne sut quoi répondre face aux provocations verbales du questionneur.
Là où un vrai révolutionnaire aurait répondu par : « fermeture de la Bourse », le clown NPA répondait « augmenter les salaires », là où un révolutionnaire aurait répondu : « auto-organisation de la population avec des délégués révocables », l'imbécile répondait « augmentation des salaires », là où un révolutionnaire aurait répondu par « construction d'une légitimité démocratique révocable pour chasser le corrompu larbin de Bolloré », le clown ne savait que répondre « 300 euros pour tous »
Il fallut que l'employé de Lagardère le pousse dans ses derniers retranchements pour qu'il arrive à parler d' « ouverture des livres de comptes » et de « monopole du crédit » dans une seule banque.
Quand Elkabbach faisait – pour une fois – son métier, et avec une efficacité redoutable, le charlatan politique ne savait que répéter sa technique habituelle : brasser du vent.
Quand il lui demande quelle « alternative à l'économie de marché » , la marionnette de Krivine et Sabado ne sait rien répondre.
Pays de l'Est = pas bien, pays de l'Ouest = pas bien.
C'est tout ce que le dirigeant du NPA sait répondre.
L'imbécile ne comprend même pas que « ouverture des livres de compte » est une mesure absurde dans le contexte actuel : tous les spécialistes savent ce qui se cachent derrière Clearstream et les paradis fiscaux.
Ce n'est pas cette ignorance qui empêche la révolution.
Ouvrir les livres de comptes ne changeraient rien à la situation politique.
Quand Trotsky préconise cette mesure défensive, le mouvement ouvrier allemand vient d'être écrasé, les paysans et ouvriers espagnols subissent une lourde défaite politique.
L' « ouverture des livres des comptes » est une mesure absurde quand l'abolition du capitalisme est à l'ordre du jour. Pour ouvrir les comptes d'une entreprise capitaliste, cela implique que les capitalistes aient encore des comptes à ouvrir. En Russie, les livres de comptes n'ont pas été ouverts en novembre 1917, les patrons étaient partis et les entreprises ont été accaparées par les ouvriers. Ce sont les ouvriers de la nouvelle URSS - eux-mêmes - qui ont forcé les Bolchéviks à socialiser bien plus rapidement qu'ils ne l'avaient prévu. Nous lirons les comptes APRÈS la révolution !
Quand le clown évoque le fait que ce serait la population elle-même qui déciderait, on pourrait lui rétorquer que l'accumulation de toutes les magouilles d'Assemblées Générales opérées par la LCR depuis 25 est suffisant pour discréditer définitivement toutes prétentions démocratiques de ces magouilleurs. D'autant plus que la révocabilité qui était la règle clé de l'ancienne LCR dans la construction des coordinations est devenu un souvenir dont Besancenot ne prononce même plus le nom.
Quand Elkabbach pousse le bouchon au maximum en lui demandant ce qu'il ferait s'il était au pouvoir, tout ce qu'il sait répondre est l'interdiction des licenciements et …. l'augmentation des salaires.... Pas un mot sur l'investissement démocratique, pas un mot sur la fermeture définitive de TOUTES les banques – même la banque unique de Besancenot -, pas un mot sur les 300 euros mensuels qui seront confiés à chaque citoyen pour qu'il investisse lui-même. N'importe quel réformiste de l'époque de Bernstein était dix fois plus sérieux que Besancenot, n'importe que socialiste planificateur des années 30 était plus sérieux que l'imbécile qui ne sait que répondre « augmenter les salaires », « ouverture des livres de comptes » et « interdiction des licenciements ».
La « vraie motion de censure » elle serait « dans la rue » dit le clown. Quelle « motion de censure » ? Des gens qui marchent ? Des gens qui crient ? Des gens qui chantent ?
Quand il aurait été possible de lancer un appel national à l'auto-organisation à tous les gens en colère, là où il aurait été possible d'appeler tous les gens à se grouper par 25 pour désigner leur délégué, le clown ne sait brasser que du vent. Là où il aurait été possible d'appeler les cousins Africains à faire de même pour chasser les « troupes françaises hors d'Afrique », le clown chauvin n'a pas un mot pour les premières victimes de la crise : L'Afrique, Olivier Besancenot et Alain Montaufray-Mathieu s'en foutent comme de l'an 40. La Quatrième Internationale a été accaparée par des chauvins formois qui mettent l'intérêt de l'égoïste occidental qui veut 2000 euros par mois avant les urgences des travailleurs exploités du Sud.
Besancenot n'a pas eu un seul mot pour la colère de nos cousins de Guadeloupe qui sont en lutte dans une grève générale reconductible. Il aurait pu en faire un exemple pour les métropolitains. Mais le chauvinisme du formois égoïste transpire de l'égoïsme de Besancenot.
Il aurait pu parler des 80 morts de Madagascar, de nos cousins qui luttent contre les manœuvres des larbins de l'impérialisme coréen et qui se font tuer par les larbins de la France : les morts de 1947 sont oubliés.
Il aurait pu parler de la révolution chinoise qui gronde et que nous attendons.
Mais Elkabbach a raison de rigoler : c'est un clown incompétent et dérisoire qu'il a invité.
Besancenot aurait pu expliquer à Elkabbach que la solution de la crise consiste à stopper l'exploitation des travailleurs chinois et des travailleurs africains. Il aurait pu lancer un appel à financer de véritables syndicats de travailleurs chinois. Il aurait pu expliquer que l'argent du casino mondial qui flanque la pagaille dans tous les marchés et finance les délires du facteur Krach-Boum, c'est l'agent de la plus-value extorquée aux travailleurs chinois et africains. Ce sont leurs salaires qui sont joués en Bourses.
Il aurait pu lancer un appel aux manifestants à protéger Michael Agbor, le syndicaliste camerounais, en lutte contre le gangster Bolloré et ses complices de la famille Fabbri, soutenir ce syndicaliste en lutte - l'an dernier - contre les esclavagistes de la SOCAPALM qui ne leur laissent que 50 euros par mois.
Mais Besancenot est un chauvin replié dans les frontières de son petit pays.
Il est bloqué dans sa petite poste, dans son « petit logement » dont il est le propriétaire, en train de montrer son beau poster de Che Guevara à ses amis.
Son NPA, c'est le parti de l'égoïste qui veut avoir 2000 euros par mois.
Elkabbach a raison : Besancenot n'est pas crédible.
En l'invitant, il a le même mobile que Laurent Joffrin en invitant Alain Badiou : montrer l'absence totale de sérieux de leurs propositions.
Quand Elkabbach ose même prononcer « révolution trahie », le titre d'un des principaux livres de Léon Trotsky, il y a une chose qu'il ne mesure pas : il a acquis, aujourd'hui, pour la première fois, une stature de vrai journaliste.
Pour poursuivre sur cette voie, il est maintenant nécessaire que Elkabbach poursuive dans cette voie et lise entièrement le livre : il sera encore plus percutant la prochaine fois pour pouvoir demander à Besancenot si son discours ne serait pas une simple défense de salariés privilégiés identiques à ceux que Trotsky dénonçait comme profiteurs en URSS.
Et, sur ce chemin, oser demander à Alliot-Marie où en est l'enquête concernant les crimes de l'Hôtel Ivoire – à Abidjan - et à quelle date elle pense être inculpée, demander à Morin où en l'enquête sur les crimes de Bolloré en Afrique et à quelle date il pense être inculpé pour complicité, poser à Kouchner les questions qu'il n'avait pas osé lui poser il y a exactement un an concernant les mercenaires au service de Déby l'exécuteur – questions dont je signale l'absence dans ma vidéo « cours rebelle de guitare ».
Et, ce stade, le nouveau Elkabbach pourra demander à Nicolas Sarkozy où en est l'enquête sur la prévarication et la corruption du président de la république par Vincent Bolloré et à quelle date il présume qu'il sera destitué et mis en examen.
Mais là, tout cela n'est peut-être que du rêve : le journalisme efficace et honnête de Jean-Pierre Elkabbach ne fonctionne sans doute que lorsqu'il s'agit de mettre en cause les intérêts des exploiteurs de la classe formoise, mais tombe en panne lorsqu'il s'agit des intérêts des exploiteurs de la classe des capitalistes ?
L'avenir le dira.
Heureusement, car, dans le cas contraire, on serait amené à s'interroger sur le fait de savoir si pour ce qui concerne l'occupation génocidaire de l'Afrique et la corruption du président, le « journaliste professionnel » Elkabbach pourrait courir le risque d'être, lui-même, inculpé pour complicité !
L'avenir – ici aussi - le dira !
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* c'est le lien... je n'ai RIEN pu réécouter : ce site est un foutoir. Si JP Elkabbach lit ce texte, qu'il tape Elkabbach + Besancenot sur le moteur de recherche de Europe 1, il verra le résultat...
Ce site est proche du labyrinthe. Il devrait s'inspirer de YouTube et donner aux bloggeurs un CODE (même système que pour les vidéo youtbe) pour permettre de réécouter les émissions, interviews etc... à partir de NOS PAGES. Nous n'aurions qu'à faire un copier coller..
On peut cajoler le personnel politique de la bourgeoisie et.... avoir un site professionnel et efficace : que l'argent des ventes d'armes de Jean-Luc Lagardère serve au moins à quelque chose d'utile... (Grâces soient rendues à Europe 1 qui nous a protégé de l'astrologie matinale et de la valise.... Il faudrait "juste" rappeler à Morandini et à Pierre Louis Basse que les humains sont UNE seule race. Et que les couleurs qu'ils croient voir soit l'effet de leur ignorance visuelle : personne n'est "noir" ni "jaune".)
Quant à Aznar (et à Fogiel) leurs casseroles racistes feront plus de bruit que celles des bourgeoises de Santiago.
11 novembre 1918 ? Ce sont les révolutionnaires qui ont interrompu la boucherie capitaliste.
LES HÉROS SONT LES DÉSERTEURS,
LES REBELLES, LES MUTINS, LES RÉVOLUTIONNAIRES
Ils ont refusé de tuer des Allemands innocents, soldats malgré eux !
par Yanick Toutain
10-12 novembre 2008
Quand l'assassin des Africains, le corrompu notoire Sarkozy vient insulter les révolutionnaires de 1917, vient insulter les révolutionnaires de France, quand celui qui répondra de la mort de trois millions de bébés africains (chaque année) vient oser dire que "beaucoup" des révoltés de 1917 n'étaient "pas des lâches", qu' "ils n'avaient plus la force de se battre", qu'ils n'avaient "pas tenu", il convient de rappeler qui a mis fin à la boucherie bourgeoise.
Ce ne sont pas les capitalistes qui interrompu ce massacre : il y a trop d'intérêts, il y avait trop de bénéfices à faire, il y avait trop de profits de guerre.
La commémoration du 11 novembre est la commémoration de la fin des gros profits d'exception.
Les maîtres de Sarkozy, les Bolloré, les Bouygues profitent de la guerre actuelle de la France contre l'Afrique, guerre contre le Tchad, guerre contre la Côte d'Ivoire, guerre contre le Cameroun, guerre contre le Sénégal, guerre contre le Congo, guerre contre le Zaïre, guerre contre le Burkina-Faso, guerre contre le Gabon, guerre contre la Centrafrique, guerre contre l'Algérie, contre le Maroc, contre l'Algérie.
Occupation militaire, mise en place de Pétain-Laval locaux, soutiens à des monarques imbéciles ou des généraux rusés : toutes les méthodes sont employées pour assurer les profits, pour assurer l'asservissement des peuples.
Les capitalistes ne cessent pas la guerre de gaieté de coeur !
Il fallut 2 révolutions en 1917 pour faire démarrer le mouvement pacifiste.
En effet, les réunions de Zimmerwald et de Kienthal, en Suisse n'eurent que peu de poids face à la trahison historique de la classe formoise et de ses organisations - membres de deux Internationales.
Qu'elle soit Internationale politique ou Internationale syndicale, la trahison fut leur caractéristique principale.
Les socialistes formois français se rallièrent à la bourgeoisie française, les socialistes formois allemands - à l'exception de Karl Liebknecht - votèrent la guerre avec sa bourgeoisie.
Cette classe exploiteuse des salariés privilégiés rejoint la bourgeoisie qui la protégeait : formoisie française mangeant les miettes de l'impérialisme français, formoisie allemande quémandant les miettes du futur impérialisme allemand.
Ce n'est donc ni la bourgeoisie, ni la formoisie qui mirent fin à la boucherie.
Le principal dirigeant syndical français Jouhaux freina les ardeurs de l'Etat Major contre Merrheim le leader de la minorité.
Mais cette crapule socialiste avait compris que le dirigeant minoritaire était en, train de glisser vers la trahison de son camp.
Cette trahison de Merrheim eut lieu en juillet 1918 quand il rejoint le camp de la majorité des chauvins cocardiers de la CGT.
Ce ralliement avait pour conséquence de redorer le blason des chauvins quand la révolution mondiale était en train de monter.
Il avait donc fallu que l'espoir vienne des couches et classes les plus exploitées de la société, il avait donc fallu que deux révolutions se produisent en Russie pour que les assassinats de masses organisés par les patrons prennent fin.
La révolution de Février 1917, si elle fut récupérée par les pro capitalistes du parti cadet (KD), puis par les socialistes menchéviques et les ex-terroristes sociaux révolutionnaires, fut initiée par des grévistes, par des travailleurs de base.
"Le 10 février 1917, jour de l'ouverture de la Douma, le groupe ouvrier du Comité militaire et ouvrier central propose d'organiser une manifestation vers le palais de Tauride, siège de la Douma, afin de réclamer la formation d'un gouvernement provisoire qui s'appuierait sur le peuple. Le comité bolchevik de Pétrograd lance ce mot d'ordre : " Grève de protestation de 24 heures et manifestations dans la rue." Le 23 février [dans le calendrier russe : en France et ailleurs : le 8 mars 1917 NdYT], pendant la journée internationale des femmes, ce sont les ouvrières du textile qui, les premières, se mettent en grève. Bientôt 90.000 ouvriers participent au mouvement. "
E. Dolléans Histoire du mouvement ouvrier p. 244-245
Maurice Paléologue, ambassadeur de France note dans son Journal, ce même jour,
Jeudi 8 mars 1917
"Toute la journée, il y a eu de l'effervescence à Pétrograd... Des cortèges populaires parcouraient les grandes avenues. Sur plusieurs points, la foule a crié : " Du pain et la paix !" Sur d'autres, elle a entonné la Marseillaise ouvrière. Quelques bagarres se sont produites à la Perspective Newsky.
Malgré le vent d'émeute qui souffle dans la capitale, l'empereur qui vient de passer deux mois à Tsarskoïé-Sélo, est parti ce soir pour le grand quartier général."
Maurice Paléologue, L'Écroulement du tsarisme Flammarion éd.
Le grand délégué des intérêts impérialistes de la bourgeoisie française enchaîne pour la date du 24 février / 9 mars
Vendredi 9 mars 1917
"L'agitation des milieux industriels a pris, ce matin, une forme violente. De nombreuses boulangeries ont été saccagées, particulièrement dans le quartier de Viborg et à Wassily-Ostrow. Sur plusieurs points de la capitale, les Cosaques ont chargé la foule et tué quelques ouvriers.
Pokrowsky me confie son inquiétude :
- Je n'attacherais, à ces désordres, qu'une importance secondaire si mon cher collègue de l'Intérieur avait encore une lueur de raison. Mais qu'attendre d'un homme qui, depuis des semaines, a perdu tout sens des réalités et qui, chaque soir, délibère avec l'ombre de Raspoutine ? Cette nuit encore, il a passé des heures à évoquer le fantôme du staretz !"
Édouard Dolléans poursuit :
"Le 24 février, il y a 200.000 grévistes, et le 25, 250.000. Les manifestants se heurtent aux forces de police. Le gouverneur de Pétrograd fait afficher un avis annonçant à la population que le gouvernement prend les mesures nécessaires pour écraser l'insurrection ; des mitrailleuses sont placées sur les toits. Mais, le 25 février [samedi 10 mars], les cosaques prennent la défense de la foule sur la place Znamenskaïa. Le 26, une partie du corps Pavloski refuse de tirer contre les insurgés. Le 27 [lundi 12 mars], les soldats du corps de Volynie s'emparent de dépôts d'armes et entraînent une partie des corps Préobrajenski, de Lithuanie, de Moscou ; ils s'emparent de l'arsenal. A quatre heures de l'après-midi, une grande partie de Pétrograd est aux mains des insurgés. Les bâtiments des commissariats de police, du tribunal du district, de la Sûreté, de la direction de la gendarmerie, sont incendiés.
Le 27 février, l'autocratie russe s'écroule. La peur est telle parmi les ministres que le vieux Protopopov, ministre de l'intérieur, rencontrant dans les couloirs du palais de Tauride un socialiste qu'il reconnaît, le tire par la manche en lui disant " C'est moi Protopopov, je vous prie de m'arrêter. ""
Paléologue qui nous donne le détail de cette journée du 12 mars s'est rendu avec son comparse anglais Buchanan - la voix du maître anglais -, auprès de Pokrowsky, ministre des Affaires étrangères russe.
" Je lui demande :
N'y a-t-il personne qui puisse ouvrir les yeux de l'empereur sur la situation ?Il esquisse un geste de découragement.
- L'empereur est aveugle !
Une profonde souffrance se peint sur le visage de cet honnête homme, de cet excellent citoyen, dont je ne vanterai jamais assez la droiture de coeur, le patriotisme et le désintéressement."
Paléologue peut commencer à se morfondre de la perte de ce larbin fidèle, de ce toutou servile aux ordres des gangsters français et anglais : le patriotisme de Pokrowsky se mesura au nombre de paysans et d'ouvriers russes que cet imbécile envoya à la mort sur le front pour les emprunts russes et la Bourse de Londres. Quittons ce petit Polybe - qui fut rapidement retiré de son poste pour cause de compromission trop avérée avec le tsarisme - pour poursuivre la lecture de Dolléans :
"Deux gouvernements se forment. C'est la " dualité " des pouvoirs: un gouvernement provisoire, présidé par le prince Lvov, et dont le ministre des Affaires étrangères est Milioukov, le leader du parti constitutionnel cadet ; et, parallèlement, le Soviet des députés ouvriers de Pétrograd, où se côtoient des socialistes révolutionnaires, des mencheviks et des bolcheviks ; les bolcheviks n'y sont encore qu'une minorité. Le lendemain, 28 février, la grève générale est déclarée et un Soviet se forme à Moscou. Le 2 mars, Nicolas II abdique en faveur du grand-duc Michel ; et, le 3, celui-ci disparaît. Le 6, la grève se termine à Pétrograd. Le 7, le Comité exécutif du Soviet de Petrograd crée une commission de contact avec le gouvernement provisoire ; il adresse un appel aux classes ouvrières des pays belligérants en faveur de la paix. Le 10 mars, un accord intervient entre le Soviet de Pétrograd et les associations patronales, accord qui institue la journée de huit heures et les comités d'usines.
En 1905, la révolte paysanne s'était exprimée par des troubles qu'aucune action commune n'avait liée au mouvement ouvrier. Depuis 1914, la guerre avait englouti tant d'hommes qu'il avait fallu mobiliser industriellement la paysannerie. Celle-ci, en 1917, va apporter à la Révolution l'appui de sa force décisive :" Cette jeune classe ouvrière inculte, sans traditions routinières ou conservatrices, mais aussi sans instruction technique ni éducation politique, offrait une fraîcheur intacte de tempérament révolutionnaire à tout parti capable d'interpréter ses aspirations à la fois nettes par les tendances profondes et confuses par les manifestations de surface 1. ""
E. Dolléans Histoire du mouvement ouvrier p. 244-245
1 BORIS SOUVARINE, Staline, Plon éd., Paris, 1935, p.143
Mais, si la révolution contraignit les réformistes et les partis bourgeois à accepter le Prikaz N°1, les pseudo révolutionnaires, les Besancenot de l'époque se grattaient la tête avec angoisse :
Dans les premiers jours, les socialistes - nous sommes obligés d'appeler ainsi brièvement les menchéviks et les socialistes révolutionnaires - ne savaient que faire de la guerre. Tchkheidzé soupirait : "Nous avons parlé tout le temps contre la guerre, comment puis- maintenant appeler à la continuation de la guerre ?" (...)
Léon Trotsky La révolution russe T I p. 320
Il ne fallut que quelques jours aux leaders de la formoisie pour devenir les fidèles larbins de l'ambassadeur Maurice Paléologue :
"Le 10 mars, le Comité exécutif décida d'envoyer un télégramme pour saluer Franz Mehring. Par cette petite manifestation, l'aile gauche essayait de calmer sa conscience socialiste qui n'était pas très exigeante. Sur la guerre même, le Soviet continuait à se taire. Les leaders craignaient de provoquer, sur cette question, un conflit avec le gouvernement provisoire et d'assombrir la lune de miel du " contact ". Ils ne redoutaient pas moins la discorde dans leur propre milieu. Il y avait parmi eux des partisans de la défense nationale et des zimmerwaldiens. Les uns et les autres surestimaient leurs dissensions.
De larges cercles intellectuels révolutionnaires avaient subi, pendant la guerre, une importante métamorphose bourgeoise. Le patriotisme avoué ou masqué, avait lié les intellectuels avec les classes dirigeantes en les détachant des masses. Le drapeau de Zimmerwald dont se couvrait l'aile gauche n'imposait pas de grandes obligations et, en même temps, permettait de ne pas dévoiler une solidarité patriotique avec la clique de Raspoutine
Mais, maintenant, le régime du Romanov était renversé. La Russie était devenue un pays démocratique. Sa liberté, irisée de toutes les nuances, se détachait brillamment sur le fond policier de l'Europe prise dans les tenailles d'une dictature militaire.
Allons-nous donc ne pas défendre notre révolution contre le Hohenzollern ? s'écriaient les anciens et nouveaux patriotes placés à la tête du Comité exécutif. Les zimmerwaldiens, du type de Soukhanov et de Stiéklov, alléguaient sans assurance que la guerre restait impérialiste : car enfin les libéraux affirment que la révolution doit assurer les annexions projetées au temps du tsar. "Comment donc puis-je faire appel maintenant à la continuation de la guerre?" s'écriait Tchkhéidzé alarmé. Mais comme les zimmerwaldiens eux-mêmes étaient les initiateurs de la transmission du pouvoir aux libéraux, leurs objections restaient en suspens. Après quelques semaines d'hésitations et de résistance, la première partie du plan de Milioukov fut, avec le concours de Tsérételli, réglée d'une façon satisfaisante : les mauvais démocrates qui se considéraient comme socialistes s'attelèrent au harnais de la guerre et, sous le fouet des libéraux, employaient toutes leurs faibles forces à assurer la Victoire... de l'Entente sur la Russie, de l'Amérique sur l'Europe.
La fonction principale des conciliateurs consistait à brancher l'énergie révolutionnaire des masses sur le courant du patriotisme. Ils essayaient, d'une part, de réveiller la combativité de l'armée - ce qui était difficile; ils essayèrent, d'autre part, d'inciter les gouvernements de l'Entente à renoncer aux pillages -et c'était ridicule. Dans les deux directions, ils marchaient des illusions aux déceptions et des erreurs aux humiliations."
Léon Trotsky La révolution russe T I p. 320
Cette lutte qui opposait d'un côté les soldats paysans et ouvriers du formariat (le "vrai prolétariat" des salariés non corrompus) et de l'autre la formoisie et ses représentants allait connaître un autre tournant : La promulgation du Prikaz N°1 fut l'instauration, au sein de l'armée tsariste, des principes de la révolution victorieuse.
Les partis formois - menchevik et social-révolutionnaire - allaient passer 8 mois à en supprimer les effets pour redonner à la bourgeoisie impérialiste, française et anglaise, son merveilleux outil : l'armée de robots prêts à mourir aux ordres :
Aux heures de sa peu durable grandeur, Rodzianko avait eu le temps d'édicter le retour immédiat des soldats dans les casernes, les replaçant sous les ordres des officiers. L'effervescence de la garnison causée par cette ordonnance contraignit le Soviet à consacrer une de ses premières séances à la question du sort ultérieur du soldat. Dans l'ardente atmosphère de cette heure-là, dans le chaos d'une séance semblable à un meeting, sous la dictée directe de soldats que les leaders absents n'avaient pu arrêter, naquit le fameux " Prikaz N° 1 " (Ordre N° 1), le seul document estimable de la Révolution de Février, la charte des libertés de l'armée révolutionnaire. Ses audacieux paragraphes donnant aux soldats une issue organisée sur une nouvelle voie, décidaient : créer dans tous les contingents de troupe des comités élus ; élire des représentants des soldats au Soviet ; dans toutes les manifestations politiques se subordonner au Soviet et à ses comités ; garder les armes sous le contrôle des comités de compagnie et de bataillon et " en aucun cas ne les remettre aux officiers " ; dans le service, la plus sévère discipline militaire ; en dehors du service, plénitude des droits civiques ; en dehors du service, le salut militaire et les titres hiérarchiques sont supprimés ; il est interdit aux officiers de traiter grossièrement les soldats, en particulier de les tutoyer, etc.
Telles étaient les déductions faites par les soldats de Pétrograd de leur participation à l'insurrection. Pouvaient-elles être différentes ? Personne n'osa résister. Au moment de l'élaboration du "Prikaz ", les leaders du Soviet étaient distraits par des soucis plus relevés : ils menaient des pourparlers avec les libéraux.
Cela leur donna la possibilité d'invoquer un alibi lorsqu'ils durent se justifier devant la bourgeoisie et le commandement.
Léon Trotsky La révolution russe T I p. 321 322
Cette lutte entre les représentants des salariés corrompus et les représentants du peuple dans le parti bolchevik eut comme enjeu principal la fin de cette guerre, l'arrêt de cette boucherie.
Il fallut attendre Octobre 17 et la victoire du Congrès national des Soviets, principal organisme démocratique, pour que la paix fut offerte aux peuples de l'Europe.
"Le gouvernement ouvrier et paysan issu de la révolution des 24 et 25 octobre, appuyé sur les Soviets... invite toutes les nations belligérantes et leurs gouvernements à ouvrir sans délai les négociations d'une juste paix démocratique, une paix immédiate sans annexions et sans contributions. "
E YAROSLAVSKI Histoire du Parti Communiste Bureau d'éditions 1931 p. 291 cité par E. Dolléans Histoire du mouvement ouvrier p. 257
"Le document se termine par un appel aux ouvriers de France, de Grande-Bretagne et d'Allemagne. (...) Lénine (...) escompte la révolution en Allemagne : "Si, le peuple allemand nous voit disposés à discuter toutes les offres de paix, la coupe débordera, ce sera la révolution allemande. Nous sommes disposés à le discuter toutes : cela ne veut pas dire que nous y souscrirons."
E. Dolléans Histoire du mouvement ouvrier p. 257
Il fallut les négociations de Brest Litovsk et l'invasion de l'Ouest de la Russie pour que les travailleurs allemands retrouvent leur dignité en déclenchant la révolution.
Pendant ce temps, les travailleurs français, déguisés en soldats de l'impérialisme avaient commencé à se mutiner et à se rebeller :
"On a recensé entre 30 et 40 000 mutins; dont les conseils de guerre jugèrent environ 10%. Ces derniers prononcèrent 3427 condamnations dont 554 peines de mort - mais 49 seulement furent réellement exécutées - 1381 peines graves et 1492 peines légères. (...) La répression fut incontestablement modérée"
Jean Jacques Becker "1917 L'année terrible" dans 14-18Mourir pour la patrie Seuil Histoire 1992
Si la racaille universitaire française voit de la "modération" dans 49 assassinats, il n'en reste pas moins que plusieurs dizaines de milliers de travailleurs français furent l'honneur du pays, furent l'honneur de l'humanité toute entière, face aux bouchers du capitalisme.
D'autant qu'il apparaîtra un jour que des dizaines de milliers de soldats rebelles auront été assassinés par des balles Messimy, des "envoyés de force" ouvrir des barbelés, envoyés sous la menace des armes des gangsters galonnés, des rebelles assassinés dans le dos par des gradés assassins...
A l'"arrière de la boucherie", pendant que les capitalistes comptaient leurs billets, accumulaient des fortunes gigantesques sur le sueur et le sang du peuple, les militants syndicaux les plus courageux tentaient de faire bouger la situation.
Le premier mai 1917 vit les travailleurs civils faire honneur à leurs idéaux, en particulier la Fédération des Métaux : "La paix doit être l'oeuvre des peuples".
Cet appel fait suite à la résolution de 1915 qui avait réuni les Fédérations des Métaux, du Tonneau, des Instituteurs, des Cuirs et Peaux, de la Céramique, de la Chapellerie et des Brossier-Tabletiers.
Ce sont ces syndicalistes qui devraient apparaître au tableau d'honneur des écoles primaires de France : pas les badernes honorées par Sarkozy l'assassin des Africains.
Le véritable courage n'est jamais d'obéir. Le courage est d'agir face à son éthique, quelles que soient les conséquences. Ceux qui obéissent, qui agissent en ayant l'obéissance pour mobile ne sont que des crétins.
Les prétendus héros de Sarkozy et de toutes les badernes galonnées ne sont que de misérables crétins qui préférèrent partir sur le front tuer leurs collègues ouvriers allemands plutôt que de se révolter.
La soumission que leur avait inculqué l'école laïque et obligatoire n'est qu'un piteuse excuse.
Le relevé des grèves est, en l'occurrence, celui de l'humanité renaissante dans ce contexte proto-fasciste qui est celui de l'armée arrogante :
Année 1915 : 98 grèves
Année 1916 : 315 grèves et 41 409 grévistes
Année 1917 : 696 grèves et 293 815 grévistes
(cf Roger Picard, Les grèves et la guerre dans Dolléans)
Là se trouvait l'amorce d'un nouveau monde. Il manqua, pour autant, à la France, un groupe énergique de révolutionnaires non formois : Les Guesde comme les Jaurès étaient trop imprégnés du préjugé hiérarchique, trop imprégnés du chauvinisme pour avoir construit un véritable mouvement défaitiste : un véritable révolutionnaire a, naturellement, compris que l'armée de la bourgeoisie est une armée d'occupation : L'armée française n'est pas seulement une armée d'occupation contre les Africains; elle est aussi - et principalement - une armée d'occupation contre le peuple français lui-même. Depuis plus d'un siècle, cette armée a toujours mis les intérêts des bourgeoisies étrangères AVANT les intérêts des ouvriers français. En 1940, il fallait que Hitler passe régler leur compte aux rebelles de 1936 : l'armée française, dans sa hiérarchie, a tout fait pour que les nazis envahissent la France. La visite de la ligne Maginot par le frère du roi d'Angleterre accompagné de son conseiller pro-nazi ne fut qu'une péripétie parmi d'autres : Celui-ci accourut aussitôt rapporter au Führer les conseils de ce British fasciste.
Contre ces gangsters du capital, la seule attitude consiste à les considérer comme troupes d'occupation dont la défaite facile l'accession à la liberté.
Personne, en France, ne préconisa une telle stratégie. Les 253 voix qui votent contre la direction confédérale (et contre Merrheim) le 18 juillet 1918 n'avaient rien compris à ce qu'avait été la stratégie du parti bolchevique. Ils votent contre Jouhaux, mais pas pour la défaite des badernes fascisantes de l'armée française.(cf. Dolléans p. 276) Même au moment des grèves de 1918 -en particulier dans la Loire -, les véritables défaitistes ne furent qu'un poignée, selon J. J. Becker.
Ce fut, à l'inverse, ce qui se produisit, à vitesse accélérée en Allemagne. La défaite et la démoralisation de l'armée de Ludendorf réjouit et enthousiasma tous ceux qui souhaitaient le fin du régime prussien, la République et l'avènement d'un monde libre :
(mise en gras des passages concernant les mouvements populaires : YT )
"L'occupation de l'Ukraine n'a donné que peu de céréales aux Empires centraux ; tandis que les 22 divisions, formées de réservistes, qui étaient restées sur le front de Russie, se trouvaient en contact avec les Soviets.
Après l'échec des armées allemandes en juillet, celles-ci sont démoralisées ; nouvel échec en août : la IIe armée allemande lâche pied, les soldats allemands n'en peuvent plus. Dans ses Mémoires Ludendorf reconnaît que "des unités entières déposent les armes devant un tank... Une division fraîche, montant courageusement en ligne, est accueillie par les troupes en retraite aux cris de : Briseurs de grève !... Ils n'en ont pas encore assez de la guerre !" Le 1er octobre, c'est le général Ludendorf lui-même qui déclare que la proposition de paix du gouvernement allemand doit être immédiatement transmise de Berne à Washington : l'armée ne peut plus attendre quarante-huit heures 1* Le même jour, Hindenbourg télégraphie : " Si le prince Max de Bade est chargé ce soir, vers 7-8 heures, de former le gouvernement, je consens à attendre jusqu'au matin. Dans le cas contraire, je crois nécessaire de faire cette nuit même une déclaration aux gouvernements étrangers. " Le prince Max de Bade est nommé chancelier, avec Scheidemann pour vice-chancelier ; mais ils sont déjà dépassés par les événements. A Vienne, à Budapest, à Berlin, un peu partout en Allemagne se forment des Soviets. L'orgueil des amiraux allemands précipite le cours de la révolution. Ils donnent à la flotte l'ordre de livrer aux alliés une grande bataille qui sauvera le prestige de la marine allemande. Cet ordre provoque la révolte des équipages : les marins, organisés par des Soviets clandestins se soulèvent : du 28 octobre au 4 novembre, pour les soutenir, les ouvriers de Kiel déclarent la grève générale. Le 8 novembre, la république est proclamée à Munich et, le 9, à Berlin. C'est au président Wilson que, dès le 14 septembre, l'Autriche, disloquée, épuisée, a fait appel ; sur l'insistante pression de l'État-Major allemand, de Ludendorf et de Hindenburg, le chancelant gouvernement Max de Bade-Scheidemann a entamé des pourparlers de paix. Les Empires centraux acceptent les 14 points proclamés par le président des États-Unis en janvier 1918. Et c'est aussi vers le président Wilson que se tournent les regards des masses ouvrières, comme vers le seul homme d'Etat en qui elles peuvent placer leur espoir une paix de la justice et du droit, la paix américaine."
1. PAUL FROELICH, La révolution allemande, chap. XII, 1926.
E. Dolléans Histoire du mouvement ouvrier p. 257
Autre auteur, autre version :
"On vient d'apprendre que l'empereur d'Autriche était sur le point de signer l'armistice.
L'Allemagne n'a plus d'alliés, plus de quartier-maître général. Les troupes allemandes reculent sur tous les fronts.
Est-ce la fin ? Pas encore : les généraux alliés ne sont pas d'accord sur les clauses du désarmement. Doit-il être total, comme l'exigent Pétain et Pershing ? Ou partiel, comme l'admettent Foch et Haig ? Occupera-t-on la rive gauche du Rhin en délimitant des têtes de pont et une zone démilitarisée sur la rive droite selon la thèse de Foch ? On en discute longuement et les conditions adressées aux Allemands sont le résultat de cette négociation préalable dont les clauses engagent déjà les négociations futures de la paix.
La réponse des Alliés parvient à Berlin le 6 novembre, trois jours après la signature de l'armistice par l'Autriche. L'Allemagne entre en révolution par la mutinerie des équipages de la flotte, à Kiel. Les plénipotentiaires allemands, des militaires obscurs, ont ordre de tout accepter, sauf le désarmement général et la capitulation de l'armée, sous la responsabilité politique et civile d'Erzberger, qui portera seul le poids de la défaite. Puisque la révolution est en passe de l'emporter, le jeu des négociateurs allemands est d'avertir les Alliés qu'ils ne peuvent réduire le bolchevisme sans leur aide. Les soldats américains accepteront-ils de monter la garde aux frontières de l'Ukraine ? Faut-il retirer si vite les soldats allemands de l'Est ? Utiliser cette peur est une autre manière de jouer la carte Wilson.
L'argument des Allemands est d'obtenir les moyens de réduire le bolchevisme dans leur propre pays : ils demandent des armes et des locomotives. Le 7 novembre, ils ont franchi le ligne à Haudroy, près de La Capelle. Le 9, un courrier venu de Compiègne est arrivé à Berlin, dans une ville en proie aux manifestations spartakistes et aux grèves révolutionnaires. Toutes les cités rhénanes arborent le drapeau rouge, comme Munich et Hanovre. Les sociaux-démocrates ont envoyé un ultimatum au Kaiser pour qu' il abdique.
Max de Bade, avant d'abandonner le pouvoir au socialiste Ebert, annonce, sans l'avoir consulté, le renoncement au trône de l'empereur. Guillaume II part le 9, pour son long exil en Hollande. Le dimanche 10 novembre, le gouvernement allemand approuve les clauses du maréchal Foch. Les plénipotentiaires ont obtenu un allongement des délais, une réduction des demandes de livraison de mitrailleuses et de camions, pour permettre de lutter contre les bolchevistes.
L'armistice est signé dans le wagon de Foch à Rethondes, le lundi 11 novembre à 5 h 10 du matin. Il doit entrer en vigueur le jour même, à 11 heures, sur toute la ligne du front. La guerre est finie.
Pierre Miquel Les poilus La France sacrifiée Pocket 2000
La baderne Miquel, le raciste Miquel, veut lutter contre "les bolchevistes". Il ne se rend même pas compte qu'il utilise le vocabulaire des journaux fascistes de sa jeunesse. Né en 1930, cet imbécile qui croit à l'existence des races, des mariages "interraciaux" aurait traité le peuple allemand de "maximalistes" s'il était né 20 ans plus tôt.
C'est ce genre de raciste qui vient nous parler des champs d'honneur et autres quincailleries fascistes : quand le peuple allemand, saignés par les futurs hiérarques du nazisme, se révolte, l'imbécile Miquel voit Berlin devenir la "proie" des spartakistes et des révolutionnaires.
La continuité des assassins de la bourgeoisie, de 1914 à 2008 elle n'est réellement avouée que par certains : les hypocrites craignent que soit dévoilée la vérité.
Par chance, ce mardi 10/11/08 18:36 sur Europe 1, une auditrice - Geneviève - révèle les mobiles des assassins actuels et leurs mobiles :
"Quand on sait ce qui se passe en Afghanistan, on ne réhabilite pas des traîtres"
ose-t-elle proclamer sur l'antenne !
90 ans plus tard, les amis des assassins, les amis des vieilles ganaches, des badernes antisémites, des bigots anti-dreyfusards, assassins de la jeunesse française, de la jeunesse européenne, de la jeunesse africaine, viennent encore vomir leur haine du progrès.
"Les traîtres"
bave de mépris cette "Geneviève" patriote.
90 ans plus tard elle vient insulter les hommes courageux.
Elle a, à cela, une bonne raison : pour protéger les trafiquants d'héroïne que sont les membres du gouvernement Karzaï, les mercenaires de l'impérialisme - appelés "armée française" touchent une solde qui assure certainement, à cette patriote, son train de vie : une pareille haine ne peut raisonnablement provenir que d'un intérêt direct.
Assassins de Verdun ou assassin de Côte d'Ivoire, assassins contre les allemands, assassins contre les mutins, assassins contre les civils d'Abidjan ou de N' Djaména.... ils sont tous les mêmes :!
Insultes contre les déserteurs, contre les rebelles, contre les mutins, contre les révolutionnaires, les Sarkozy et les Darcos préparent le néo-fascisme. Le bulletin officiel porte les traces de leurs projets de dictature : l'appel d'offre pour la délation du corps enseignant, pour faire du flicage télématique, appel d'offre publié par l'imbécile Darcos nous montre la face haineuse des larbins de l'oligarchie des milliardaires de la planète.
Ce gens-là savent parfaitement que les armes qui tuent en Afghanistan serviront tôt ou tard vers la jeunesse de France, pour tuer la jeunesse de France.
Il faut donc continuer à appeler "traîtres" ceux qui ont le courage de résister et de se rebeller contre le Talon de Fer.
"S'ils ne marchent pas, hé bien ils recevront des balles par-devant et par-derrière. Après quoi, nous en serons débarrassés."
AOÛT 1914 - NOVEMBRE 2008 LES ASSASSINS DE LA BOURGEOISIE COMMÉMORENT LEURS EXPLOITS
Par Yanick Toutain 09/11/08 17:37
1914 fut le meurtre de masse de la classe ouvrière française par le patronat français. Les assassins savaient parfaitement ce qu'ils faisaient : Après leurs crimes de la Commune de Paris, les Versaillais prenaient leur revanche de leurs terreurs. Ils voyaient monter le poids politique de la classe ouvrière. L'armée contre les grévistes, l'armée contre les manifestants, les morts de Fourmies, ne leur suffisait pas, il fallait la grande saignée. La bourgeoisie européenne, dans sa globalité, sentait son trône vaciller. Messimy, leur boucher en chef, le Morin de 1914, tonnait dès le 29 juillet 1914 :
"Laissez-moi la guillotine, et je garantis la victoire. Que ces gens-là [les militants syndicalistes] ne s'imaginent pas qu'ils seront simplement enfermés en prison. II faut qu'ils sachent que nous les enverrons aux premières lignes de feu : s'ils ne marchent pas, eh bien ! ils recevront des balles par devant et par derrière. Après quoi, nous en serons débarrassés." E. Dolléans Histoire du mouvement ouvrier p. 215
Jack London avait prévu leurs crimes, les crimes des patrons. L'écrivain génial avait anticipé la montée du fascisme de la bourgeoisie. Dès 1908 dans son Talon de Fer, il avait prévu les crimes, le complot, les guerres, les dictatures. L'oligarchie allait mettre dans ses hôpitaux psychiatriques l'évêque Morehouse XXX du roman et toutes les brebis galeuses des classes dominantes, tous leurs "traîtres à leurs classes".
Ce que Jack London avait prévu pour la ville de Chicago, l'assassinat de masse du peuple, le massacre des travailleurs les moins qualifiés, les Hervé Morin de 1914 allaient l'organiser sur les lieux de leurs boucheries que les Hervé Morin du 21° siècle appellent encore - complices - les "champs d'honneur".
Leurs champs d'honneur sont des lieux de massacres, sont les lieux de ce qu'ils appelaient "batailles" et qui n'ont rapport avec ce que l'Antiquité appelait bataille que le fait que des gens munis d'armes s'y tuaient réciproquement. Un Polubos, un Polybe, - historien gréco-romain et spécialiste de la poliorcétique - arrivant en 1915, aurait été effaré du ramassis de crétins, de badernes galonnées que la bourgeoisie française avait mis à la tête du massacre. Un Polybe de 2008 aurait été tout autant ahuri du massacre organisé dans l'Afghanistan.
Les abrutis de 1914, comme les abrutis de 2008 ne sont que des massacreurs de civils, des assassins de peuples désarmés. De l'Hôtel Ivoire où les gangsters en uniforme assassinaient des Abidjanais désarmés à victimes "collatérales" en Irak ou en Afghanistan, depuis les victimes des rues de N' Djaména aux centaines de milliers de Rwandais, la hiérarchie galonnée de l'armée française s'est illustrée comme une gigantesque machine à assassiner et à faire assassiner des foules désarmées. Les bourreaux de 1914 prirent la précaution d'habiller leurs futurs victimes d'un uniforme français.
Le but de la guerre 14-18 pour Messimy, le ministre de la Guerre de l'époque était principalement de faire massacrer ses ennemis, les syndicalistes des travailleurs, les syndicalistes des exploités. Un massacre de syndicalistes. Les médecins au service de la bourgeoisie de 1914 allaient jusqu'à commettre des faux. On leur présentait des soldats reformés pour raison médicales. Des soldats syndicalistes minoritaires et donc opposés à cette boucherie impérialiste :
MAUNOURY confirme le fait : “ Les syndicalistes réformés pour raison de santé étaient soumis à une visite faite par des médecins soigneusement choisis," (p. 217 note)
La menace d'être envoyé se faire assassiner au front touchait particulièrement les journalistes. Le bourrage de crâne nécessitait de conserver à l'arrière les larbins les plus peureux. Les hommes courageux furent envoyés face aux balles impérialistes.
HENRY MAUNOURY raconte aussi que la plupart des journalistes mobilisables étaient en sursis d'appel :" A la première incartade, à la première velléité d'indépendance, avertissement; la seconde fois, envoi au front, " C'est ainsi qu'on tenait la presse et qu'on espérait par elle tenir l'opinion. (p. 217 note)
Il n'est pas étonnant qu'Hervé Morin commémore cette boucherie. Lui, Kouchner et Sarkozy auront des comptes à rendre de la boucherie à N' Djaména du début de l'année : Les mercenaires de l'Est qui mitraillèrent dans les rues de la ville pour sauver la dictature de l'exécuteur Déby furent le bras armé de la France A Fric que ce trio dirigeait. Au mépris de la parole donnée, ils laissèrent décoller les hélicoptères assassins pour stopper l'offensive des patriotes. Les mêmes commémorent la guerre bourgeoise de 1914. 1914-2008, la même classe reste à empêcher de nuire, la révolution anticapitaliste est tout autant à l'ordre du jour.
Contre la boucherie, contre la bourgeoisie, le 1917 de Petrograd restera notre modèle !
* * * * * *
Citation complète E. Dolléans Histoire du mouvement ouvrier Chapitre L'internationale et la guerre L'élan rompu par la guerre p. 215-217 (scan et dactylographie : YT)
page 215 II
Le jeudi 30 juillet. La Bataille syndicaliste fait allusion à l'intention du gouvernement de prendre des mesures contre la classe ouvrière ; La Bataille syndicaliste rapporte les paroles qu'au Conseil du 29 juillet aurait prononcées le ministre de la Guerre, Messimy:
"Laissez-moi la guillotine, et je garantis la victoire. Que ces gens-là [les militants syndicalistes] ne s'imaginent pas qu'ils seront simplement enfermés en prison. II faut qu'ils sachent que nous les enverrons aux premières lignes de feu : s'ils ne marchent pas, eh bien ! ils recevront des balles par devant et par derrière. Après quoi, nous en serons débarrassés."
Dès le 27 juillet, les militants syndicalistes étaient prévenus des intentions du ministre de la Guerre, qui réclamait l'application du Carnet B, liste de suspects dressée par la Sûreté générale. Messimy voulait s'en servir afin de faire emprisonner les uns et d'envoyer les autres aux premières lignes. Le Carnet B comptait 3 à 4.000 suspects qui comprenaient les syndicalistes révolutionnaires, des anarchistes et quelques socialistes de gauche, parmi lesquels Pierre Laval. Le 28, les militants de la C. G. T. décident de ne plus rentrer chez eux le soir : “ On étudia assez minutieusement le départ pour l'Espagne de Jouhaux et des membres du Comité les plus connus pour leur activité antimilitariste 1” Lorsque, le 29 juillet, la question est posée au Conseil des Ministres, quelques ministres hésitent à appliquer le Carnet B2 “. La Bataille syndicaliste affirme que "M. Malvy était le seul ministre qui avait protesté contre les paroles de Messimy ". C'est le 1er août seulement, avant l'ordre de mobilisation, que, dans une information reproduite le lendemain par La Bataille syndicaliste.
--- 1. A. ROSMER, op. cit., p. 155 2. Le Bonnet Rouge, 1er août 1914.
* * * page 216
Le Bonnet Rouge annonce qu'il n'y aura pas d'arrestations : "Nous croyons pouvoir ajouter que cette mesure, dont tout le monde appréciera l'importance et la signification, a été prise sur l'initiative personnelle de M. Malvy, ministre de l'Intérieur 1." Sans doute M. Malvy obtint-il des assurances que rien ne serait tenté contre la mobilisation ; car, le 31 juillet, après s'être mis d'accord avec le président du Conseil et le président de la République, le ministre de l'Intérieur adresse aux préfets le télégramme suivant:
N'appliquez pas intégralement, même en cas de mobilisation, instructions strictes sur application du Carnet B. L'attitude actuelle des syndicalistes permet de faire confiance à ceux d'entre eux qui sont inscrits. Exercez seulement à leur égard une surveillance attentive, mais discrète 2.
Quels avaient été les intermédiaires ? Quels députés socialistes ? Renaudel ? Et, pour les anarchistes, Almereyda 3 ? En fait, M. Malvy avait compris l'exaspération que des arrestations en masse auraient provoquée dans les milieux ouvriers. La décision aurait été prise par lui après un entretien que le secrétaire confédéral aurait eu avec M. Poincaré 4. Le matin du vendredi 31, on sut que les mesures du Carnet B ne seraient pas appliquées. Et, le samedi 1er août, les chefs confédéraux se sentirent libres de rentrer le soir chez eux : " Le ciel avait une dernière éclaircie avant le sanglant orage et l'accord était fait entre le parti de la guerre et celui de la paix 5." Pourtant, malgré les instructions du ministre de l'Intérieur, les mesures prévues au Carnet B furent appliquées en certains lieux. notamment dans le Nord et dans l'Est, ainsi que la loi Millerand-Berry 6.
1. La Bataille syndicaliste, 30 juillet et 2 août 1914. 2. MALVY, dans Mon Crime, raconte ses négociations à propos de l'arrestation des personnes inscrites au Carnet. B et rapporte le mot de Clemenceau à Malvy le 22 juillet :"Pourquoi ? Cela leur est égal aux vrais ouvriers. ” 3. Le Bonnet Rouge, 30 octobre 1915. 4. Souvenir de Charles Dulot. 5. G. DUMOULIN, Les syndicalistes et la guerre, Les cahiers du travail, 1er mai 1921, pp. 14-16. 6. Le secrétaire de la Fédération des Mineurs, Bartuel, signale, le 17 août 1914, l'arrestations de militants syndicalistes dans le Pas-de-Calais, notamment celle de Broutchoux. Le préfet du Nord avait donné l'ordre d'arrêter les 41 militants d'extrême-gauche qui figuraient à son répertoire. La mobilisation terminée, on décide de relâcher, afin de les mobiliser, les 41 "rouges" ; mais l'officier qui signe l'ordre de les relaxer appose, par inadvertance, sa signature au bas d'une page, après le 40° nom. Le 41° est Broutchoux dont le nom figure au verso en haut de la page suivante, et Broutchoux reste incarcéré pendant deux ans, sans motif. Dans l'Union des Métaux, du 1er mai 1915, Merrheim signale, le 24 février 1915, l'incarcération de deux militants syndicalistes du Nord, arrêtés dès le 2 août 1914. Et les arrestations continuent en 1915, celle par exemple d'une institutrice des Vosges, Julia Bertrand, envoyée dans un camp de suspects (4 février 1915)
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Pour se débarrasser des syndicalistes révolutionnaires, on use d'un procédé plus perfide : la visite médicale de ces militants est confiée à des médecins qui les déclarent systématiquement "bons". Fin décembre 1914, Pierre Monatte est récupéré et envoyé à son dépôt, et le secrétaire de l'Union du Rhône. François Million, est expédié au Maroc 1.
L'opposition minoritaire persistant, on songea à utiliser contre elle un autre moyen. Georges Dumoulin était parti le premier jour de la mobilisation; se trouvant en permission, à Boulogne-sur-Mer, dans le courant de 1915. il rencontra un ancien membre du Comité confédéral, Loiseau, qui insista auprès de lui pour lui faire admettre l'idée de demander un sursis d'appel. Georges Dumoulin resta au front jusqu'au 12 janvier 1917 2.
III (...)
------------- 1. Pierre Monatte rappellera, au lendemain de la guerre, la question posée par un socialiste suisse à un député socialiste “ Mais vous pouvez pas nier qu'il y ait une minorité dans le syndicalisme, qu'il y ait encore des internationalistes, qu'il y ait une opposition contre la guerre. - Patience, lui répondait Renaudel, la mobilisation n'est pas finie. " "En effet, la mobilisation n'était pas finie ! Nous passions devant des commissions de récupération et tous ceux qui étaient considérés comme allaient à la guerre. " Dans la Police de Guerre (Nouvelle Revue Critique, 1937), HENRY MAUNOURY confirme le fait : “ Les syndicalistes réformés pour raison de santé étaient soumis à une visite faite par des médecins soigneusement choisis," 2. HENRY MAUNOURY raconte aussi que la plupart des journalistes mobilisables étaient en sursis d'appel :" A la première incartade, à la première velléité d'indépendance, avertissement; la seconde fois, envoi au front, " C'est ainsi qu'on tenait la presse et qu'on espérait par elle tenir l'opinion.
= ce texte sera reformaté plus tard : problème de caractères pour le transfert